Chapter 4 : Plan for Misery

2033 Words
PART 1 : Eleana's Misery Chapter 4 : Plan for Misery Son visage avait gagné en maturité et était dénué de quelconque trait d'adolescent. Il avait un vrai visage d'homme. Un homme dur et fort. Ses yeux ont également gagné en maturité. On pouvait voir la sagesse des années à travers ses yeux mais aussi la force d'un guerrier. Il avait également l'aura d'un chef. Fuir sera difficile. Il fallait vraiment que je sois habile car je suis peut-être plus âgée qu'avant et plus intelligente mais une surveillance constante dirigée vers moi sera présente jour et nuit. Surtout après ces sept années de rébellion à l'école. Il commença à s'approcher lentement. Je tournai la tête et vis les filles regarder la scène avec de grands yeux émerveillés. Tout le personnel était également présent, regardant toutes avec joie mon départ. Je retournai la tête et fis inconsciemment un pas en arrière. Il était juste en face de moi et me fixait d'une façon si intense qui me fis resserrer ma prise sur Aurianne. Cette dernière regardait avec de grands yeux le monstre se trouvant en face de nous. Je vis une Femme du coin de l'œil se rapprocher et essayer de prendre Aurianne mais un regard noir et protecteur de ma part la fit reculer de peur et retourner vers les autres Femmes la tête baissée. Je retournai mon attention vers Drake et vis un sourire fier et satisfait sur ses lèvres. - Tu feras une excellente Luna..., dit-il doucement en levant sa main et en caressant ma joue. Un frisson de dégout m'envahit tandis que je serrai la mâchoire et reculai légèrement. Il le remarqua et baissa sa main, se tournant vers les Femmes. - J'espère que vous vous êtes bien occupées de ma compagne. Madame Sissi ?, fit-il d'une voix froide en regardant le personnel. Je n'étais pas dupe. Je savais qu'il savait à quel point j'ai été insupportable. Si ce n'est pas un membre du personnel qui le lui avait dit, c'était surement des monstres se plaignant auprès de lui de mon comportement envers les filles. - O-Oui, Alpha Preston. Eleana fut l'une de nos meilleures élèves et son départ va vraiment marquer un v-vide dans cette école., fit-elle avec un grand sourire, les yeux remplis de panique. Je me tournai vers Drake et le vis acquiescer d'une manière froide et je su. Il était un monstre au caractère autoritaire qui n'hésitait pas à punir une personne si cette dernière avait fait quelque chose qui ne lui plaisait pas. - Vous avez quelque chose d'autre à dire ?, demanda-t-il d'une voix calme qui faisait froid dans le dos. Une remarque, une plainte ou un conseil ?, dit-il d'un ton ironique. Tout le personnel secouait la tête et baissait les yeux. Je le vis du coin de l'œil se tourner vers moi puis il me demanda, sa voix froide devenant douce et chaleureuse. - Veux-tu faire quelque chose avant que l'on parte ? Tu peux demander ce que tu veux, si tu veux dire au revoir à une personne en particulier ou à une Femme... Je me tournais vers lui et Aurianne prit la parole : - Pourquoi Eleana doit partir ? Je veux rester avec elle... Des hoquets de surprise retentirent dans la salle de la part des filles et quelques un de la part du personnel. Je savais ce qu'elles devaient toutes penser en ce moment "Mais cette gamine est folle de parler à l'Alpha, surtout de cette manière !". Le regard de Drake tomba sur la petite et il sourit. - Je vois, ma petite, que tu t'es attachée à Eleana. Mais Eleana doit partir avec moi, son compagnon. Tu comprendras tout cela quand le moment arrivera mais Eleana ne peut rester. Un sanglot déchirant mon cœur sorti de la poitrine d'Aurianne tandis que des larmes apparaissaient. - Je ne vais plus jamais te revoir ? Cela me fendait le cœur de la voir comme cela. Pourquoi ne l'avais-je pas remarquer trois jours plus tôt ? A cause de tes plans, tu n'es pas sortis de ta chambre. Tu n'as pas un cœur de pierre Eleana. Arriveras-tu vraiment à suivre tes plans si tu craques devant la première