Il nous attend, planté en travers du chemin devant la maison. Je ne me suis pas trompée sur la colère que j’allais trouver dans ses yeux, ils semblent lancer des éclairs d’une rage thaumaturgique. Il porte un polo bleu marine tendu sur son torse bombé, il a les mains dans les poches d’un pantalon en toile beige et des boots. J’ai un tressaillement au creux de mon ventre tandis que nous nous arrêtons face à lui. - Comment comptes-tu t’y prendre ? Demande Frank un rictus aux lèvres. - Je fonce dans le tas, réponds-je en lui rendant un sourire amusé, et je croise les doigts pour que ça passe. C’est le moment de jouer finement, je n’ai pas le droit à l’erreur. Je placarde mon plus beau sourire sur mon visage encadré de mes longues mèches fluides. Je sors du SUV puis claque la porte imitant

