Violine n'osait pas bouger. Le regard de Joseph Berger et la main de Mathilde étaient comme les deux mâchoires d'un étau où elle s'était laissé prendre. Il n'y avait plus rien, dans son sourire gêné, de sa crânerie ou de son arrogance habituelle. Dans la nuit de la cave, elle n'avait vu qu'un homme à la silhouette imposante, une ombre derrière la lumière froide de la lampe électrique. L'homme qu'elle découvrait maintenant portait sur son visage une lumière plus glaciale. Pourtant, il ne l'effrayait pas. Le monde se réduisait au regard froid et lourd, terriblement pénétrant, de Joseph Berger et à la main squelettique, aux doigts rhumatisants, de Mathilde. Joseph Berger finit par s'approcher du lit, passa dans le dos de Violine qui ne se retourna pas. Elle sentit le poids de l'homme qui s

