Chapitre 2

3032 Words
Gaël se racla la gorge et gigota nerveusement sur sa chaise.   Cet homme existe-t-il réellement ? Est-ce légal d’être aussi beau ?! Je lui ai serré la main !   Il avait conscience qu’il se comportait comme un fan hystérique mais il ne pouvait pas s’en empêcher. Que dire, Jason avait cet effet-là sur tout le monde. En parlant de Jason, il n'avait pas dit mot depuis le début de leur interview et ça commençait à mettre Gaël mal à l’aise. Surtout que Jason le fixait avec une intensité qui lui donnait des frissons. Jason saisit la fiche de Gaël posée sur sa table et dit :   -         Alors... Gaël Harley. -         Oui, monsieur.   Mhm, joli timbre de voix.   -         Vous savez pourquoi vous êtes ici? -         Oui, monsieur. Pour un poste de stagiaire. -         C'est exact. Vous êtes décidé à travailler, j'imagine ? -         Oui, monsieur. -         Dites-moi pourquoi. Impressionnez-moi. -         Hein ? Fit Gaël, pris au dépourvu.   Il a déjà passé une interview avec d’autres employés. Ils lui avaient dit que s’il venait voir le patron, ce n’était qu’une formalité, pour confirmer ! Jason s’accouda sur son bureau et posa sa tête entre ses mains.   - Qu’avez-vous de différent, d’unique ? Je vous ai choisi parmi beaucoup d’autres. Montrez-moi que je n’ai pas eu tort de le faire. Dois-je me répéter à nouveau, monsieur Harley? - N-non, hum...   Gaël était mal.   Pourquoi je veux travailler gratuitement pour vous... Parce que vous êtes sexy? Parce que je pourrais me rincer l'œil chaque fois que vous passerez devant moi? Parce que n'importe qui tuerait pour être à ma place? J'ai dit que vous étiez sexy– Mais qu’est-ce que je raconte ! Je ne peux pas lui répondre ça !   Gaël soupira intérieurement. Pourquoi lui ?   - Eh bien... Commença-t-il. Travailler ici a toujours été l’un de mes rêves. J’adore cette compagnie ! Je suis persuadé que l’expérience que je vais acquérir de ce stage me permettra non seulement de grandir en temps qu’étudiant mais en tant qu’homme. Je suis quelqu’un de dévoué à mon travail, je finirai toute tâche à la perfection, et je ne refuserais jamais de faire ce que vous me demanderez de faire.   La quasi-totalité de sa confession, hormis la dernière partie, était fausse. S’il avait déposé sa candidature ici, c’était tout bonnement parce que Pandora lui avait forcé la main ! Ce n’était pas qu’il ne voulait pas de ce stage, c’est juste qu’il ne pensait pas avoir une chance d’être choisi. Comme vous pouvez le constater, son estime de lui-même était assez basse. Le petit sourire en coin réapparut sur les lèvres de Jason.   - J’aime votre audace, lança-t-il en riant. Vous me mentez en me regardant droit dans les yeux.   Gaël se raidit sur place et déglutit.   - Vous êtes plutôt amusant, Mr Harley, continua-t-il. Et vous avez un petit quelque chose qui me plait bien.   Il marqua une courte pause avant de continuer :   - Ou alors, je suis juste sous le charme de votre joli visage.   Si Gaël avait de l'eau dans la bouche, il l'aurait surement déjà recraché au visage du bel étalon qui se tenait devant lui.   Quoi?!?   Jason rit mentalement.   J’en étais sûr.   - Je suis sûre que votre petite amie crève de jalousie. Je la comprend.   La mâchoire de Gaël faillit toucher terre.   Bon sang, donnez- moi une bouteille d'eau, que je puisse lui cracher au visage!   Gaël sentit ses joues s’embraser et détourna la tête pour essayer de le cacher, en vain.   - Hum, n-n… Non… Bégaya-t-il. Je... J-je n’ai pas… Pas de…   - Vous n'avez pas de petite amie ? Comment est-ce possible ?   - Je ne sais pas, haha…   - Un petit ami, alors ?     On venait définitivement de perdre Gaël. Pour couronner le tout, il s’étouffa avec sa propre salive et fut pris d'une quinte de toux embarrassante. Jason, lui, cachait à peine sa joie. Il avait tapé dans le mile.   