bc

Le Roi Alpha et Sa Luna Choisie

book_age16+
636
FOLLOW
4.0K
READ
alpha
HE
fated
arrogant
kickass heroine
bxg
werewolves
mythology
pack
like
intro-logo
Blurb

Elle était leur esclave. Elle est devenue leur pire cauchemar. 

Isla Thorne est sans son loup, enchaînée et battue chaque jour par la meute Ashcrest. 

Son alpha ordonne qu'on la fouette. Sa luna l'humilie. 

Sa propre famille la traite comme de la terre sous leurs pieds. Elle n'a rien. Elle n'est rien. 

Ou du moins, c'est ce qu'ils pensaient. 

Puis le Roi Alpha arrive à Ashcrest et tout change. 

Caius Blackthorn est impitoyable, craint et sans pitié. 

Des meutes entières se prosternent avant même qu'il ne parle. Il ne s'est jamais soucié de personne. 

Jusqu'à ce qu'il trouve une fille affamée, enchaînée dans une cabane en décomposition et que le lien de compagnon le frappe comme une force qu'il ne peut pas combattre. 

Il l'emmène d'Ashcrest cette nuit-là. 

Personne n'ose l'arrêter. 

Mais ce que la meute n'avait jamais anticipé, c'était ce qui sommeillait en Isla depuis tout ce temps. 

L'esclave sans son loup qu'ils ont passé des années à détruire n'est pas ce qu'ils pensaient qu'elle était.

Et quand la vérité finit enfin par émerger, la reine la plus puissante que le monde des loups-garous ait jamais connue et son Roi Alpha reviennent à Ashcrest.

Chacun d'eux devra payer.

