ÉPISODE 04
Une heure plus tard, Jacqueline et Nicolas à table dans un restaurant.
- Je ne suis pas du genre à passer du temps avec les membres de ma confrérie comme je le fais, mais Papillon rouge, tu es en quelque sorte un membre spécial. Je me dois d'être plus proche de toi, disait Nicolas regardant Jacqueline manger.
- Hum ? Laissez-moi devenir, je suis spéciale parce que j'étais partenaire d'affaires de Diablo. N'est-ce pas ?
- Très intelligente de ta part. Diablo, je ne vais pas le nier, a grandi avec le temps. Je n'ai jamais cru qu'il serait à ce stade malgré tous mes efforts pour le lui empêcher. Aujourd'hui il est mon plus grand concurrent, il essaie de m'arracher mes territoires. Il est un mal que je ne me peux permettre d’ignorer, plus maintenant. Faisait comprendre Nicolas.
- Qu'attendez-vous de moi alors ? Demande Jacqueline.
- J'espère que Diablo n'est pas encore au courant que tu rejoins la confrérie. Demande Nicolas.
- Non je ne lui ai encore rien dit mais il ne tardera pas de le savoir, pas besoin que j'aille le voir. Répond Jacqueline.
- Va falloir que tu ne le fasses pas. Je veux qu'il continue de croire que tu es toujours avec lui. Tu dois continuer de recevoir des marchandises de sa part, il ne doit se douter de rien jusqu'à ce que tu me le livreras. Dit Nicolas.
- Alors c'est votre objectif ? Vous voulez m'utiliser pour éliminer votre concurrent, dit Jacqueline qui a l'air déçu.
- Tu as forcé la porte d'entrée de la confrérie défiant toutes mes règles. Rien de plus pour qu'on te tue, mais on ne l'a pas fait. C'était dans notre propre intérêt. On a enfin quelqu'un qui est partenaire de Diablo. Et si tu veux appartenir à la confrérie tu dois accomplir cette mission, sinon nous ne pouvons pas te faire confiance. D'ailleurs rien ne prouve que tu n'as pas accepté nous rejoindre que pour permettre à Diablo d'anéantir mon organisation car je sais très bien qu'il me hait tel que je le hais. Quand tu m'auras livrer Diablo, je pourrai avoir confiance en toi, Papillon rouge.
- Si je dois continuer à travailler avec Diablo, je me verrai dans l'incapacité de couler ses marchandises déjà que je me ferai également livré par vous. J'aurai alors besoin d'une expension de territoire ainsi que de nouveaux hommes. Si vous êtes prêts à me procurer ces deux choses, je vous livrerai Diablo dans un temps record de 90 jours.
Nicolas se met à l'applaudir.
- Waooh ! Je suis vraiment ému et tu as vraiment l'air sûr de toi. Tout ce que tu demanderas afin de réussir cette mission que je te confie, te sera donné. Mais une fois que tout ceci sera à ta disposition, tu n'auras plus le droit à l'échec.
- Quand les conditions sont remplies, je sais m'en profiter. Je l'ai dit auparavant, je ne vais pas gâcher cette opportunité d'être parmi vous. Je suis alors prêt à tout pour y parvenir. Dans 90 jours soit Diablo sera à vous ou soit je serai à six pieds sous terre, c'est un risque que je prends. Dit Jacqueline.
- Papillon rouge, dit Nicolas souriant à cette dernière. Tu fais une excellente partenaire d'affaires. On va bien s'entendre toi et moi, ajoute-t-il.
- Je l'espère bien, dit Jacqueline.
Le soir, du côté de Jacques.
Jacques est venu torquer à la porte de Tobi. Ce dernier lui ouvre la porte aussitôt.
- Bonsoir frère, dit Jacques en lui souriant.
- Jacques, dit Tobi.
- Tu espérais quelqu'un d'autre ? Questionne Jacques.
- Non, du tout pas. Juste que je n'espérais pas une visite de ta part à pareille heure, dit Tobi.
- Oui, tu as raison. En fait c'est parceque j'ai besoin de toi, mon ami.
- Hum ? Tu as besoin de moi ? Ça ne peut pas attendre jusqu'à demain ? Demande Tobi.
- C'est possible, mais... D'accord ne t'inquiètes pas , on en parlera demain. Dit Jacques se mettant à partir.
- Attends, dit Tobi.
Jacques se retourne.
- Je viendrai te voir au salon, lui dit Tobi.
- D'accord, merci beaucoup mon frère, dit Jacques continuant son chemin.
- Pas de quoi, je viens dans pas longtemps, dit Tobi.
Après quelques instants Tobi rejoint Jacques au salon.
- Alors Jacques, je suis là, excuse-moi encore pour tout à l'heure.
- Tu n'as rien fait, dit Jacques.
- Alors je t'écoute. Qu'est-ce que tu as à me dire ?
- C'est par rapport à Jacqueline, dit Jacques d'un air sérieux.
- Elle te manque, je peux comprendre.
- En quelque sorte, mais ce n'est pas ça le plus important.
- C'est quoi alors ? Demande Tobi.
- Le fait de la savoir non en sécurité, me fait peur, confia Jacques. Cet homme qui est venu nous solliciter pour l'opération qui a mal tourné est toujours avec elle. Jacqueline continue certainement de lui faire confiance sans savoir qu'il est son plus grand ennemi. Le seul fait de penser qu'il ne cessera pas de prendre par divers moyens afin d'arriver à son objectif, me met mal à l'aise. Je ne pourrai pas me le pardonner si quelque chose lui arrivait.
- Qu'allons-nous faire dans ce cas ? Questionnait Tobi. Elle doit désormais penser que tu es mort pour de vrai, ajoute-t-il.
- Je crois que j'ai longtemps attendu. Il est temps que j'aille vers elle. Je dois la retrouver.
- Je suis avec toi Jacques. Tu peux compter sur moi, dit Tobi. Cette fois-ci, je ne te dirai pas que l'amour n'a pas sa place. Tu as enduré beaucoup de choses à cause de Jacqueline, alors s'il y a quelqu'un qui mérite d'être avec elle, c'est bel et bien toi. Tu mérites d'être heureux mon frère.
- Merci beaucoup Tobi. Je savais que je pouvais compter sur toi, disait Jacques en accoladant Tobi.
UNE SEMAINE PLUS TARD.
Jacqueline rend à nouveau visite à Diablo dans la savane. Assis l'un face à l'autre, ils se regardaient depuis quelques minutes sans avoir prononcé un mot :
- Ne suis-je plus la bienvenue ? Questionnait Jacqueline.
- Papillon rouge sera toujours là bienvenue chez Diablo, répond-t-il.
- Alors c'est quoi cette méfiance que je lis désormais dans tes yeux ? Demande Jacqueline…