Il se levait, s’approchait de Madel et lui prenait la main. Elle sourit en rencontrant son regard, scrutateur et doux. – Un peu, c’est vrai. – L’air de Paris, le changement de vie vous éprouvent. Je prévois un peu d’anémie. Soignons-la par avance, ce sera plus sage. Mme Breuil approuva : – C’est cela, docteur, vous lui ferez une ordonnance. J’avais remarqué aussi un peu de fébrilité, un peu de pâleur. Il faut compter avec l’épreuve de l’acclimatement. Madel dit très bas : – Oh ! si l’on voulait me renvoyer à la vieille maison ! Vital seul l’entendit. Il riposta à mi-voix : – Non, non, on ne vous y renverra pas ! On vous gardera ici, Madel. Ses doigts musculeux serraient le mince poignet, avec douceur. Ses yeux souriaient. Et ils étaient si tendres, si caressants, que Madel sentit

