Le prêtre dépassa les vignes qui dégringolaient, en maigres lopins abrupts, sur le versant chaud. Elles donnaient une forte piquette, mais il fallait bien quelque chose de fort pour couper l’eau qui descendait, presque glacée, de la montagne. Léon Fervel aimait ces hommes rudes entre deux mondes, agrippés sur les rebords des monts. Et même si, parfois, ils dépassaient les bornes avec quelques plaisanteries sur les femmes ou des gestes sauvages, il acceptait de partager avec eux la goutte, un alcool qu’ils fabriquaient avec le moût de ce raisin et, pour les plus pauvres, avec des merises et des alises. Le goût v*****t le réchauffait, mais il n’acceptait qu’un seul verre, à peine rempli. Les jours d’alambic, en novembre, les paysans, dissimulés par les fumées odorantes et les brumes de l’aut