chap-preview
Free preview
La tempête imminente
(Isla) Le claquement du fouet a fendu l'air du matin et j'ai mordu fort ma lèvre pour m'empêcher de crier. J'avais appris à ne pas crier. Crier faisait durer les choses plus longtemps. "Encore," a dit l'Alpha Rodan. Le fouet s'est abattu sur mon dos et j'ai pressé mon front contre le sol et j'ai tenu bon. La terre était froide sous mes paumes. Mes doigts s'enfonçaient dedans, s'y agrippant comme si c'était la seule chose qui me retenait ici. Autour de moi, j'entendais la meute rassemblée, en train de regarder. Personne ne parlait. Personne ne bougeait. Ils ne le faisaient jamais. Tout avait commencé parce que j'avais fait tomber une assiette. C'était tout. Une simple assiette en céramique qui avait glissé de mes mains alors que je portais une pile de vaisselle de la cuisine jusqu'à la table à manger de la maison de la meute. Elle avait heurté le sol et s'était brisée net en deux, et l'Alpha Rodan était devenu très immobile, de cette façon qu'il avait juste avant que quelque chose de grave n'arrive. La pièce s'était tue autour de lui. Il m'avait regardée longuement, puis avait dit à Drace, son Bêta, d'apporter le fouet. C'était il y a vingt minutes. J'avais arrêté de compter les coups après le huitième. "Tu ne vaux rien," a dit Rodan, marchant lentement autour de moi. Sa voix était posée, presque calme, ce qui était la chose la plus effrayante chez lui. Il ne criait jamais. Il n'en avait jamais besoin. "Une créature sans loup qui ne peut même pas porter de la vaisselle sans tout casser. À quoi sers-tu exactement, Isla ?" Je n'ai rien dit. Répondre n'était pas quelque chose qu'il voulait. C'était quelque chose qu'il punissait. Le fouet s'est abattu à nouveau et cette fois je n'ai pas pu me retenir. Un son a jailli de moi, petit et brisé, et j'ai pressé mon visage plus fort contre la terre en essayant de respirer à travers ça. "Relevez-la," a dit Rodan. Deux membres de la meute m'ont remise sur pied. Mon dos était en feu. Je sentais l'endroit où la peau s'était ouverte, chaud et humide contre le tissu fin de ma chemise. J'ai gardé les yeux baissés. Toujours les yeux baissés. Luna Maren se tenait à quelques mètres de là, les bras croisés, m'observant de la façon dont on observe quelque chose de vaguement intéressant. Il n'y avait aucun sentiment sur son visage. Il n'y en avait jamais quand il s'agissait de moi. "Nettoie le désordre que tu as fait," a-t-elle dit. "Et si je trouve ne serait-ce qu'un éclat de cette assiette sur mon sol quand tu auras fini, tu seras de retour ici avant le coucher du soleil." Elle s'est retournée et est rentrée à l'intérieur. La meute l'a suivie. Rodan m'a regardée une fois de plus, de la façon dont on regarde quelque chose qu'on a déjà oublié, puis il est parti aussi. Je suis restée seule dans la cour et je me suis laissée respirer, juste un instant. Je m'appelle Isla Thorne. Et dans la Meute Ashcrest, ce nom ne signifiait moins que rien. Chaque membre de la meute qui marchait sur ces terres avait un lit, une chambre, une place à l'intérieur de la maison de la meute. Même les loups les moins bien classés avaient quatre murs solides et un toit qui ne laissait pas entrer la pluie. Je n'avais rien de tout ça. Je vivais dans une cabane à l'extrémité la plus reculée des terres de la meute, si loin de tout le reste que, les nuits sombres, je ne voyais pas une seule lumière depuis l'endroit où je dormais. Les murs étaient en bois pourri, fendus par endroits assez larges pour y passer une main. Le toit avait un trou dans le coin le plus éloigné, que j'avais bouché avec de vieux tissus, mais quand la pluie était forte, elle passait quand même et trempait le sol en terre battue et la fine couverture sur laquelle je dormais. Il n'y avait pas de lit. Pas de fenêtre. Aucun meuble d'aucune sorte. Juste le sol, la chaîne, et l'obscurité. La chaîne autour de ma cheville était tressée d'aconit. Je l'avais découvert de la manière la plus dure au début, quand je l'avais saisie à deux mains et que mes paumes s'étaient couvertes de cloques en quelques secondes. Je ne pouvais pas la toucher. Je ne pouvais pas l'enlever. Tout ce que je pouvais faire, c'était vivre avec la brûlure contre ma peau, qui ne s'arrêtait jamais, même la nuit quand j'essayais de dormir. Je n'avais pas de loup. Mais j'étais quand même une louve-garou par le sang, et cela suffisait pour que l'aconit agisse sur moi. Pas de la même façon que sur un loup pleinement transformé, mais suffisamment. Ça brûlait là où la chaîne touchait ma peau, et ça pesait en moi comme un poids qui ne se soulevait jamais, rendant mes jambes plus lourdes qu'elles n'auraient dû l'être, gardant ma tête embrumée et mon corps plus lent qu'il n'avait le droit de l'être. Ce n'était pas suffisant pour me clouer au sol, mais c'était suffisant pour m'assurer que je ne pourrais jamais aller bien loin. Chaque matin, un garde nommé Torvin venait la déverrouiller pour que je puisse commencer mon travail. Chaque soir, il revenait la