Le docteur Marsy, dans son intérêt pour la santé de Madel, conservait toujours cette réserve discrète que Mme Breuil prenait, comme beaucoup d’autres, pour de la froideur, mais derrière laquelle la jeune fille sentait la bonté attentive et une force intérieure si vivante. La sollicitude de Vital se manifestait plus ouvertement. Quand il se penchait vers Madel en disant : « Petite amie, il faut aller faire une promenade, aujourd’hui », ses yeux prenaient leur expression la plus douce et semblaient dire tant de choses mystérieuses, que Madel ne comprenait pas, mais qui faisaient glisser en elle un frisson de joie et la laissaient tout en émoi, avec un peu de trouble au fond du cœur. L’état de Mme Breuil s’améliora enfin vers le printemps, le docteur Marsy cessa de venir. Les petites séances

