Quand Manon, un peu plus tard, apprit à sa protectrice ce qui s’était passé, Mlle Flore commença par l’admonester. – Tu ne devais pas avoir l’air de t’imposer ainsi, mon enfant, surtout à une personne qui nous est totalement inconnue. – Oui, ma tante, j’y ai pensé après ; mais sur le moment, j’ai eu surtout pitié de ce pauvre petit, qui a l’air si triste. – Enfin, puisque cette dame a accepté, je ne puis maintenant revenir sur ce que tu as offert, du moment où il s’agit d’une personne parfaitement honorable, comme l’est Mme de Courbarols. Le lendemain donc, vers deux heures, Manon montait allègrement vers le château. Le ciel était orageux et couvert. Des nuées sombres semblaient peser sur la forêt, sur les massives constructions de Courbarols. Manon franchit la grille rouillée, traver

