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Tel est pris qui croyait pendre

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Cicéron, l'infatigable détective, part pour une nouvelle enquête entre le Val de Marne et la Bretagne.

Quand Cicéron et sa b***e quittent le Val de Marne pour la Bretagne… Tout part d’un pendu et d’un tué par balle, assassinés à Vitry, et qui s’avèrent avoir de fortes accointances bretonnes, notamment entre Combrit, Quimper et Concarneau, le triangle des emmerdes dures. Nos enquêteurs dépaysés vont devoir fouiner dans une conserverie de la zone portuaire concarnoise, où leur flair ne décèlera pas que des odeurs de bulots…Bottes aux pieds, la fine équipe se jette à l’eau !

Découvrez sans plus attendre les aventures humoristico-policières du détective Cicéron !

EXTRAIT

— Dis ? Tu trouves pas que la moule bretonne a un goût d’huître ?

Ça, c’est René qui me cause. Je ne suis pas dans mon assiette. C’est pas le moment de me poser des questions à double sens. Je le regarde, morne. Il comprend et précise :

— Ma nouvelle copine est de Saint-Brieuc…

J’avais donc bien saisi. Délicat, le mec.

— J’aime pas les huîtres, tu le sais bien. Et puis c’est pas le moment.

On est entassés, le commissaire, Momo, René et moi, dans la toute petite salle du P’tit Bistrot, à Vitry. Le vieux est à la limite de pleurer, Momo en berne et moi, je cogite. Seul René semble presque intact et tente, à sa manière, de faire diversion. Léo Cœurmarie est mort. Vous vous rendez compte ? Léo, mort ! Non ? Vous ne le connaissiez pas ? Et Johnny, vous le connaissiez ? Non, et ça ne vous a pas empêchés de les vider, vos glandes lacrymales, en regardant à la télé l’improbable défilé de Harleys pétaradantes. Et, pour autant que je sache, il s’en fichait bien, Johnny, de vous, tous autant que vous êtes. Léo aussi ? D’accord : un point partout. On ne va pas se fâcher pour ça. Bref, Léo est mort. Léopold, en entier, je ne vous en ai jamais parlé. Et pourtant, c’était, très bizarrement, le plus petit dénominateur commun entre nous quatre qui sommes attablés ce matin. C’est vrai qu’il n’était pas très grand. « Bizarrement », car on le connaissait tous, chacun de notre côté, bien avant de se rencontrer. Il y a des mecs, comme ça, que tout le monde connaît dans une ville. Léo en était.

À PROPOS DE L'AUTEUR

Banlieusard pur jus, Cicéron Angledroit – de son vrai nom Claude Picq – est né en décembre 1953 à Ivry, ceinture verte de Paris transformée depuis en banlieue rouge.

Il a été « poursuivi » par les études (faute de les avoir poursuivies lui-même) jusqu’au bac et est aussitôt entré dans la vie active par la voie bancaire.

Très tôt, il a eu goût pour la lecture, notamment les romans : Céline, Dard, Malet et bien d’autres. Et très tôt aussi, il a ressenti le besoin d’écrire.

Tel est pris qui croyait pendre est le dixième titre de sa série d’enquêtes humoristiques.

