Chapitre 1
Comme à mon habitude, je me suis réveillée assez tôt ce jour-là. Il me fallait me rendre aux locaux de mon entreprise afin de présider une réunion importante. Pour info, on est ici dans une cité de riches comme moi, à Biétry, en Côte d’Ivoire. Ah oui ! j’avais oublié de mentionner que je me suis installée ici, car c’est un pays que j’aime bien, tout comme ma mère qui vit un peu plus loin aux Deux Plateaux. Je fais les allers-retours entre la Côte d’Ivoire et le Bénin où j’ai une franchise de cosmétiques. Je voyage énormément. Tout d’abord parce que j’adore ça. Cela me permet de rencontrer du monde, améliorer mes activités et passer du bon temps. Je suis une personne très extravertie, mais avec un cercle très restreint pour ne pas dire que je n’ai aucun cercle d’amis. Je préfère ne pas m’attacher aux personnes parce que de toute façon, en le faisant, on finit soit seule et brisée, soit détruit à jamais. Merci, mais non merci, je tiens beaucoup trop à avoir une santé mentale saine.
Pour en revenir à ma belle personne, car oui, je commence à divaguer… je vis seule dans une villa splendide. Pour moi le luxe est très important. Entre les meubles hors de prix, ma magnifique voiture dernière génération, mon lit plus grand que ma personne, mes bijoux hors de prix et j’en passe ! tout chez moi respire l’opulence… C’est absolument tout ce que je mérite !
Je m’étire donc comme un petit chaton en bâillant d’une voix ensommeillée. Yeux toujours fermés, je demande à mon intelligence artificielle d’ouvrir la baie vitrée de ma chambre afin que je profite quelques minutes de ce magnifique levé de soleil avant de quitter mon lit. Je lui demande ensuite de mettre ma chanson préférée : Chandelier de Sia. Une pépite cette chanson ! tout comme l’artiste d’ailleurs. Je me mets à fredonner cette douceur pour l’ouïe en souriant puis je me décide à quitter mon douillet lit. La douceur entre mes jambes me remémore les souvenirs de la veille. Ahlala… quelle petite s****e, je suis !
La nuit dernière avait bien entendu été assez mouvementée avec le bel étalon que j’ai chopé dans un restaurant cinq étoiles. Je ne suis pas du genre à jouer au prude et encore moins à tourner autour du pot. Je lui ai carrément fait comprendre que je voulais en moi sa bite et qu’il avait quinze secondes tout au plus pour me répondre. Dans un premier temps il avait été choqué. Il n’avait visiblement pas l’habitude d’être ainsi accosté par une femme. Je crois que de toutes les réactions que ma franchise suscite, la sienne était la meilleure. C’était tellement drôle que j’ai rigolé malgré moi. Il est tout de même entré dans mon jeu sans aucune hésitation. Un sourire triomphateur aux lèvres, je lui ai immédiatement demandé de me suivre. Il avait l’air beaucoup plus jeune que moi. Dix ou quinze ans de différence ? Soit ! je m’en foutais bien, car il avait tout ce dont je raffole chez les hommes. Un bon cul bien rebondit, des muscles où il faut et de surcroit, c’était un « ébène ». Mon kiffe ! ce sont carrément les meilleurs. Nous nous sommes rendus à ma villa et je vous fais grâce de ce qui s’est passé ensuite. De toutes les manières, je sais que la suite fera mouiller plus d’une personne… mdr… Ah oui… si vous n’avez pas l’habitude de lire des histoires torrides, hardcore ou que vous n’êtes pas en âge de lire ce genre de chose, je vous prie de directement passer à autre chose car « l’histoire d’une nymphomane » est tout sauf une histoire de bonne sœur, hahaha.
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J’arrive donc à Sagie Perfums, sous mon masque de Boss. Mes locaux renferment trois étages. La réception, vaste de plusieurs mètres carrés est meublée d’objets antiques, mais glamour. J’adore le luxe et la première expression du client lorsqu’il entre dans mes locaux doit être « Waouh ». Entre les fauteuils sophistiqués, et l’énorme lustre accroché à la balustrade, on se sentirait dans un hôtel cinq étoiles. Il en va de soi ! Au premier étage se trouvent les bureaux de certains membres de l’administration. Les uns aussi vastes et accueillants que les autres. Mon bureau à moi se trouve au deuxième étage ainsi qu’une salle d’attente des clients VIP que je reçois. J’ai également un salon privé et une petite bibliothèque aménagée par mes soins, car j’adore lire. Bien sûr, lorsque je ne joue pas à la chimiste ou à la nympho, mdr ! Le laboratoire de test des essences de parfums que j’importe se trouve tout au fond du couloir de mon étage et le grand laboratoire de préparation se trouve au dernier étage. C’est une très vaste salle équipée au peigne fin pour la circonstance. Je ne tolère aucune négligence et encore moins la médiocrité, raison pour laquelle je m’attèle à mettre à disposition de mes employés le maximum nécessaire pour qu’il soit productifs. Le premier qui fait n’importe quoi fou immédiatement le camp, car au de-là de tout, j’ai une image publique à préserver, mais plus encore, la santé de mes clients. Vendre des parfums est tout aussi délicat qu’avoir un restaurant. Il faut être très prudent.
Ainsi après avoir salué rapidement l’un des employés que je venais de croiser en prenant l’ascenseur, je me rends illico dans mon splendide bureau. Il y a une pile de dossiers posés sur la table, attendant lecture, signature et j’en passe. Je ne sais pas pour vous, mais moi, j'adore travailler. Cela ne m’ennuie pas et je peux même dire que mon travail passe avant toute autre chose. C’est mon univers et le fait que je me sois donnée corps et âme pour y arriver, me procure tellement de satisfaction qu’à chaque fois que je mets les pieds dans ces bureaux, je me sens revivre. Je ne vous cache pas non plus que je viens d’une famille extrêmement fortunée et que j’ai joui de quelques avantages. Autant ma mère que mon père sont pleins aux as et je pense que c’est ce pourquoi chacun s’en fout pas mal de l’autre. Enfin… je crois ! Toutefois, je répète qu’il m’a fallu vraiment travailler d’arrache pieds pour attendre l’excellence que j’ai aujourd’hui. Et pour ce qui diront que je n'ai pas à clamer mon dur labeur, car de toute façon l'oseille de mes parents a fait le plus gros boulot, je vous demande d'aller vous faire foutre !