IX Le mariage eut lieu un mois plus tard, sans apparat. Les nouveaux époux partirent pour Paris et de là gagnèrent l’Espagne où ils séjournèrent quelques semaines. David, pendant ce temps, demeurait à Bordeaux où il donnait congé de son appartement, se contentant désormais d’un pied-à-terre. Il revint à Rocamore quelque temps après le retour de son neveu et de Franceline. Il lui fut pénible de voir celle-ci à la place d’Allys. Oui, complètement à sa place, car il put se convaincre aussitôt qu’elle avait dit vrai en lui répondant : « Quand Denys sera mon mari, c’est moi qu’il aimera. » Denys dit à son oncle qu’ils avaient fait un voyage fort agréable, parla de l’agrément que lui avait donné la compagnie de Franceline, qui s’intéressait à tout avec tant d’intelligence. Il semblait heureux