reverrouiller. Il portait d'épais gants doublés pour se protéger de l'aconit et il ne m'a jamais regardée comme si j'étais une personne. J'avais pensé à m'enfuir dans les premières années. Mais entre l'aconit, la faim et le manque d'eau, mon corps n'avait tout simplement pas assez de force pour me porter assez loin pour que ça compte. Et s'ils m'attrapaient, et ils m'auraient attrapée, ce qui m'attendait de l'autre côté était quelque chose que je ne pouvais pas me permettre d'imaginer. Alors je suis restée. Ça faisait cinq ans que je restais. Je me suis forcée à rentrer dans la maison de la meute et j'ai retrouvé l'assiette cassée sur le sol de la salle à manger, là où je l'avais laissée. Je me suis accroupie et j'ai ramassé les morceaux un par un, faisant attention à ne pas me couper, même si je n'étais pas sûre que ça aurait eu beaucoup d'importance pour qui que ce soit si je l'avais fait. Quand le sol a été propre, je me suis relevée et j'ai regardé le travail qu'il me restait à faire. La vaisselle devait encore être dressée. La cuisine devait encore être nettoyée après la préparation du petit-déjeuner. Après ça, j'avais les sols de la maison de la meute à récurer et la cour d'entraînement à balayer avant que quelqu'un ne vienne l'utiliser dans l'après-midi. Mon dos me brûlait à chaque mouvement. J'ai continué quand même. Mon père, Derek Thorne, était un guerrier haut placé sous les ordres de Rodan. Respecté, connu dans les meutes voisines, un homme que les autres loups admiraient. Il avait quatre enfants. Vera, sa préférée. Cole et Brent, sa fierté. Et puis moi, celle qu'il ne mentionnait jamais, celle qu'il traversait du regard quand d'autres étaient présents, comme si j'étais faite d'air. Un enfant sans loup était la pire honte pour un guerrier. Il ne me l'avait jamais pardonné. Ma mère Helene n'était pas différente. Elle avait un regard qu'elle réservait rien qu'à moi, pas de la colère, juste du néant. Un vide qui disait que je ne valais pas la peine d'un vrai sentiment. Ce vide était plus difficile à supporter que les coups la plupart des jours. Brent avait vingt et un ans et avait hérité du tempérament de notre père sans aucune de ses retenues. Il me frappait parce qu'il en avait envie, parce qu'il le pouvait, parce que personne dans cette meute ne lui aurait jamais dit d'arrêter. Cole me laissait tranquille pour la plupart du temps. Vera regardait et ne disait rien, et détournait les yeux. Je n'avais pas le droit de manger avant que la meute et ma famille aient fini leurs repas. À ce moment-là, il ne restait rarement rien. J'avais eu faim si longtemps que ce sentiment était devenu une part de moi, une douleur sourde et constante que je portais partout. J'étais maigre d'une façon qui rendait mes bras fragiles. La seule eau que j'avais venait du tonneau à l'extérieur de ma cabane et la plupart des jours ce n'était pas suffisant. Je me déplaçais dans la maison de la meute en silence, comme je le faisais toujours, essayant de prendre le moins de place possible. C'était plus sûr ainsi. Moins ils me remarquaient, mieux c'était, parce que quand ils me remarquaient, ils trouvaient toujours une raison. Le temps que je finisse les sols, mon dos était passé d'une brûlure à une douleur profonde et constante qui rendait difficile de me tenir droite. Je me suis redressée quand même. Se voûter me valait des coups aussi. Je suis sortie pour commencer la cour d'entraînement et je me suis arrêtée juste une seconde, levant mon visage vers le ciel. Le soleil était maintenant complètement levé. Ça allait être une longue journée. Ma mère avait mentionné la semaine dernière que le Roi Alpha allait bientôt venir à Ashcrest. Toute la meute était dans tous ses états depuis, nettoyant et préparant et s'assurant que tout ait l'air impeccable. L'Alpha Rodan avait été de pire humeur que d'habitude, ce qui signifiait que j'en payais le prix plus que d'habitude. Je ne savais pas grand-chose sur le Roi Alpha, à part ce que j'avais entendu par bribes au fil des années. Qu'il était impitoyable. Que des meutes se rendaient plutôt que de l'affronter. Que les hommes qui se dressaient contre lui ne tenaient pas longtemps. Je n'ai pas pensé à lui au-delà de ça. J'avais déjà assez à survivre sans emprunter encore plus de peur d'ailleurs. J'ai pressé une main contre mon ventre, là où la faim était la pire, et je me suis dit ce que je me disais toujours quand tout faisait mal et que la journée s'étirait, longue et vide, devant moi. Tiens juste jusqu'à aujourd'hui. C'était tout ce que j'avais jamais eu. C'était suffisant. Ça devait l'être.

editor-pick
Dreame-Editor's pick

bc

La Compagne du Directeur Alpha

read
13.7K
bc

Clair de Lune en Chaînes

read
5.8K
bc

L'Humaine qui a Défié un Roi Alpha

read
1K
bc

La vie éclipsée de Luna Mischa

read
9.6K
bc

La louve abandonnée et brisée

read
8.9K
bc

Sa Princesse En Fuite

read
1.3K
bc

Choisie, pour être rejetée

read
16.8K

Scan code to download app

download_iosApp Store
google icon
Google Play
Facebook