Pourtant, elle ne criait pas. Si elle pleurait, c'était plus de désespoir de ne pas pouvoir se shooter, que de douleur. C'était sa première grave crise de manque et elle la vivait comme quelque chose de nouveau, comme une initiation, comme une étape de plus. Elle accueillait avec une curiosité morbide tous ces coups de poing, ces coups de couteau, que son corps se donnait. Joseph Berger s'approcha d'elle avec le bol de café froid. Elle ne chercha même pas à voir ce qu'il tenait à la main. Le breuvage que Joseph Berger la força à boire ne ressemblait en rien au café promis. Les paillettes de café qui nageaient dans l'eau se collèrent à son palais et provoquèrent un début de toux. Elle avala de travers et suffoqua. La respiration bloquée, elle ne pouvait ni avaler ni recracher. Elle tourna

