DOUBLE VIE
ÉPISODE 2
Après notre douche en amoureux et sexy, nous avons repris nos boissons tellement on avait soif. Il y avait une bouteille d'eau à côté, mais personne de nous deux ne semblait la voir.
MOI : j'entends souvent les gens dire que le premier rapport est très douloureux, j'ai pas ressenti une douleur qui peut tuer tout à l'heure. Tout au contraire c'est juste une pluie qui annonce le beau temps (rires).
LUI : j'espère que tu n'en deviendra pas accro bientôt. Parce que à t'entendre décrire ce moment, c'est du pur et seulement du pur bonheur. C'est vrai, mais n'en abuse pas.
MOI: je ne suis pas encore à ce niveau.
LUI : non je te préviens juste. Désormais tu as un téléphone et une puce. Je ne serai plus obligé de venir chez toi. Quand il y a des gens, tu envoies des SMS, mais si tu es seule tu peux me faire un bip et je te rappelle. Je suis disponible à tout moment. C'est vrai que dans deux semaines je remonte à Yaoundé j'ai postulé en une offre d'emploi pour l'ONU. Si je réussis le dernier test je vais travailler pour le compte de l'ONU dans le monde entier.
MOI : c'est génial, et vais prier tous les jours pour que tu sois retenu. Stp en partant à Yaoundé, cherche moi une filière qui va m'aider dans ma future carrière de grande femme d'affaires.
LUI : je le ferai avec joie. Devine si nous sommes tous les deux à Yaoundé loin des parents et de la famille.
MOI : pardon oh je n'ai pas envie de tomber enceinte avant d'être riche (rires). Mieux je pars même à ngaoundéré ou buea, peu importe mais pas à Yaoundé.
C'est en m'asseyant sur ses pieds que j'ai commencé à jouer avec son visage en touchant à chaque partie de son visage.
Mais c'était une mauvaise idée car très vite, j'ai ressenti une bosse sous mes fesses. Tout doucement j'ai commencé à remuer mon postérieur et bimm il était déjà au fond de moi. C'est parti pour un nouveau round.
Je tourne tout lentement mes reins pour mieux et bien le sentir dans moi. C'était top. Puis à l'aide de ses deux mains il a attrapé mes fesses pour m'aider à accélérer les mouvements de va-et-vient, mes seins balançaient et j'avais les yeux fermés tellement c'était intense. Nous l'avons fait pendant une bonne dizaine de minutes en non-stop. Ensuite on s'est levé, il m'a demandé de monter sur la chaise en position à cheval. Mes genoux étaient posés sur le siège et de mes mains j'arrêtais le dossier. D'une main il m'a donc attrapé la hanche et de l'autre, il s'attèle à enfoncer son pieu dans mon vagin puis lance des violents coups de reins. Je ne trouve aucun mot pour pouvoir vous expliquer ce que je ressentais.
LUI : tu es trop bonne ma reine.Tu es appétissante,
Il continuait à me chevaucher avec rage et excitation, j'aimais ça, je le voulais, je ne voulais pas qu'il arrête, j'étais prête à aller jusqu'à l'infini avec lui. À cet instant rien n'existait plus, le monde s'était arrêté.
Je ne tenais plus sur mes genoux mais je ne voulais pas abandonner.
LUI : descends un instant je veux te goûter d'une autre manière.
Je suis descendu de la chaise et il m'a porté vu qu'il était physiquement plus robuste que moi, je me suis accrochée à son cou, il soutenait mes fesses et mes jambes avec ses bras. C'était une autre dimension. À l'heure là j'étais prête à tout abandonner juste pour vivre l'instant présent, l'instant Magic.
MOI : Sinclair tu es le mei...hum...leur. Oh my god tu...tu… tu… Oui oui…
Je ne parvenais pas à articuler les mots.
Il a accéléré la vitesse de pénétration et puis il a joui. En me déposant à terre, mes pieds tremblaient, j'avais les fesses en feu, j'étais fatiguée, je me suis jetée sur le lit.
À mon réveil, il était 9h du matin. J'ai cru que je rêvais qu'est-ce que je vais dire à papa. Chaque effort que j'essaie de fournir pour me lever est un supplice. J'avais le corps endoloris. En me retournant Sinclair n'était pas là de même que ses vêtements. J'ai pris peur. Mais en voulant me lever, j'ai eu un vertige, je me suis vite rassise. J'avais horriblement mal à la tête. Je me souvenais de tous les événements de la veille, mais je ne comprenais pas l'origine d'autant de douleurs corporelles.
J'ai fait l'effort, je suis allée prendre une douche pendant une dizaine de minutes. Je laissais l'eau couler sur moi dans l'espoir de reprendre des forces.
Puis je me suis habillée et j'ai mangé le reste des chocolats et c'est là que je me suis souvenue que j'avais un téléphone. Je l'avais pas encore manipulé depuis qu'on me l'a offert, et je n'ai pas le numéro de Sinclair. Je le manipule seulement comme ça pour découvrir et c'est là que j'ai reçu son coup de fil.
LUI : bonjour, ma reine est déjà réveillée ?
