Au bout du comptoir, Garfield et Polak posèrent leurs bagages. Ils attendaient Grondin. En hauteur, un poste de télévision diffusait les images muettes du journal télévisé. Le portrait du ministre français de la Défense apparut en gros plan, un bouquet de caméras sous le nez. De courtes séquences montraient des militaires en manœuvre, et les drapeaux français et slovaques flottaient devant une colonne de blindés. Garfield se détourna. — Les voilà bien partis pour noyer le poisson, avec une grosse tartine sur l’amitié franco-slovaque… Je me demande quand même ce qu’ils vont rendre public au sujet de Pinchon… S’ils en parlent ! Du politiquement correct, certainement… — Mouais… Tu parles ! Aussi politiquement correct que notre petit séjour en terre slovaque... Que du vent tout ça ! Bon… On