petite fille que tu croises ? Non, je n'en avais pas un. Mon cœur était de pierre seulement pour ces monstres et non pour cette petite humaine si aimable. - Comment t'appelles-tu ? demanda doucement la voix de Drake. Aurianne lui répondit puis posa sa tête sur mon épaule. - Et bien, Aurianne, comme je vois à quel point tu aimes ma compagne et à quel point c'est réciproque, je viendrais avec Eleana te voir souvent. Le visage d'Aurianne s'illumina tandis qu'elle relevait sa tête. - C'est vrai ? Drake acquiesça et Aurianne laissa échapper un cri de joie. Un léger sourire apparu sur mes lèvres tandis que j'enlevai de ma main les dernières traces de larme de son visage. - Tu feras une si bonne mère..., l'entendis-je murmurer. Mon dos se raidit à en entendant ces mots et j'essayai de ne pas montrer à quel point cela m'affectait. Porter ses monstres dans mon ventre ? Plutôt crever. Je lui fis un dernier b****r puis la posa sur le sol. Je tournais mon visage vers Madame Sissi et vis avec satisfaction que son visage reflétait le choc d'avoir vu l'ombre d'un vrai sourire sur mes lèvres. - Tu veux aller parler avec ton mentor en privé ?, demanda-t-il. J'acquiesçai et me dirigeai vers elle tandis qu'elle ouvrit sa bouche tant elle était surprise. Je lui fis alors un sourire en coin qui ne présageait jamais rien de bon. Une expression d'horreur passa sur son visage tandis que je lui pris la main et l'amenai assez loin pour que personne ne nous entende. Sachant que les loups garous avaient une très bonne ouïe, je décidai de parler dans un murmure avec une voix si douce qu'elle en devenait effrayante. Je me mis dos à la salle et pris ses deux mains dans les miennes. - C'était un bonheur d'avoir vécu ces sept ans et neuf mois de ma vie avec vous, Madame Sissi. Le choc et l'effroi sur son visage était tel que sa respiration fut coupée. Je pouvais sentir ses mains trembler tandis que je continuais d'une voix mielleuse et cruelle : - Vous avez, pour je ne sais combien d'années, accepté ce qui se passe dans cette école, dans le monde. Vous trouvez cela normal, vous les monstres, mais kidnapper des petites humaines et leur laver le cerveau n'a rien de normal. Je me souviendrai toujours de cette haine commune que nous avons partagé, toutes les deux. Étant la directrice de l'école, je me demande encore, avec tout ce que j'ai fait subir lors de mon séjour ici à tout le monde, personnel comme jeunes filles, comment vous pouvez encore avoir votre place. Vous n'avez que ça, dans votre vie, n'est-ce pas ? N'est-ce pas ce qui compte le plus pour vous, votre place de directrice dans cette école ? Elle hésita à répondre mais acquiesça. Mon sourire s'élargit, le rendant plus effrayant encore. - Je n'ai pas très bien apprécié comment vous m'avez enlevé de ma vie d'avant. A quel point tant de familles ont été brisé par votre faute. - N-nous n'avons pas le choix, c-ces filles, comme t-toi Ele-leana, sont les a-ames sœurs de loups-garous., murmura-t-elle, des larmes apparaissant dans ses yeux. - Vous avez le choix., dis-je froidement, toute trace de sourire et de cruauté disparue, parlant d'un ton froid et dur. Vous pouvez rester loin de la civilisation, vous pouvez faire en sorte de ne jamais briser la vie de toutes ces filles. - Mais un l-loup ne peut être heureux sans sa compagne !, chuchota-t-elle avec force. Et toute humaine sortant d'ici est heureuse, je n'ai vu aucune exception à la règle et- - Elles sont heureuses car vous avez laver leur cerveau, instaurer des émotions en elles qui ne sont pas censées exister, vous leur avez créé une nouvelle personnalité. Vous les avez détruites. Tout cela pour votre bonheur. En plus d'être des monstres, vous êtes tout simplement égoïste. Pathétique. Et il y a bien une exception à la règle, chère matrone. Cally Thompson. N'oubliez jamais ce nom lorsque vous vous regarderez dans le miroir et arriverez à vous faire face sans vergogne. La colère grandissait à vu d'œil dans