DOUBLE VIE
ÉPISODE 6
Je ne savais pas qui m'appelait, et c'était la première fois que je recevais un appel avec un numéro étranger. J'hésite à décrocher et André l'a remarquée.
LUI : mais tu ne décroche pas ? Ou alors tu ne veux pas que j'écoute ta conversation.
MOI : loin de là, c'est juste que c'est la première fois que je reçois un appel avec un numéro étranger.
LUI : et comment sauras tu qui t'appelle si tu ne décroche pas
Heureusement que la personne à sûrement raccroché puisque le téléphone à arrêter de sonner. Nous avons continué notre conversation et la sonnerie à repris.
J'ai décroché.
MOI : allô, oui bonsoir je vous écoute. Ah mon ami…
C'était le SG du réseau, il me disait qu'il est rentré au Gabon, mais qu'il sera en voyage d'affaires au Cameroun le 22 novembre prochain. André me regardait avec curiosité. Mais je ne laissait rien paraître. Puis je suis rentrée à la maison.
Avec l'aide de papa, il avait acheté son terrain et tous les jours on travaillait sur l'ordinateur. Puis il est rentré à Douala la veille de mon voyage.
Ma sœur m'avait offert plusieurs belles tenues qu'elle avait confectionné et deux paires de draps. Maman avait fait plusieurs provisions et promis de toujours m'envoyer le ravitaillement.
Le jour du voyage tout le monde était en pleurs, papa est allé m'accompagner à l'agence je sentais comment c'était dur pour lui. Mais il fallait que je parte.
Quand le bus a démarré, je l'ai vu s'essuyer une larme. Moi même j'ai commencé à pleurer.
Durant tout le voyage, j'avais la gorge nouée et je ressentais une forte douleur au cœur. C'est en buvant de l'eau que j'ai eu un semblant d'apaisement.
Arrivée à Yaoundé j'ai pris un taxi pour le chez moi parce que j'avais beaucoup de bagages.
Arrivée dans ma chambre, je me suis assise sur le lit et j'ai appelé mes parents pour leur dire que je suis bien arrivée. J'ai appelé chacune de mes copines, enfin j'ai appelé André qui n'a pas répondu.
Je suis allée à la boutique m'acheter un petit truc à manger avant de commencer le rangement.
Vers 17 heures, Kristen est arrivée. On a sauté de joie l'une sur l'autre. Puis on s'est mises au travail. Elle m'a aidé à bien classer les choses.
KRISTEN : ça me rappelle quand j'ai eu ma première chambre, je voulais tellement que tout soit parfait.
MOI : un peu comme moi alors. Kris je ne connais pas grand chose sur à part la petite présentation de kribi.
KRISTEN : ah j'ai pas grand chose à dire, je BELA Kristen j'ai 24, je suis étudiante à l'Université de Yaoundé SOA, je suis en troisième année de droit public. J'ai perdu mes parents dans un accident de circulation, j'ai un grand frère qui est ma seule famille. J'ai un studio moderne au quartier Eleveur que tu auras le temps de visiter. Je pense que c'est tout pour l'instant la suite tu la connais.
MOI : Désolée pour tes parents. Et que comptes tu faire après tes études ?
KRISTEN : trouver un boulot dans un cabinet d'avocats, mais moi je souhaite aller en Europe faire ma vie, je n'ai pas d'avenir ici. Mais en attendant, j'épargne mon argent. C'est vrai que mon deuxième boulot c'est plaisir et argent mais depuis un certain temps je mets l'argent devant. Par exemple, à part ma paie de kribi, le monsieur avec qui j'avais passé la nuit m'avait donné cent mille francs. Donc désormais mon corps n'est plus un objectif de plaisir mais mon fond de commerce.
Sa mine avait changé quand elle le disait, mais elle l'a très vite masqué par un sourire.
MOI : je te souhaite le meilleur et si dans mes relations j'ai un réseau de voyage pour toi je te ferai signe.
KRISTEN : merci ma petite sœur.
