ÉPISODE 05
- Je ne pense pas que cette question devrait venir de quelqu'un qui ne connait pas le mot " confiance". Commence d'abord par me faire confiance en venant prochainement ici sans ton garde du corps et on pourra parler de confiance mutuelle. Pour l'instant je ne suis pas encore prêt à baisser ma garde.
- Ça m'a toujours fait bizarre qu'à chaque fois on se voit tu es seul. Crois-moi j'ai voulu croire que tu venais tout seul parce que tu me faisais confiance. Jusqu’aux jours j'ai découvert que derrière ces herbes se cachent tes snipers, prêtent à tirer sur n'importe qui quand tu leur donneras l'ordre. Dit Jacqueline.
- Je commence par trop être proche de toi. C'est quelque dont je me méfie, avoue Diablo.
- J'aime quand la confiance n'y est pas car comme ça on ne risque pas de se décevoir; faisait savoir Jacqueline regardant Diablo droit dans les yeux.
- Tout comme moi, je n'aime pas ne pas me méfier, ajoute Diablo.
- Maintenant revenons à l'essentiel, dit Jacqueline.
- Tu as intégré la confrérie, si tu es là c'est parce qu’il y à me dire, je parie que c'est une bonne nouvelle.
- Je ne crois pas que ça l'est, répond Jacqueline.
- De quoi s'agit-il ? Questionne Diablo.
- Nicolas m'a confié la même mission que toi, il veut que je t'élimine, répond Jacqueline.
- Rien d'étonnant, je savais que cet imbécile allait te demander une telle chose, dit Jacqueline très énervé.
- Il m'a donné quatre-vingt-dix jours pour y arriver. Je n'ai que quatre-vingt-deux jours désormais. Je ne sais pas comment procéder, j'espère que tu auras une idée.
- Il t'a demandé de rester en contact avec moi afin que je ne puisse pas m'en douter.
- Il a dit c'est le seul moyen par lequel je peux gagner sa confiance ainsi je celle de la confrérie, ajoute Jacqueline.
- Je vois à quoi il joue, mais 'e t'inquiètes pas. Je verrai quoi faire.
- Je ne sais pas pourquoi il ne veut pas te de ta mort, il veut plutôt que je te livre à eux. Demandait Jacqueline.
- Juste pour être sûr que c'est moi. De plus, Nicolas veut que je meure de ses propres mains. C'est un plaisir qu'il se fait en tuant ses ennemis de ses propres mains, fait comprendre Diablo.
- Je comprends mieux. Pendant que tu seras en train d'y penser, n'oublie pas mes prochaines livraisons. Dit Jacqueline.
- Tu seras livré, confirme Diablo. À notre prochaine rencontre je te dirai comment nous allons contre-attaquer.
- D'accord, dit Jacqueline. Bien que tu n’aies pas confiance en moi, je veux que tu saches que si je dois choisir entre Nicolas et toi, tu seras mon choix. Alors dépêche-toi de trouver une solution, je suis de plus en plus énervée à force de revoir la tête de Nicolas. Je ne le digère pas tout comme mon regretté beau-père.
Chez le commissaire Georges. Ce dernier reçoit John chez lui.
- Venu chez vous est compromettant, dit John.
- Mais tu y es déjà. Ce n'est plus la peine de t'en faire, dit le commissaire Georges.
- Je n'avais pas le choix, il s'agit de cent millions de francs CFA. Je décide prendre le risque. Mais bien avant toute chose, il me faut connaître mon pourcentage si j'arrive à retrouver cette personne.
- Mentionne ton pourcentage, lui dit Georges.
- Que diriez-vous de 50-50 ? Demanda-t-il.
- Vingt millions. Je te donnerai vingt millions, dit Georges d'un air très sérieux.
- Je suis partant, les 50-50 étaient que vous ne descendiez pas trop mon prix. Je pense que ça a marché, confiait John tout souriant.
- Alors mets-toi au boulot.
- Je suis plus performant chez moi, je vais devoir rentrer, dit John.
- D'accord, je vais devoir te suivre alors, dit Georges.
- Mais pourquoi ? Demande John.
- Tu es au courant d'une affaire de cent millions de francs CFA ? Penses-tu qu'après t'avoir filé toutes les informations, je ne me vois pas dormir en paix sachant que tu es loin de moi ? Tu veux ou tu ne veux pas ? Je dois emménager avec toi le temps que tu la retrouves.
- D'accord comme tu veux, dit John.
UNE FOIS CHEZ JOHN
- Waouh ! Je ne peux imaginer que tu vis dans ce taudis, dit le commissaire Georges qui se cherchait une place dans ce tas d'habits et de bagages se trouvant un peu partout dans la chambre.
- J'espère que tu vas bien t'en sortir pendant le temps que tu vas passer ici, dit John se moquant du commissaire Georges.
- J'ai vécu pire que ça. Je me plains plutôt de la petitesse de ton logement malgré ce que tu gagnes, disait Georges.
- Ce que je gagne ? C'est ce que tu as dit ? Questionnait John qui venait de prendre siège dans le fauteuil de son petit bureau.
- Oui, répond le commissaire Georges.
- Tu es venu avec le plus grand marché. Avec les vingt millions, je me ferai une place parmi les étoiles. Un grand merci d'avance.
- Garde tes remerciements pour l'instant, j'ai besoin de retrouver Monique le plutôt que possible. Le temps joue contre nous mon cher, faisait comprendre le commissaire Georges.
- On va la retrouver, le contraire sera possible que si elle n'a jamais utilisé un téléphone, si elle n'a jamais utilisé une adresse email, si elle n'a jamais fait une carte d'identité nationale. Déjà qu'elle ait un acte de naissance numérique, elle ne pourra pas se cacher aussi longtemps. Nous avons soixante-dix pourcents de chance de la retrouver dans un intervalle d'une semaine.
- Je suis impatient de voir ça, alors mets-toi au travail, ordonnait Georges. Je m'occupe de mettre de l'ordre dans ce désordre que tu as semé ici, ajouta-t-il.
- J'étais loin d'imaginer que ce serait un homme qui m'arrangerait ça. Merci beaucoup d'avance pour le coup de main, dit John désormais concentré sur l'écran de son ordinateur…