CHAPITRE 6

1151 Words
PDV Rose: Je me retournais dans ce que j'imaginais comme étant un lit à la sensation du frottement des draps contre ma peau quand ma tête buta contre une masse rigide et glaciale. Un mur ? Non, c'était définitivement trop mou pour en être un. J'ouvris donc difficilement les yeux pour me retrouver face à un torse, loin d'être des plus désagréable à regarder soit dite en passant ! Une petite minute... Un torse !!?? Je relevais alors brusquement la tête et pus voir, à ma grande surprise, l'homme qui se tenait dans mon salon hier soir. À cet instant, je poussais un cri de stupeur tout en essayant de m'extirper du lit, qui n'était vraisemblablement pas le mien, en vain étant donné que l'inconnu me tenait ferment dans ses bras. Je martelais son torse que j'admirais quelques instants plus tôt et lui dis, l'angoisse filante dans mes veines à toute allure. Moi: MAIS LÂCHEZ-MOI ESPÈCE DE PSYCHOPATHE !!! Inutile de vous préciser à quel point la voix éraillée que j'aurais voulu autoritaire l'a pétrifié de peur... Alors que je me débattais toujours comme une folle, l'inconnu me pris les poignets et me fit basculer en arrière de façon à ce que mon dos heurte le matelas, qui au passage est extrêmement confortable, et que son corps se retrouve au-dessus du mien. À cet instant je ne pouvais plus bouger... Tétanisée par la peur de ce qu'il pouvait me faire... Tout à coup, je sentis mes yeux me piquer et les larmes me monter... C'est donc dans un effort qui me parut surhumain que je parvins à lui dire d'une voix à peine audible. Moi: Pi... Pitié ne me faîtes pas de mal... L'inconnu parût surpris de ma réaction, et desserra son emprise sur mes poignets, qu'il garda cependant dans une main sans pour autant les lâcher complètement. Puis, il me répondit d'une voix douce. Inconnu : Eh... Calme toi, je ne vais pas te faire de mal. PDV Connors: Enfin ça dépend la définition que tu as du mot "mal". Pensais-je J'avais dit cette phrase du ton le plus convaincant possible afin de la rassurer et surtout la calmée. Pour l'heure j'ai autre chose à faire que de m'occuper d'une enfant apeurée. Voyant qu'elle s'était enfin apaisée, je relâchais totalement ma prise sur ses poignets aussi frêle qu'un fil d'araignée et me laisser tomber sur le côté, bien à contre cœur je l'avoue. Dès que Rose fut complètement libre de ses mouvements, elle s'empressa de s'extirper du grand lit à baldaquin avant de courir jusqu'à la porte. Toujours allongé sur mon lit la tête soutenue par ma main gauche, je la vis l'ouvrir précipitamment. "Ces humains, toujours à brasser de l'air pour rien et à dépenser leur énergie dans des choses inutiles !" Se moqua ma conscience. D'un geste ma main libre je fermais la porte à double tour. Rose la fixait à présent d'un air éberlué, je décidai alors d'écouter ses pensées. HEIN !? MAIS COMMENT IL A FAIT ÇA !?? C'EST IMPOSSIBLE DE LÀ OÙ IL EST ET... Oups, mauvaise idée ! A part choper une bonne migraine matinale, écouter ses cris intérieurs ne m'apportera rien de plus. Je me massais la tempe et Rose se tourna vers moi, tremblante sous le coup de la stupéfaction. Rose: Comment vous avez fait ça ? Je ne pris pas la peine de répondre à cette question, ne jugeant pas utile qu'elle soit mise au courant de l'envers du décor immédiatement, autant s'amuser un peu d'abord ! Elle serra ses poings contre ses hanches et déclara ensuite d’une voix autoritaire et agacée, on aurait pu croire qu'elle était sur le point d'exploser... Rose: Je veux voir ma fille et mon amie. Je vous préviens que si vous leur avez fait quoi que ce soit je vous jure que... Je ne la laissais pas finir sa phrase. M'approchant d'elle à vitesse vampirique, je lui dis tout en posant délicatement mon index sur ses lèvres fines : Moi: Chuuuut.... Pas de menaces en l'air. Je pourrais m'énerver et cela serait vraiment problématique... Déclarais-je en lui adressant un sourire carnassier, qui je suis sur lui a permis d'entrevoir mes canines qu'elle ne sembla pourtant pas remarquer. Je continuais donc. Et puis quel dommage se serait que de froisser cette belle amitié naissante, ne trouve-tu pas ? M'exclamais-je en saisissant l'une de ses boucles brunes. Elle tenta aussitôt de répliquer mais je ne lui en accordais pas le temps. Quant à ta fille et ton amie elles se portent toutes deux à merveille. J'enlevais finalement mon doigt et elle reprit. PDV Rose: Je m'abstenais de lui demander comment il avait fait pour se présenter si vite devant moi, bien que cette question me brûle les lèvres. J'optais donc pour la seconde option : Moi: Je souhaite sortir car... Je ne pu, encore une fois, finir ma phrase car mon estomac se manifesta. *Grrrrrrrrrrrr....* Et merde... Bon bah pour la discrétion et l'élégance on repassera ! L'inconnu leva les yeux au ciel avant de me dire d’une voix dure. Inconnu : Je vois... Dans ce cas vas-y mais change toi avant. Je jetais un œil à la tenue et manquais de chanceler en découvrant l'accoutrement que je portais. C'était une petite nuisette de soie bleue nuit, qui m'arrivait un peu au-dessus des genoux, avec de fines bretelles et de la dentelle de cette même couleur au niveau du bustier aussi qu'un petit short en soie qui trouvait son pareil dans le haut de ma tenue. Mais je pus également constater avec soulagement que je portais une culotte. Cependant le soupir de soulagement ne passa pas la barrière de mes lèvres, trop obnubilée par une nouvelle une pensée me traversa l'esprit à la vitesse de la lumière, provoquant ma colère. J'accablais aussitôt l'inconnu de mon regard noir et arrivais à sa hauteur en deux grande enjambées, rouge de honte. J'essayai tant bien que mal de garder mon calme et de ne pas crier étant donné que je n'étais pas vraiment en position de force mais c'était belle et bien peine perdue. Rose: C'EST VOUS QUI M'AVEZ CHANGÉE !!? L'inconnu : Il se pourrait bien que oui ! Il me dit ceci comme si c’était la chose la plus normale du monde, à la frontière de l'évidence, paré d'un sourire en coin détestable que je mourrais d'envie de lui arracher ! Sans réfléchir d'avantage je lui assénai une gifle monumentale dont le claquement raisonna dans toute la chambre. Choqué, mon ravisseur porta sa main à sa joue endolorie sur laquelle une marque légèrement rougeâtre commençait à apparaître. Il tourna son visage furieux dans ma direction et ancra ses yeux noirs dans les miens. Une telle rage en ressortait si que j'en tremblais presque... Pourtant déterminer à ne pas lui dévoiler mes faiblesses et habitée par un nouvel élan de courage, je soutiens son regard. Il me faudra plus que des pupilles assassines pour me convaincre de lâcher l'affaire.
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