MOI : tu passes la nuit avec moi j'espère, je vais nous réchauffer le poisson que maman a préparé pour que je mange à l'arrivée.
KRISTEN : d'accord.
C'est comme ça qu'après avoir mis l'ordre dans la chambre, nous avons mangé et passé la nuit à causer. Le matin nous sommes allées chez Adèle qui est aussi proche de moi. Et nous avons rendu visite à tout le monde. Le soir, chacune a pris la route de sa maison.
Deux jours après les cours avaient commencé et ce n'était pas facile. On avait cours 4 fois par semaine et il fallait se lever très tôt pour avoir une bonne place à l'amphithéâtre. Quand je n'avais pas cours je passais le temps avec ma b***e. Je ne collaborais pas trop avec mon voisinage, on se limitait au bonjour c'était tout.
Après un mois de cours, j'avais déjà la routine je savais comment jongler quand je ratais un cours. André m'appelait quelques rares fois, il était trop pris par ses projets donc il fallait que je me concentre sur les miens.
Un jour madame Aline nous a rassemblé dans son bureau au quartier biyem-assi, pour nous annoncer qu'on aura un mois de novembre chargé. Il y aurait deux événements à Yaoundé, et un autre à Limbé. Il fallait qu'on commence à se préparer. J'ai eu la chance que les dates ne coïncident pas avec celles des contrôles continus de la fac.
Lorsqu'on finissait la réunion avec Madame Aline, on faisait une autre du groupe chez Léonie, pour organiser nos tactiques d'attaque pour nous faire reconnaître en temps que call-girls. Et c'est après que chacune rentrait chez elle vaquer à ses occupations.
C'est donc de retour chez moi que j'ai reçu le coup de fil de Sinclair.
MOI : Oui allô je vous écoute
SINCLAIR : comment va ma reine ?
J'avais crié au téléphone on dirait l'annonce des résultats d'un examen.
MOI : mon chéri, c'est toi? Enfin tu m'appelles, ta voix m'a tellement manqué.
SINCLAIR : et moi alors je vais te dire quoi? Si je pouvais sauter dans le premier avion pour venir vous voir ? Comment tu vas, et les cours ça se passe comment?
MOI : je vais bien grâce à Dieu, à l'école aussi. C'était difficile au début mais j'ai pris l'élan et tout va bien. On va bientôt commencer les contrôles continus.
SINCLAIR : super je savais que je pouvais compter sur toi.
MOI : et toi alors tu reviens quand ? J'ai tellement envie de te revoir.
SINCLAIR : t'inquiètes ma reine, on va passer les fêtes de fin d'année ensemble si Dieu le permet.
MOI : d'accord j'ai hâte que tu sois là.
SINCLAIR : ok je voulais juste avoir de tes nouvelles et entendre ta voix. Prends soin de toi et pas de bêtises.
MOI : promis, prends soin de toi bisous.
Ouff enfin j'ai pû causer mon chéri d'amour. Ma nuit sera bonne et paisible.
J'ai révisé toute la soirée et me suis endormie tard dans la nuit.
Le premier événement avait lieu au Mont Fébé hôtel, et devait se tenir sur deux jours, mais nous n'étions pas logées.
Comme le quartier de Stéphanie était le plus proche de l'hôtel et sa maison, la plus grande, nous avons toutes décidé de loger là-bas pendant 2 jours. C'était une belle ambiance comme toujours. Les commentaires, les blagues et les conseils toute la nuit.
Le matin, madame Aline a envoyé une voiture pour prendre et aller travailler.
Comme toujours le professionnalisme était au rendez vous. Il y avait plein de monde, mais on travaillait seulement à la salle de conférence. Il y avait des hommes et des femmes de plusieurs nationalités. Toute la matinée était intense, pas de repos. C'est pendant leur déjeuner que nous avons profité pour aller se reposer un peu. Et allant se reposer j'ai été interpellée par une dame qui voulait le contact de notre patronne pour un évènement qu'elle devait organiser à Douala en décembre. Elle appréciait notre habillement et notre façon de travailler. Je l'ai amené auprès de Madame Aline et je suis retournée trouver mes amies et sœurs.