MOI : oui depuis quelque temps, mais je ne trouve nulle part le prince charmant avec qui j'ai dormi.
LUI: il fallait que j'assure tes arrières auprès de chien méchant. Je lui ai fait comprendre que tu avais exagéré avec l'alcool et que tu ne te sentais pas bien donc je t'ai aménagé une chambre chez nous en attendant que tu te remettes de ta gueule de bois.
MOI : merci de me couvrir. Et maintenant stp trouve moi aussi des anti inflammatoires j'ai mal partout.
LUI : désolée ma reine c'est de ma faute. tu veux manger quelque chose aussi?
MOI : pas vraiment hein, une tasse de lait me suffira.
Il a raccroché, et quelques minutes plus tard il avait apporté ma commande. J'ai bu le lait et mangé un bout de pain, puis j'ai avalé mes médicaments, et je me suis couchée.
Finalement c'est vers 15h que j'ai eu assez de force pour rentrer. J'ai pris la moto direction le chez nous. Arrivée à la maison, malgré mes fesses qui chauffent toujours je me devais de bien marcher et de paraître fatiguée par l'alcool et non par excès de sexe.
Mon père était assis à la véranda. Il me dévisagea à mon passage.
PAPA : si pour le bac tu veux boire tout un bar, j'imagine quand tu vas signer ton premier contrat d'embauche, tu vas seulement faire disparaître les brasseries. Dieu merci mon fils Sinclair était là pour te ramener. Sans lui je suis sûre que le pire allait arriver.
MOI : je te demande pardon papa, ça ne va plus se répéter.
PAPA : je l'espère.
À peine je voulais entrer dans notre chambre, que ma mère m'a récupéré.
MAMAN : bonne arrivée ma bachelière alcoolique. Donc c'est comme ça que tu veux me détruire le bac? Stp soit prudente la prochaine fois.
MOI : désolée maman.
Je suis encore allée me coucher. Mais dans mon sommeil, je pensais à ce que j'ai fait avec Sinclair. Ma première expérience était génial malgré les courbatures du lendemain, sûrement parce que j'ai aussi fait une sur consommation (rires). Je confirme le proverbe qui dit que tout excès nuit. Mais si c'était à refaire, je le referai sans hésiter.
Après cette belle expérience pour moi, c'était devenu mon repas quotidien. Sinclair et moi nous voyons tous les jours pour faire l'amour autant que possible chez eux, mais surtout dans les hôtels.
Je me souviens la veille du jour de son voyage.
LUI : ma reine, je vais devoir partir pour Yaoundé et j'en ai pour quelques jours, tu vas beaucoup me manquer et ton beau corps aussi. Promets moi juste de faire attention à toi et de m'attendre.
MOI : tu n'as pas à t'inquiéter, je veux juste que tu sois le meilleur pour ce poste et que tout se passe bien. N'oublies pas de me prendre les renseignements pour une bonne fac et une filière adéquate.
LUI : je ne manquerai pas.
Pendant son absence, je continuais mon commerce et je me faisais beaucoup de bénéfices. Les commentaires disaient qu'il faut toujours être bien habillée à l'université. Donc je comptais m'acheter pleins de vêtements et chaussures à Douala.
Un soir papa organisa une assise familiale. Nous étions tous assis au salon: papa, maman, ma grande sœur, mes deux autres grands frères et moi.
PAPA : que je Seigneur bénisse tout ce qui se dira et se fera ici dans le bon sens, et pardonne nos erreurs. Amen.
C'est comme cela qu'il introduit souvent les assises familiales à la maison.
PAPA : je vous ai rassemblé ce soir pour que ensemble, on essaie de parler de la suite des études de votre fille et petite sœur qui a eu le baccalauréat. Elle nous dira d'abord ce qu'elle souhaite faire et alors chacun donnera son avis. Falone ANZIE, ma mère dit nous alors tout.
MOI: comme vous le saviez tous, j'adore prodiguer des conseils, soutenir les autres. Je me plais à booster mes frères et sœurs jeunes ou âgés. Voilà pourquoi je souhaite faire sociologie à l'Université, puis faire le concours de l'école normale supérieure et devenir professeur d'orientation ou aussi faire le concours de l'école nationale d'administration et de magistrature option administration de travail, pour devenir inspecteur de travail.
Tout le monde m'écoutait avec beaucoup d'intérêt surtout mon papa. Il avait l'air un peu surpris.
PAPA : waouuuuuuu ma fille tu vises vraiment très haut je ne savais pas que tu faisais autant de recherche sur les débouchés de chaque filière que tu peux faire.
MOI : passer du temps avec Sinclair est une bénédiction pour moi, il m'aide à trouver les informations nécessaires.
THÉO (l'aîné de la famille): mais si tu as déjà un nouveau grand frère qui est ta bénédiction et qui t'aide dans tes choix, pourquoi ton père fait asseoir une malédiction comme moi dans vos assises inutiles ? Fallait juste appeler Sinclair le sauveur et nous laisser vaquer à nos occupations. J'ai une famille à nourrir .
