CHAPITRE 7

1580 Words
PDV Connors: Non mais c'est quoi cette manie qu'elle a de me provoquer à longueur de temps !?  Cette comédie finira par me perdre entre colère et fascination... Aucune femme avant elle n'avait osée hausser le ton face à moi, et encore moins en me regardant dans yeux ! Et voilà que mademoiselle arrive et se persuade gentiment d'avoir tous les droits ! C'est inacceptable ! (En même temps elle n'a pas choisi de venir. T'a la mémoire courte mon vieux car pas plus tard qu'hier tu étais limite en train de la menacée pour qu'elle te suive.) Oh toi la ramène pas ! Moi: Tu veux vraiment mourir... Je m'avançais vers elle, bouillonnent de colère. Si les siècles d'expérience ne trainais pas derrière moi je l'aurais vider de son sang depuis longtemps, surtout que sa tenue n'est d'une grande aide à mon self contrôle, sans parler de ce cou qui est un appel à la démence! (Tu y réfléchiras à deux fois la prochaine fois avant de te lancer dans ce genre de plan foireux...) Décréta ma chère conscience vampirique pourtant à l'origine de cette initiative. Ça ne t'arrive donc jamais de la boucler ? (Rarement !) Je la vis reculer de quelques pas et se heurter contre la porte.  L'impression soudaine de revenir en arrière, plantée dans son salon, me fit sourire à mesure que continuait à avancer, en proie à un amusement certain ! Quant à ma chère Rose elle commençait a paniquer et me tournait le dos pour pleinement s’acharner sur la poignée de porte pour essayer, sans succès, faire céder la verrou. Arrivé à sa hauteur, ma nature vampirique grisée par ce sentiment de supériorité, j’appuyait mes deux mains contre le bois, l’une de chaque côté de sa petite tête bien remplie, gardant cependant les millimètres suffisant pour ne pas la touchée, que ma présence écrasante l’effleure seulement. Immédiatement elle cessa tout mouvement, jusqu’à éteindre sa respiration. Moi: Tu payeras pour cette gifle mon cœur... Ma voix grave s’évanoui au creux de son oreille, tout comme cette sombre promesse qui ne fut entendue que d’elle. Mais mon but n’étant pas d’alimenter sa haine à mon égard je m’écartais une fois ma menace voilée en place, réinstaurant, non sans un certain pincement amer, plusieurs mètres de distance entre nous. Aussitôt elle courut se réfugier à l’autre bout de la pièce, au total opposé de la seule sortie accessible. Gardant mon masque caractérisé par mon indifférence légendaire qui camouflait en vérité ma grande déception je déclarais simplement. Moi: La porte à ta droite est une salle de bain. À l'intérieur il y a des vêtements pour toi, enfiles-les et rejoins moi dans la cuisine. Pour t'y rendre il te suffit de descendre l'escalier sur ta gauche en sortant de la chambre puis longé le couloir sur ta droite pour finir par t'arrêter à la 5eme porte également sur ta droite qui est la cuisine. Si tu n'y es pas dans 15 minutes je viendrai te chercher, en tenue décente ou non. Sur ces mots je déverrouillais la porte et sortis de la pièce sans plus de cérémonie, la laissant seule. PDV Rose: La porte se referma derrière mon kidnappeur en claquement sec qui me fit sursauter violement. Il me fallut d’ailleurs plusieurs longues secondes pour réaliser que j’étais bel-et-bien seule, je m’autorisais alors un interminable soupir de soulagement, traitre de ma précédente nervosité. Pourquoi n'ai-je pas réagi ? Pourquoi n'ai-je pas tenté de le repousser ? Que diable s’est-il passé pour que mon discernement réponde aux abonnés absents ? Comme si son unique présence avait réussi à me faire perdre tout contrôle sur mon être... Se pourrait-il qu’il ait une véritablement emprise sur ce que je désir ? Après tout j’ai l’impression que quelques secondes de plus auraient suffi pour j’en viennes à apprécier cette proximité pourtant malsaine... (Non mais tu t'entends pensée un peu !? Tu es en train de me dire que tu as aimée être collée à un inconnu de sur croit ni plus ni moins que ton kidnappeur ?  Redescends sur terre ma vielle car là rien ne va plus!) Heureusement ma conscience se chargea de me remettre les idées en place, toujours fidèle à son poste. Moi: Je deviens vraiment folle ! Non, rectification : c’est cette situation qui va me rendre folle ! Ce n’était pas une attirance, ça ne se peux pas, simplement du dégoût que j'ai mal interprété. J'hochais la tête avec conviction et partie à la salle de bain. Aussitôt que j’eu ouvert la porte la splendeur du lieu manqua de me faire tomber à la renverse. Les murs de pierres de ce palais irréel conféraient l’ivoire de la baignoire d’angle qui composait également le reste de l’ameublement de cette salle d’eau une beauté éclatante. Un singulier contraste entre