Une telle coïncidence ne peut être qu’un signe du destin. Je suis sur la bonne voie.   Jason pris une pose plus relaxée, et défit légèrement sa cravate d'une façon très, très sexy que Gaël ne loupa pas. Jason faillit pouffer de rire en voyant la tête qu’il faisait. C'était définitivement le garçon qu'il lui fallait.   -         P-p-p-p-p-pas de petit ami non plus ! Réussit finalement à répondre Gaël, le souffle court.   Il n’arrivait plus à comprendre ce qui se passait.   -         Bien, répondit Jason. Mr Harley, je vais aller droit au but parce que je suis un homme d’action. Vous me plaisez.   Ce n’était que partiellement faux. Il laissa une longue pause s’installer après cette phrase et attendit patiemment que Gaël comprenne où il voulait en venir. Gaël regarda dans le vide un moment puis commença à tripoter ses boucles brunes, chose qu’il ne faisait lorsqu’il était nerveux. Décidément, cette « formalité » avait pris une toute autre tournure !   -         En tant que… Stagiaire ? Osa-t-il demander. -         Non. En temps… Qu’homme.   Gaël déglutit. Il avait l’impression qu’il faisait de plus en plus chaud, dans cette pièce !     -         Vous... Vous êtes sérieux ? Première chose que vous devez retenir sur moi : je suis toujours sérieux. Je n’ai pas envie que ça passe pour du harcèlement sexuel alors je vous préviens juste, Mr Harley. Ne vous inquiétez pas, je ne vous forcerez pas la main. Si l’idée vous dérange énormément, vous pouvez toujours refuser ce stage. Si vous le voulez quand même mais que vous n’êtes pas intéressé, vous pouvez le garder, vous avez ma parole que je vous laisserai tranquille. Mais sachez que je me sentirai honoré si vous me laissiez la chance de mieux vous connaître. Peut-être un dîner, ce soir, vous irait-il ? -         Je... Je ne sais vraiment pas quoi vous dire, monsieur… -         Dites oui.     Gaël eut un frisson dans le dos. Il n’arrivait pas à y croire. Est-ce que Jason Jefferson Lloyd, le fils ainé de la famille Lloyd, et l’homme que tout le monde se dispute, venait vraiment de lui faire des avances ?! Ça ne pouvait être vrai. Tout ça était très louche, évidemment. Il y avait anguille sous roche, et il n’était pas assez bête pour tomber dans le panneau. Mais… C’était Jason Lloyd ! Ses hormones lui criaient d’accepter sur le champ !      -         Puis-je y réfléchir, monsieur ? Demanda-t-il avec sérieux. Pour votre demande et pour le stage également… -         Bien sûr. Vous pouvez rentrer chez vous. Votre numéro est sur la fiche, je vous appellerai ce soir pour entendre votre décision. -         D’accord… Répondit Gaël en se levant. Au revoir, monsieur. -         Appelez-moi Jason.     Gaël ne répondit pas. En se dirigeant vers la porte, il sentit le regard de Jason Lloyd lui brûler le dos.     *****     Que faire ?     Gaël était dans sa chambre, allongé sur son lit, et écoutait de la musique avec son casque. Comme ça, avec sa musique préféré dans les oreilles et le confort de ses draps, il se sentait coupé du monde et tous ses soucis s’envolaient. Ça devait faire trois heures qu’il réfléchissait. La secrétaire d’Elite Mode lui avait envoyé un message, plus tôt. A supposer qu’il acceptait, Jason lui donnait rendez-vous à l’hôtel-restaurant le plus classe de la ville, un cinq étoile qui faisait actuellement parti de leur chaîne de restauration. Oui, les Lloyd étaient blindés de tunes et même pour Gaël, qui venait d’une famille aisée, tout ça était plus effrayant qu’autre chose. Et s’il y allait et qu’il cassait un verre par mégarde ? Il n’aurait jamais de quoi rembourser ! Et Jason se moquait sûrement de lui. Pourquoi voudrait-il de quelqu’un comme lui quand il pouvait avoir littéralement qui il voulait ? Gaël mourrait d’envie d’en parler à Panda ! Quoique tout ceci devrait probablement rester confidentiel… D’ailleurs, ça l’étonnait que Jason ne lui ait pas fait signer un contrat ou quelque chose du genre… Il ne voulait quand même pas que tout le monde le sache, si ?    