26 Nuit du 2 au 3 juilletElle s’apprêtait à se déshabiller quand il lui sembla entendre, venu du rez-de-chaussée, à moins que ce ne fût provenant de l’extérieur, un bruit confus, ponctué d’interjections qu’elle ne parvint pas à identifier. Elle prêta l’oreille. Le son était faible, néanmoins suffisamment audible pour attirer son attention et l’intriguer. Elle entrouvrit la fenêtre, la rue était déserte. Elle referma, mais le bourdonnement persista. Aux aguets, elle sortit de la chambre. Sur le palier, elle reconnut des voix masculines et celle d’une femme, venant de son séjour. Par moments surgissait un gloussement, un rire aigu. Elle se crut victime d’une hallucination auditive. Aussitôt, elle réalisa qu’elle ne fabulait pas : il y avait du monde en bas. Terrifiée, elle fut persuadée que

