« Jean »
-La roche, est censée être moins solide que ces choses froides et grises, qui le dit et pourquoi ils le pensent ?
Le grand sage lui dit :
-Assez ! Comment oses-tu remettre en question la science de tes ancêtres. Avant le règne de la reine, nous avions eu un apogée, nous n'étions pas obligés de négocier avec ses monstres, nos arts, étaient parfaits, nous avions trouvés comment domptés les bêtes les plus meurtrières et terrifiantes de notre monde.
-Les dragons !
-Exact petit avorton, les dragons, étaient nos inférieurs jusqu'au jour où les montres, qui combattent sans respecter aucune règle, eux qui ne sont jamais épuisés,eux qui combattent de jour comme de nuit, pendant la saison des glaces jusqu'à la saison du soleil brulant et omniprésent.
-Décimait notre armée. Et nos dragons.
-Notre reine, a vu et entendu de ces choses dans leur royaume, devenue captive à sa 8e année de vie, elle a dû se battre, pour survivre et quand ils ont découvert que c'était la réincarnation de la sainte prêtresse.
-Il nous ont volé dix mille hommes valeureux parmi lesquels mon oncle.
-Dans la guerre la plus sanglante qui eut existée, ils nous ont humilié, pendu par millier, bruler puis dévorer, crucifier, jusqu'au jour où un homme du nom de « Germain » défunt mari de la reine, organise une expédition pour leur royaume. Il nous raména la reine et pour que nous gardions notre reine, elle a dû être marier au pire d'entre eux, et chaque année les filles des plus grandes familles arrivées à leur 16e année de vie devront être marié aux fils du roi des monstres. Ta sœur et ses amies seront déshonorées par ce roi des monstres ou leur fils.
-Grand maître que dites-vous là, ma sœur est une fille de marchand pas fille de chevalier ou de grand mage.
-Les arts magiques et chevaleresques se perdent mon garçon, pour compléter le ratios quelques filles de marchands même dont le patrimoine est peu attrayant, feront l'affaire.
-Je refuse de perpétuer une telle horreur.
-Arrête donc de jouer les têtues, tu es lâche préfère te cacher dans les jupes de ta mère, plus tôt que d'accompagner ton père sur les routes, tu n'es qu'un gamin qui se ferait dessus à la vue d'un monstre. Essaie de sauver ta sœur et le malheur tombera sur toi et ta famille, et pire encore sur tout le royaume.
-Ma sœur le sait -elle ? Connait-elle son destin ?
-Oui, et elle ne s'en plaint pas.
-Elle n'a pas le choix, si elle pouvait elle hurlerait à un tel point qu'elle en perdrait sa voix.
-C'est pour ses paires, elle doit le faire et elle le sait c'est le plus important.
-Et le peuple sait-il comment il reste en vie ?
-Un peuple sans éducation ne le comprendrait pas.
-C'est donc ça être grand sage, vous manipulez le peuple pour continuer de vivre entouré de livres et insulter tout apprenti qui se présente à vous.
-Va petit, ta colère te retire le peu de sagesse que tu avais en toi, mais si ce que je viens de te dire se voit sortir de ces murs. Je te livrerais de mes mains à leur roi.
Le bruit d'une porte que l'on ferme, et les pas d'un enfant fou de rage se font entendre, c'était le début de la fin, de notre royaume, le point de rupture entre notre innocence d'enfant, et la dure loi du monde dans lequel nous allions nous plonger.