Une heure après la pause, c'était à nouveau le marathon jusqu'à 21 heures.
Le chauffeur nous a raccompagné tellement fatiguées, c'était juste douche et directement au lit.
Le lendemain, c'était le dernier jour. Nouvelle tenue, nouveau maquillage pour un nouveau jour. Tout s'est bien passé à la pause, un monsieur est venu vers moi pour me remettre une carte de visite disant que c'est de la part de son patron. J'ai vite gardé de peur de me faire gronder par notre boss qui n'était pas très loin.
MOI : c'est comment les filles ? J'ai déjà mal au pieds, j'espère que ça finira tôt aujourd'hui.
ADELE : pas toi, moi je dois rentrer m'apprêter j'ai un ancien partenaire là qui arrive ce soir au pays donc je dois le retrouver quelque part à bastos.
CÉLINE : moi de même mon faroteur est arrivé hier et depuis on ne s'est pas vu.
Après nous avoir maquillé le matin Léonie avait voyagé pour Ebolowa, résoudre un problème familial.
STÉPHANIE : ayaaaa la soirée est dangereusement serrée, ça va chauffer ce soir. Et vous mes demoiselles ? S'adressant à Kristen et moi.
MOI : je viens de recevoir une carte de visite . Il veut me voir ce soir. J'ai sorti la carte de visite et toutes ensemble on a lu. C'était un blanc qui logeais au Mont Fébé hôtel, il était directeur technique d'une société belge qui souhaite exploiter le fer ici au Cameroun. Et derrière la carte il y avait le numéro de chambre.
ADELE : tu as déjà eu des rapports avec un blanc?
MOI : jamais
ADELE : c'est vrai que certains sont très pervers et nous prennent pour des sextoys (objets sexuels). Mais tu peux aussi avoir la grâce de tomber sur un respectueux et généreux. Je souhaite que ce soit le cas pour toi.
KRISTEN : mais si tu as peur ne pars pas. Moi même j'ai rendez-vous avec un blanc celui qui parlait du projet de construction des autoroutes au Cameroun. Il est aussi logé ici. Donc nous serons ensemble.
STÉPHANIE : devinez qui m'invite dans son appartement à odza?
LES FILLES en cœur : monsieur le ministre.
Elles avaient crié en oubliant qu'on était pas chez nous. Heureusement qu'on avait notre petit coin privé.
STÉPHANIE : j'espère que cette fois il va m'acheter le terrain que je demande depuis.
ADELE : donnes lui une bonne dose, tu tournes les choses comme il faut, il va t'acheter tout un village.
Rires.
La pause était finie et il fallait attaquer le le deuxième tour qui est fini au environ de 17 heures et s'est clôturé par un grand dîner.
Nous sommes toutes rentrées et chacune à pris son taxi tout en se souhaitant bonne chance.
Je suis arrivée chez moi, j'avais très fin j'ai acheté un pain chocolat chez le boutiquier. C'est après avoir mangé que j'ai pris une bonne douche. J'ai choisi une belle robe sexy mais je descends une jolie chaussure sans oublier des sous-vêtements sexy. J'ai pris ma brosse à dents et des sous-vêtements de rechange que j'ai mis dans mon sac. J'ai pris le taxi pour le Mont Fébé hôtel.
À l'accueil j'ai donné le numéro de la chambre, ils ont passé un coup de fil avant de me donner la permission d'y aller. Je ne connaissais pas la personne que j'allais rencontrer. Curieusement je n'avais pas peur. C'est juste le nom sur la carte de visite qui nous poussé à devenez que c'était un blanc.
De manière naturelle, une fois devant la porte, j'ai cogné et il est venu ouvrir. Pas mal !! Me suis-je dit en douce.
LUI : bonsoir mademoiselle.
me lança-t-il en lui faisant deux bises aux joues. s'il-vous-plaît entrez. ajouta t-il.
MOI : merci.