son regard mais elle ne dit rien, serrant simplement ses lèvres toutes fines. - Comment le vivez-vous, vous et toutes les personnes s'occupant de cette école, de former des compagnes humaines pour des loups alors que vous, louves, n'avez jamais pu gouter à ce bonheur ? A quel point cela fait-il mal au cœur de savoir que de pauvres petites humaines n'ayant même pas atteint la puberté ont été choisies alors que vous attendez encore votre prince charmant ? Cela fait mal, n'est ce pas ? Une colère encore plus grande apparue dans ses yeux et je savais que tout le monde pouvait la voir. Je la serrai dans mes bras et continuai dans son oreille, murmurant d'une voix sombre, faible et menaçante : - Vous allez tous le payer. Je trouverai un moyen de vous le faire payer à tous, un par un. Je détruirai le plus de monstres possible et je vous chasserai. Une fois que j'aurai gagner mon combat pour la liberté et que je serai libre, je formerai une armée et nous combattrons contre vous. Nous vous anéantirons. Mais... peut-être existe-t-il déjà une armée ? Votre existence ne peut être inconnue de tous, non ?, demandai-je alors avec une once d'espoir dans la voix. Les dernières phrases étaient une improvisation dans mon plan. Il se pouvait qu'une personne ait réussis à achever ce que je prévois d'entreprendre et je pourrais les rejoindre et me battre avec eux ! Je voulais voir la réaction de Madame Sissi pour pouvoir savoir quels pions jouer et quand. Ses yeux s'écarquillèrent tandis qu'elle bégaya : - L'existence d-des loups est secrète, nous sommes les plus p-puissants êtres de cette plane-planète, je ne vois a-absolument pas d'où t'es v-venue l'idée... Bingo. - Je vous détruirai. Je détruirai vos ambitions, vos rêves... Je vous enlèverai ce que vous aimez le plus au monde. A commencer par vous. Elle n'eut le temps de répondre mais la colère dans ses yeux était suffisante et son loup était difficile à contenir. Je lui piquai donc l'intérieur de la paume très fort, ce qui, avec la colère que j'avais fait monter, lui fit allonger ses ongles. Avec un dernier sourire en sa direction face à son regard confus, je me suis mise à crier : - Madame Sissi ! Qu'est ce qui vous prend ? Lâcher moi, vous me faites mal ! Puis je pris ses doigts et les apportai dans ma paume, assez fort pour l'ouvrir. La douleur de la griffure qui semblait plutôt profonde dans ma main gauche me fit monter les larmes aux yeux. En deux secondes, je fus séparée de Madame Sissi, me trouvant dans les bras de Drake. - Eleana ! Tu vas bien ?, demanda-t-il, remplit de panique. Je relevai ma main ensanglantée et levai un regard rempli de fausse tristesse et de chagrin. Je fis semblant de sangloter tandis que de la pure rage apparaissait dans ses yeux. Des Surveillantes tenaient Madame Sissi tandis qu'elle se débattait et criait : - Cette fille est folle ! Ce n'est pas ma faute ! Cette petite g***e m'a cherchée ! Drake se dirigea vers Madame Sissi et lui mit un coup de poing d'une telle force que du sang jaillit de son nez et de sa bouche tandis que sa tête partie fort d'un côté sous le choc de l'impact. Tous les regards étaient tournés vers Madame Sissi. Elle releva le visage et me regarda avec de grands yeux remplis de larmes. Je lui fis un sourire en coin satisfait avant de lui faire un geste de salutation avec la main blessée. Une rage apparue alors dans ses yeux tandis qu'elle cria : - C'est toi le monstre, Eleana Sands ! Tu ne réussiras pas ! Je feignis une expression de choc et de confusions tandis que je tenais ma main blessée comme si elle me faisait souffrir le martyr. Drake se retourna vers moi avec confusion et, voyant mon état, se retourna deux fois plus énervé vers la femme qui fut ma première ennemie. Ma plus longue ennemie également. Tu n'es que la première sur ma liste, Sissi. Et encore, j'ai été plutôt douce avec toi. Mon combat commence et rien ne m'arrêtera.    
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