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Préambule
PRÉAMBULEPour celles et ceux qui entrent directement, par ce bouquin, dans l’univers de Cicéron et qui, de ce fait, n’ont pas eu le bonheur de lire les précédents ouvrages, voici une courte, mais opportune, présentation des personnages principaux : Les Z’Hommes Cicéron Angledroit : détective, la quarantaine indéfinie mais bien tassée, pas très grand, mal peigné, assez looser et très opportuniste. Il élève, seul, sa fille de trois ou quatre ans, Elvira (Elvira Angledroit… autre calembour). Son ex-femme est partie à l’étranger où elle enchaîne les missions humanitaires. Sa mère, yougoslave, vit à Paris et elle s’occupe pendant la semaine de la petite… Il fait ce qu’il peut pour vivre, c’est surtout un observateur. Il vit à Vitry, dans un deux-pièces qui fait partie d’une maison divisée en appartements… Ses voisins, africains, comptent beaucoup dans sa vie. René : caddie-man à l’Interpascher de Vitry… mi-ouvrier mi traîne-savates… un homme bourru, rustre, mais attachant (un peu le Béru de San-A, mais en moins exotique). Un peu poivrot, il fréquente, chaque matin, le même bistro (dans la galerie de l’Interpascher) que Cicéron… Ils se sont rencontrés à l’occasion d’un attentat (lire Sois zen et tue-le) qui a touché le troisième larron important de l’histoire (Momo). René, sous ses airs rustres, est un homme bien et plein de bon sens. André dit Momo : Un taciturne au statut de SDF (faux statut), intellectuel « rentré », pas expansif ni vantard. Il vend des « Belvédère » (journal d’insertion) à la sortie d’Interpascher… Il déploie une telle psychologie que cette activité est très lucrative pour lui. C’est le penseur de la b***e. Il connaissait déjà René. Mais l’attentat dans la galerie marchande l’a privé de son bras droit et lui a permis de sympathiser avec Cicéron qui croisait ces deux-là chaque jour sans faire attention à eux. Depuis qu’il est manchot, il a doublé son chiffre d’affaires… Le commissaire Théophile Saint Antoine : Un flic à l’ancienne, près de la retraite, connaissant bien la vie, désabusé, mais très droit. Est devenu pote avec Cicéron, auquel il confie quelques affaires en marge quand il n’a pas les coudées franches. Pote, mais avec, quand même, la barrière des convenances et du respect qu’ont ancrée en lui son éducation et une longue carrière poussiéreuse de fonctionnaire de terrain. Les Nanas Brigitte : La maîtresse « historique » et régulière de Cicéron. Elle est préparatrice dans une pharmacie et mariée à Jacques, un conducteur de travaux qui alterne, selon les bouquins, chômage et missions lointaines. Faut donc que Cicé et elle jonglent avec l’emploi du temps du monsieur. Monique : Veuve de Richard Costa qui a été au cœur de Sois zen et tue-le. Elle aussi maîtresse de Cicéron, mais plus épisodiquement. Elle est également lesbienne et vit désormais avec Carolina, son ancienne belle-sœur (sœur de Richard). Elle vient d’avoir un bébé : Enzo, de Cicéron qui, ne sachant pas dire non, a accepté d’être le géniteur de cet enfant. Mais Carolina et elle en sont les parents officiels aux yeux de la loi. Carolina : Juste ci-dessus évoquée, c’est le fantasme number One de Cicé. Manque de bol, lui si talentueux d’ordinaire se métamorphose en cloporte dès qu’il l’approche. Au fil des aventures, ils se familiarisent tous les deux, mais ça n’est pas facile. D’autant que Carolina connaît très bien le passé de Monique et de Cicé et qu’elle semble plus exclusive que notre héros. Vaness’ : Fliquette, adjointe du commissaire, qui accorde aussi ses faveurs à Cicéron. Mais c’est du donnant-donnant. À la moderne. Sexuellement, elle le bouscule un peu par sa jeunesse et il a, parfois, du mal à s’accrocher aux branches. Elle était mariée à un CRS baraqué d’origine africaine dont l’existence créait des angoisses abyssales (et justifiées dans la tête du détective. Heureusement pour Cicéron, le couple bat de l’aile et ils vivent, désormais, séparément. Jocelyne : Euh, là, c’est compliqué. Pour résumer : l’ex-femme du père « inconnu » de Cicéron que celui-ci a retrouvé, par hasard, fracassé sur sa table de cuisine (Qui père gagne) et qui ne laisse pas notre détective de marbre. Enfin, si quand même, si on peut dire… Et sans oublier Raoul et sa nièce Lulu qui tiennent le bistro de l’Interpascher, siège social de notre détective… Voilà, voilou… Bonne lecture !

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