Chapitre 4 Cela ne surprit pas Mary. Madame Élizabeth Fischer ne se pressa point de l’aviser du résultat de sa démarche. À vrai dire, c’est sans illusion que Mary attendit en vain ce coup de téléphone. Deux jours avaient passé et Gertrude revêtit son habit de femme de ménage, assujettit son abominable dentier et d’une démarche accablée, reprit le chemin de la résidence des Pins… où la Poussetinette semblait l’attendre de pied ferme, les bras croisés, à deux mètres de la porte d’entrée de l’appartement. Celle-ci avait entendu l’introduction de la clé dans la serrure, et, visiblement, elle guettait Gertrude comme le chasseur à l’affût guette sa proie. En l’apercevant, sombre allégorie du commandeur se découpant sur le décor lumineux du couloir, Gertrude eut un mouvement de répulsion, le