Voilà le langage de l'aîné d'une famille, celui qui devrait prendre soin de nous quand papa ne sera plus là. Toujours négatif, aigris et plein de rancœur. Son problème c'est le fait que papa a investi de l'argent sur ma grande sœur et moi. Mais comment continuer d'investir sur un enfant qui chaque année qu'on lui remet l'argent de sa scolarité, va le dépenser dans les jeux de hasard? Il l'avait fait trois années successivement et notre papa allait toujours payer une deuxième fois. Et le plus choquant étaient les mauvais résultats et les mauvais rapports dans ses bulletins. Papa a donc décidé de ne plus rien dépensé jusqu'à nos jours. Et bienvenue à la haine.
PAPA : quand tu n'as rien à dire, stp fais l'effort de te taire plutôt que de dire des bêtises.
THÉO s'est levé et est sorti.
PAPA : Dieu merci tu es désormais parent, tu vas confirmer ce que c'est que éduquer un enfant.
MAMAN : ma bachelière, je n'ai pas fait de longues études mais je me débrouille à mon niveau pour vous donner une bonne éducation. Il est temps pour toi de prendre ta vie en main. Je te connais brave et je sais que malgré les difficultés tu t'en sortiras.
HERVÉ ( mon autre grand frère): petite sœur enfin tu laisses chien méchant.
On a d'abord tous éclaté de rires y compris papa. Puis il continua.
En tout cas moi je te souhaite le meilleur, tu es la première bachelière de la famille et je sais que partout où tu iras tu sauras faire honneur à ta famille.
Mon grand frère Hervé est de ceux-là qui ont la volonté de faire des choses mais dès qu'il y a un petit obstacle, il abandonne. Il a fait le baccalauréat trois fois et il a abandonné pourtant papa l'encourage à continuer. Mais avec sa volonté de faire quelque chose d'autre, le père de Sinclair lui a trouvé un Job dans une société, le salaire est bon pour son niveau d'études.
TATY: ma petite je suis fière de toi et de tes choix. Ma surprise je te la donnerai quelques jours avant ton départ. Fais nous honneur et fait briller notre famille.
PAPA : tu as tout compris, quand tu auras choisi l'université, je me battrai pour que tu ailles faire les préinscriptions et que tu trouves une chambre.
HERVÉ : je t'offre le lit, le matelas, la bouteille de gaz et la plaque. Ma petite sœur chérie ne va pas préparer avec le réchaud à pétrole.
J'ai sauté sur lui pour lui faire un gros câlin tellement j'étais contente.
MOI : merci mon grand frère chéri, tu es le meilleur.
On était tous contents et c'est dans cette belle ambiance que maman nous a servi le bon porc et le plantain qu'elle avait préparé. Tant pis pour celui qui est parti, je vais manger sa part.
On avait visionné toute la nuit. Quand Hervé était à la maison c'était la joie de vivre, même quand tout allait mal, il te donnait le sourire et par-dessus tout il savait garder les secrets. À l'exception de Sinclair, il était le seul qui connait mon désir de devenir femme d'affaires et c'est lui qui m'avait suggéré de commencer par la fac et une fois là-bas je vais explorer d'autres pistes pour commencer mes petites activités qui grandiront si j'y mets du sérieux.
Le lendemain je suis allée faire les courses avec lui et il a pris le véhicule pour nyeté la ville où il travaille.
Ma sœur taty est couturière, elle avait fait sa formation à la maison de la femme de la ville de kribi et a travaillé quelques années chez une dame avant d'ouvrir son propre atelier.
Des semaines s'étaient écoulées et Sinclair n'avait pas fait signe. Son numéro ne passait pas et je commençais à m'inquiéter. Hervé avait pris une semaine de congés pour pouvoir m'aider avec les pré-inscriptions et trouver une chambre.
La veille de notre voyage, papa nous avait remis deux cents milles francs CFA, pour qu'on puisse d'abord gérer les premières factures. Le lendemain très tôt on a pris le bus de l'agence TRANSCAM Voyages. Le voyage était long mais grâce à Dieu nous sommes bien arrivés. on s'est rendu chez la copine de mon frère qui nous a accueilli avec joie. Elle avait un joli appartement de deux chambres douches salon cuisine.
Nous avons mangé, causé et passé la nuit. Moi dans ma chambre et eux dans la leur.
Le lendemain, nous avons commencé les démarches pour les pré inscriptions.
Chance, arrivé à l'université de Yaoundé 1, c'est un ancien camarade de Hervé qui gère tout, on lui a donné le dossier et il a tout fait pendant qu'on retrouvait une autre de ses copines, chargée de me trouver une bonne chambre. Il faut avouer que Hervé est un très bel homme ce qui fait de lui un homme à femme. Chacune s'investissant à son niveau pour être la femme de la maison.
Elle m'avait trouvé une belle chambre propre dans une mini cité et le bailleur habitait à côté. Pendant que je visite la chambre, mon frère est allé causer avec le bailleur pour tout gérer.
C'est comme ça qu' à moins d'une semaine, on a géré mon école et ma chambre et l'aménagement de ma chambre grâce aux amis de mon Hervé.