Ce n'était pas une chambre simple mais une suite grande et belle. Il m'indique le fauteuil pour s'asseoir.
LUI : moi c'est Christophe
MOI : je suis Falone
LUI : enchantée Falone, tu es très belle tu sais ?
MOI : merci.
LUI : s'il-te-plaît, tu peux te servir à boire pendant que je finis ce rapport.
MOI : merci, c'est gentil.
Je me suis servi un jus de fruits, je l'ai bu pendant qu'il travaillait sur son ordinateur.
Une quinzaine de minutes après, il avait fini son travail, rangé sa machine et venir s'asseoir près de moi.
CHRISTOPHE : je m'excuse de la manière dont j'ai procédé pour t'inviter ici. Je ne savais pas trop comment t'aborder, en plus tu étais en plein service et je voulais pas te créer tes problèmes dans ton job.
MOI : c'est vrai que j'ai été un peu surprise, et je ne savais vraiment pas à quoi m'attendre. J'en ai discuté avec mes collègues, c'est elles qui m'ont motivé.
CHRISTOPHE : ah super, merci à elles. Dis moi t'as quel âge ? Moi j'ai 32 ans.
MOI : j'ai 19 ans mais le 6 mars prochain j'ai 20 ans.
CHRISTOPHE : très jeune encore, j'espère que je ne risque pas la prison ici au Cameroun en étant avec toi. Rires
MOI : pas du tout, je vis seule ici à Yaoundé, ma famille est à kribi.
CHRISTOPHE : tu es vraiment très belle et depuis hier que je t'ai vu j'ai flashé, on m'avait dit que les Africaines du Cameroun sont très belles. Ah beh là je le confirme.
Il parlait en me caressant la cuisse je me suis plus approchée de lui pour lui faciliter les choses. Je le regardais droit dans les yeux pour le déstabiliser et avoir le contrôle sur lui. Puis je me suis excusée en me levant prétextant vouloir me mettre à l'aise.
MOI : je peux utiliser ta salle de bain ?
CHRISTOPHE : Ah bien-sûr fais toi plaisir.
J'ai fait un tour aux toilettes sans rien y faire, juste me mirer et tirer la chasse d'eau. Je suis ressortie. Placée devant lui, le tourné, je lui ai demandé de m'aider à baisser la fermeture de ma robe, je ne parvenais pas à le faire toute seule. Il l'a fait avec plaisir. J'ai laissé tomber ma robe au sol dévoilant mon corps, puis je me suis retournée face à lui. Ses yeux pétillaient d'envie, ses lèvres toutes tremblantes cherchaient des mots sûrement pour qualifier ce qu'il voyait.
CHRISTOPHE : tu as un corps magnifique, tu es superbe.
MOI: tu aimes ce que tu vois ?
CHRISTOPHE : j'adore.
MOI : Alors prouve moi que tu adores ce beau corps et que tu vas en prendre soin.
Je me suis assise sur ses jambes en le regardant en face et directement il a pris possession de mes lèvres. On s'embrassait en même temps que je remuais mes fesses étant toujours assise sur lui. Quand j'ai senti l'excitation monter, je suis descendu et je l'ai aidé à se déshabiller. Puis il s'est assis à nouveau. Je me suis agenouillée et j'ai pris son appareil génital en charge. J'ai léché, sucé, pompé comme je pouvais, le gars était hors de lui, il gémissait en criant mon nom. Je jouais avec ses billes en les mettant toutes les deux en même temps dans ma bouche, puis c'est son pieu que j'enfonçais jusqu'au fond de ma gorge, puis je recommençais les mouvements de vas et viens. Le mec était rouge de plaisir.
CHRISTOPHE : tu es très bonne, enfin je me fais plaisir comme je l'ai toujours souhaité. Oh oui oui promets-moi d'être là durant tout mon séjour. Oui oui ouiiiii Falone tu auras tout ce que tu veux.
J'ai arrêté pour qu'il ne jouisse pas et je lui ai demandé un préservatif. Il m'a dit qu'il y en a à la douche. J'en ai pris deux...