Il doit sûrement me vouloir comme son nouveau joujou… Il m’a vu et s’est dit que ce serait bien de m’avoir une fois, comme ses nouveaux plats qu’on décide de goûter et qu’on ne commandera plus jamais de notre vie…   Détrompez-vous, il n’avait rien contre les coups d’un soir, chacun faisait ce qu’il voulait. Mais lui préférait les vraies histoires d’amour, à la vieille école, qui commençaient par un regard, une rose, des mots doux, qui s’embellissaient au fil des jours et  qui se terminaient par un mariage…   Mais assez rêvassé comme ça. On parle quand même de Jason Lloyd, là !   Gaël, qui était allongé sur le ventre, sentit soudain un poids s’affaler sur son dos, ce qui le fit sursauter et revenir à la réalité. Il retira son casque et se retourna pour découvrir la coupable : une petite fille aux couettes les plus mignonnes du monde lui riait joyeusement au nez, tout en lui tirant la langue.   Elle avait les mêmes cheveux noirs que lui et les mêmes yeux, et à chaque fois que Gaël la regardait, il se disait toujours la même chose, à savoir : que sa petite sœur deviendra surement une très belle femme un jour.   Gaël se releva et la souleva pour la mettre sur ses genoux. Il prit une grande inspiration puis lui fait des papouilles sur ses adorables petites joues, la faisant rire aux éclats.   -         Ça va, ma puce ? Demanda-t-il d’une voix aiguë. Qu’est-ce qu’il y a ?   Là, Camille fit la même tête que d'habitude. Elle se creusa les joues et donna une forme en « o » à sa bouche tout en secouant les bras à la manière des pirates.   -         Ooooooooh! Qui vit dans un ananas dans la mer?! Cria-t-elle.   Gaël se contenta de sourire mais apparemment, ce n'était pas la bonne réponse.   -         Mais répond ! -         Bon, d'accord. Bob l'éponge carrée ?   Elle leva un de ses minuscules petits pouces en signe d'affirmation. Il ramena donc le petit poussin qui lui servait de petite sœur dans le salon et alluma la télé pour qu’elle puisse regarder son dessin animé préféré, à savoir Bob l'éponge. Eh oui, pendant que les autres petites filles de sept ans étaient obsédées par Les Aventures de Ladybug, Camille, elle, n’en avait que pour Bob. Gaël, lui, se contenta d'aller à la cuisine pour se servir un verre de jus, et tomba sur son père.   - Salut, papa.   - Bonjour fils, répondit son père, en appuyant très fort sur le mot « bonjour » comme pour lui rappeler que « salut » n'était pas admissible pour lui. Ta mère n'est pas encore rentrée ?   - Non.   - D'accord, j'imagine qu'elle est encore au boulot.   Sa mère était une grande femme d'affaire, une des raisons pour laquelle ils vivaient assez aisément. En effet, ils étaient tous comblés sur le point de vue matériel mais c'est vrai qu'un peu de présence féminine ne ferait pas de mal aux trois habitants de la maison !   Bref, il termina son jus d'orange puis se dirigea à nouveau vers sa chambre, tout en écrivant un message à Panda, sa meilleure amie, où il lui disait qu'il venait la chercher pour aller s'adonner à son activité favorite : shopping !   *****   -         Quoi?!?   Encore une fois, Pandora ne mesurait pas l'intensité de ses cris avant de les sortir de sa bouche, car tout le magasin venait officiellement de se rendre compte de leur présence.   -         Tu recommences! Se plaignit Gaël. -          Non mais, tu te rends compte de ce que tu es en train de me raconter?! S’exclama-t-elle. LE Jason Lloyd, alias le mec– -         Lui-même. -         –Te drague?! -         Je ne suis pas sûr qu’on puisse vraiment appeler ça comme ça… Il a été tellement direct…   Pandora essuya une fausse larme du coin de son œil et soupira dramatiquement.   -         L'élève a officiellement dépasse le maitre ! Déclara-t-elle. Le plus dur, dans ce métier, c'est de les voir partir et voler de leurs propres ailes ! -         Mais qu'est-ce que tu racontes ! -         J’espère que tu ne vas pas te défiler, jeune homme ! Je te connais. Tu risques de faire ta chochotte et trouver une excuse bidon pour ne pas y aller ! -         Mais enfin, je viens de le rencontrer ! Je ne vois pas pourquoi j’accepterai. -         Tu ne vois pas– Non mais tu es sérieux, là ?! Aurais-tu omis de le regarder, pendant votre interview ?? IL EST A TOMBER ! -         Shhh, calme-toi, enfin !     Gaël savait que Jason Lloyd était attirant et, évidemment, il était attiré par lui. C'est le genre de personne qui te faisait fondre du regard, le genre à qui tu avais envie d'obéir au doigt et à l'œil, aveuglément, même s’il te demandait de sauter d’un pont. Le genre qu’on idéalise, qui nous obsède et que l’on ne pouvait avoir que dans nos rêves les plus beaux.   Bref, le genre inaccessible, encore plus pour quelqu’un comme moi.   Après quelques secondes, Gaël répondit :   -         Non mais, tu ne trouves pas ça bizarre, toi, qu’il me dise tout ça, comme ça, à notre première rencontre ? C’est trop étrange ! Il ne peut pas être sérieux. -         Bien sûr que c’est étrange, Gaël. Mais tu es à un âge où on fait n’importe quoi ! Il faut passer par là pour devenir plus mature. Quand on grandit sans faire de conneries, on vieillit avec des regrets. Alors trouves-toi de quoi t’habiller et vas à ce dîner. Au pire, tu m’appelles et je viens lui botter le cul !   Gaël sourit. Panda avait une si belle façon de le convaincre de faire n’importe quoi !   *****   Jason se regarda dans le miroir, admirant la tenue qu’il s’était choisi pour  l’occasion : une chemise blanche dont il enroula les manches et un pantalon bleu marine, avec une de ses Rolex au poignet. Simple mais efficace.  Le gel qu’il avait appliqué à ses cheveux les avait assombris et lui donnait des airs d’agent secret. La fiche de Gaël à la main, il alla se servir un autre verre de scotch au petit bar de sa cuisine puis retourna s’asseoir dans le salon. La photo d’identité de Gaël, collé à un coin de sa fiche, le défiait du regard. Sur cette photo, Gaël était parfait. Il était juste parfait.   Gaël Harley... Gaël Harley... Où ai-je déjà entendu ce nom ? Mais oui !   Samantha Harley. Elle a déjà collaboré avec son père, il y a longtemps. Maintenant qu’il y pensait, la ressemblance était frappante. Jason ne savait pas si c’était une bonne chose ou non, étant donné qu’il aurait voulu utiliser quelqu’un avec qui il n’avait aucune relation du tout.   Voyons déjà ce qui va se passer ce soir.   Jason sortit de chez lui, les clés en mains, et ouvrit son garage. Aujourd’hui, il a choisi d’emmener sa Ferrari bleue, tout simplement parce qu’elle allait avec sa tenue. Oui, il collectionnait les voitures de luxe, en bon gosse de riche qu’il était. Avec un sourire malicieux, il démarra la voiture et se mit en direction de l’adresse que Gaël lui a donnée. Qu’elle ne fut sa joie quand celui-ci avait confirmé avec sa secrétaire, plus tôt ! Tout se passait comme il le voulait. Il ne roulait que depuis une vingtaine de minutes lorsqu’il arriva devant le logement des Harley : une grande villa basse blanche, avec une vaste pelouse, illuminée par le collier de projecteurs installés tout autour. Une belle maison, en somme.   -         Ce n’est pas l’argent qui lui manque… Constata Jason. Ce n'est donc pas par là qu'il faut que je commence.   Il sortit son téléphone et appela Gaël, qui décrocha au bout de deux sonneries.   -         O-oui ? -         Je suis là.   Sur ce, il coupa l’appel et sortit s’adosser sur sa voiture, devant le portail de la maison.   Que le spectacle commence.     *****   Suite à cet appel, les jambes de Gaël tremblèrent comme du coton.   Il est là !!!   Il n’arrivait toujours pas à y croire. Allait-il vraiment dîner avec Jason Lloyd ? Il se regarda une toute dernière fois dans le miroir de sa chambre : il portait un col roulé noir, avec une veste grise par-dessus, et un pantalon noir. Il ne savait jamais quoi faire avec ses cheveux alors il les a laissé comme tel. Il avait fait de son mieux mais ne savait pas si c’était suffisant pour Jason Lloyd. Plus il se regardait, plus il se trouvait affreux ! Il ne se sentait vraiment pas prêt pour ce rendez-vous.     Du calme, Gaël… Ce n’est qu’un dîner. Un dîner professionnel.     Enfin décidé, il sortit de sa chambre.     -         Où est ce que tu vas, habillé comme un roi, mon petit prince ?   Il se retourna et ne put s'empêcher de sourire à la vue de la superbe femme qui le regardait d'un œil interrogateur, un sourire fatiguée scotché sur les lèvres.   -         Maman !   Gaël ne se retint pas  et plongea dans ses bras, ne se sentant pas gêné par le fait d'avoir vingt ans et de toujours vouloir des câlins de sa mère qui ne refusait d'ailleurs jamais. Après quelques secondes à être restés dans cette position, ils se détachent enfin et sa mère lui reposa la question.   -         Alors, où tu vas ? -         Oh, hum... A un entretien, disons ? -         Ah, vraiment. Si tard ? -         C’est un peu spécial…   Sa mère attendit qu’il en dise plus mais, comme il ne le fit pas, elle haussa les épaules.   -         Bon, je n’insiste pas. Fais attention quand même. Moi, je vais me coucher. Bonne chance pour ton entretien.     Gaël fit un bisou à sa mère et la regarda s’éloigner vers sa chambre avant de soupirer lourdement.   Oh, maman. Si tu savais !   *****   Jason répondait à des mails sur son téléphone quand il entendit le portail s’ouvrir. Il leva les yeux et vit Gaël s’avancer vers lui, plus crispé qu’un poing.   -         Bonsoir, le salua-t-il avec un sourire ravageur. -         Bonsoir, monsieur. -         Je vous en prie… Appelez-moi Jason.   Il regarda Gaël de la tête au pied et sourit avant de lancer :   -         Vous êtes splendide. Cette tenue vous va à merveille. J’adore.   Cette fois, Jason ne mentait pas. Gaël était le genre de personne qu'il aimait prendre le temps de dévorer. Son innocence allait causer sa perte. Sur ce, Jason sourit de plus bel et se dépêcha d'installer ce qui semblait d'ors et déjà être sa prochaine victime, en plus d'être le pion indispensable à son plan avant de prendre le volant. Pendant le trajet, Gaël réfléchit aussi vite qu'il put, comme à son habitude. « J'adore ». « J'adore ». Ce petit bout de phrase l'obsédait depuis le moment où il était sorti de la bouche de Jason. Il lança un bref regard à ce dernier, qui avait les yeux fixés sur la route, et un léger, presque invisible sourire au coin des lèvres. Puis ses yeux se posèrent sur ses cheveux blonds. C'était la première fois qu’il trouvait cette couleur de cheveux parfaite sur un homme. D'habitude, il préférait les bruns. Mais il voulait bien faire abstraction à la règle, cette fois…   Mais à quoi est ce que je pense ?! C’est peut-être mon futur patron qui est là ! C’est sûrement à cause de ce que Panda m’a dit ! Ce n'est qu'un diner, tout ce qu’il y a de plus normal !   Jason, lui, pensait différemment…
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