douceur et brutalité, raffinement indéniable et primitivité architecturale qui se complétait l’un l’autre dans un mariage harmonieux, de quoi rendre vert de jalousie les plus grands décorateurs d’intérieurs de ce siècle. Tant de luxe pour une même pièce... Tout à coup je réalise je n'ai pas fait attention à l'apparence de la chambre ! Je délaisse donc cette superbe salle de bain et retourne à « ma chambre ». Le constat est sans appel : J'aurais vraiment dû ouvrir les yeux avant, maintenant l’arrêt cardiaque est imminent... Au beau milieu de la pièce, collé contre le mur attenant à la salle de bain, le grand lit à baldaquin sur lequel je m'étais réveiller surmonté d’une parure de draps en soie rose poudré qui réchauffait le bois sombre dans lequel le lit ainsi que l’armoire et la coiffeuse avaient été sculptés. Sans parler des lourds rideaux de couleur similaire qui avaient été tirés pour baignée l’habitacle de toute la lumière que ce nouveau jour éclatant avait à offrir. Mais le plus surprenant restait l’immense bée-vitrée que révélaient ces fameux rideaux. Elle donnait sur un superbe balcon à la vue imprenable sur l’interminable jardin qui s’étendait à perte de vue. (Ça pourrait nous aider quand le moment sera venu de s'enfuir !) Certes ! Je retiens ! Cependant, malgré la catastrophe que représente ma situation je ne peux m’empêcher de m’extasier devant ce sublime intérieur... Tant de richesse pour une seule chambre, je n’ose imaginer le reste du château ! Et tandis que je relève la tête, ne m’attendant plus à grande surprise, le bouquet final se révèle. Au plafond est suspendu un lustre en cristal d'une brillance féerique, qui revoit ses multiples reflets scintillants sur le parquet et dans toute la pièce, dévoilant à mes yeux ébahis les discrète moulures savamment disposées ça et là. Un détail intelligent qui confère à l’endroit toute sa spécialité, et une fois qu’on les a repérés on ne peut plus s’en détacher ! Je ne crois pas pouvoir m'habituer, même pour un jour, à vivre dans un tel environnement. Je passerais trop de temps à faire méticuleusement attention pour ne rien casser ! Reprenant finalement mes esprits je jetai un coup d'œil rapide au réveil posé sur l'une des tables de nuit et constatais sans grande surprise que j’étais en re pour assurer la bonne application de l’ordre qui m’avait été donner : il ne me restait plus que 5 minutes pour terminer de me préparer ! Je venais de passer dix minutes à glorifier la décoration d’une salle de bain et d’une chambre... Je me désespère ! *Un quart d’heure et une minute plus tard* Je fermais la porte de ce que je supposais être ma chambre et pris la direction que le maitre des lieux m’avait indiquée, heureuse qu’il n’ait pas mit à exécution ses dernières paroles. Dévalant les escaliers de marbre blanc à toute vitesse j’essayais de ne pas tomber, ce qui s’avérait être une tâche bien compliquée perché sur une paire de talons somptueux mais vertigineux qui claquaient contre la pierre froide à mesure de mes pas. Très discret ! Une fois en bas je m'avançais dans le couloir jusqu'à atteindre la cuisine dans laquelle j’entrais avec un brin d’hésitation. Pourtant elle se dissipa aussitôt que le résonnement de petits pas précipité me parvint à l’oreille. Je me retournais donc et comme je l'avais prévu ma fille débarqua et me sauta au coup. Je la serrais fort contre moi, la peur qu’il lui soit arrivé malheur s’envolant par ce geste d’amour. Plusieurs instants passèrent avant que je ne sente son étreinte s'affaiblir, sans qu'elle me lâche pour autant. Je la pris donc dans mes bras et lui demandais, la voix tremblante : Moi: Ça va ma puce? Tu n’as rien ? Il ne t'on pas fait de mal? Shaïna : Non ça va ils sont plutôt gentils, ils se sont bien occupés de moi pendant que tu faisais dodo. J'ai voulu aller te voir mais le vilain monsieur (elle me dit cela tout en désignant du doigt l'homme avec qui, bien à contre cœur, je m'étais réveillé et qui venait d'entrer dans la pièce,) m'a dit que tu devais te reposer et que je ne pouvais pas te voir. Je foudroyais le principal intéressé de mon regard haineux qu’il me le rendît par un rictus amusé. Je ne lui prêtais pas plus attention et demandais à ma fille : Moi: Dis-moi Shaïna sais-tu où est tatie Cassou? Au même moment quelqu'un ouvrit violement la porte qui alla se taper contre le mur. Prise de panique je me retournais et dévisageait sans y croire la silhouette qui me faisait à présent face. Après tout la situation n’était peut-être pas si désespérée…
Free reading for new users
Scan code to download app
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Writer
  • chap_listContents
  • likeADD