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3112 Words
5Avec les vacances, reprirent les jeux habituels et l’enquête sur la maison d’en face. Ce matin, Eric relisait ses notes dans son cahier d’écolier. Il se disait qu’il manquait des pièces à son puzzle, et il se posait bien des questions. Dans l’après-midi, il se trouvait avec sa sœur et Martine qui était venue jouer avec eux, sous la tonnelle, quand il aperçut le chat blanc. On aurait bien dit qu’il sortait de la maison, mais par où ? Les filles jouaient aux cartes, et n’avaient pas remarqué qu’Eric était préoccupé par autre chose… Le chat fit un petit tour dans le jardin et remonta sur le perron, mit le nez dans sa coupelle. Eric se demanda alors si elle était pleine, et il avait beau tendre les muscles de son cou au maximum, il ne pouvait voir mieux. Le chat avait l’air de laper, puis il s’étendit de tout son long sur le perron, avec les pattes avant sous le menton et entreprit une sieste. Le cerveau d’Eric bouillonnait, pour lui il se passait quelque chose d’intriguant dans cette maison, il en était persuadé. Sa sœur lui lança un coup d’œil et vit de quel côté était tournée son attention, alors elle l’appela pour qu’il se joigne à elles pour jouer aux cartes. Ce qu’il fit afin de ne pas mettre la puce à l’oreille de Martine. À 4 heures, Sylvie les appela pour leur faire partager un délicieux goûter accompagné d’une orangeade bien fraîche. Puis ils retournèrent à leurs jeux. Arrivèrent les vacances de Jacques et avec elles le départ en camping à Ronce-les-Bains près de Royan. Les enfants étaient ravis de partir et de revoir la mer qui leur manquait tant. Après avoir fait les bagages, on mit tout dans la voiture, sans oublier la toile de tente et tout le nécessaire pour camper, et en route pour l’aventure. Le voyage ne fut pas très long et arrivée au camping, toute la famille participa pour s’installer confortablement. Jacques monta la tente, aidé d’Eric, et les femmes s’affairèrent avec les bagages et ustensiles pour la cuisine. Une fois que tout fut rangé, ils se précipitèrent vers le fond du camping, où une petite ouverture menait directement à la mer, il y avait peut-être 100 ou 200 mètres et on se trouvait sur la plage. Il faisait beau et il n’était pas trop tard, aussi chacun ôta short et tee-shirt pour se retrouver en maillot de bain, et se mit à courir vers la mer pour tester la température de l’eau. C’est bon, l’eau était bonne, aussi ils se baignèrent. Une bonne heure après, ils retournèrent au camping, pour une première journée c’était bien. Ils prirent une bonne douche et dînèrent tranquillement en papotant joyeusement. Après une partie de petits chevaux acharnée, tout le monde entra sous la tente pour une bonne nuit de sommeil. Le lendemain les enfants étaient tout heureux de se réveiller au bord de la mer. Il leur tardait de retourner se baigner et ils s’amusaient sur la plage comme ils le faisaient à Dakar. Les souvenirs remontaient et ils pensaient au bon vieux temps qu’ils avaient passé là-bas. Enfin maintenant c’était une nouvelle vie qui s’ouvrait à eux et elle serait sûrement toute aussi excitante, leur dit leur père. Oui, pensa Eric, aussi excitante, en pensant à la maison d’en face. Pendant huit jours, ils vécurent au soleil, avec la mer pour s’amuser. Ils firent de grandes balades sur la longue plage du littoral, firent encore des châteaux de sable (bien qu’Eric se disait que c’était pour faire plaisir à sa sœur, car lui n’avait plus l’âge !), si près de la mer, que les vagues les détruisaient chaque fois, ce qui les faisaient bien rire. Parfois les parents leur achetaient une gaufre ou bien une sucette chaude, sur la place de Ronce-les-Bains, et leur payaient un tour ou deux de manège. Jacques et Sylvie semblaient heureux eux aussi, ils se baladaient main dans la main en souriant à la vie et à leurs enfants. On envoya aussi des cartes postales aux grands-parents et à quelques amis dont Martine, qui elle, n’était pas partie en vacances. Sylvie dit : « Si tout va bien, l’année prochaine, on l’emmènera en vacances avec nous, si vous voulez ! » – Oh oui ! s’écria Sophie, ce sera bien, maman merci ! Eric sourit à sa sœur : quelle gamine ; se dit-il ! Le retour s’annonça, on replia bagages et toile de tente et on reprit le chemin de Jarnac. Paul et Françoise avaient préparé le repas. Les enfants étaient heureux de rentrer malgré tout et de retrouver leurs occupations habituelles. Eric monta rapidement jusqu’au jardin, et alla s’asseoir sur le muret. Rien n’avait bougé, rien n’avait changé, il est vrai qu’ils n’étaient partis que depuis huit jours. Le chat était toujours là, fidèle au poste, et dormait enroulé sur le perron. Il remarqua cependant une toute petite chose, le volet de gauche semblait avoir été décroché et mal refermé. Oui, il en était sûr, il avait suffisamment observé cette maison, pour que rien ne lui échappe. Ce volet avait été ouvert et mal refermé. Il mourait d’envie d’aller voir et de constater par lui-même ce qu’il voyait. Quelqu’un serait-il venu pendant leur absence ? Il devait en avoir le cœur net et décida d’aller voir Martine, elle avait peut-être vu ou entendu quelque chose. Il redescendit jusqu’à la cuisine et dit à sa mère : –Maman est-ce que je peux aller dire bonjour à Martine ? Sylvie sourit à la demande de son fils. –Ah ! Tu es bien pressé de la revoir, on dirait ? Elle se rendit compte de l’énervement que provoquaient ses paroles sur son fils, aussi elle dit : –Allez vas-y donc et emmène ta sœur, elle sera heureuse de la revoir elle aussi. –D’accord maman et merci. À tout à l’heure ! Il appela sa sœur qui était montée dans sa chambre et lui dit qu’ils allaient se rendre chez Martine. Sophie s’empressa de se préparer et descendit quatre à quatre les escaliers pour rejoindre son frère. Tous les deux après avoir dit au revoir à leur mère, sortirent de la cuisine et se dirigèrent vers le lourd portail de fer, qu’ils refermèrent derrière eux, et se retrouvèrent dans la rue. Sophie regarda son frère à la dérobée, elle le connaissait trop pour ne pas deviner qu’il avait une idée en tête, et elle lui demanda pourquoi ils se rendaient chez Martine. Celui-ci lui expliqua ce qu’il avait cru voir à propos des volets de la maison et lui dit qu’il voulait savoir si Martine avait entendu parler de quelque chose de nouveau à ce sujet, pendant qu’ils étaient en vacances. Martine fut heureuse de les revoir, et ils s’empressèrent de s’éloigner de la maison en allant au fond du jardin pour parler tranquillement. Elle posa des questions sur leur séjour et sur la mer. Sophie ne put s’empêcher de lui dire ce que sa mère avait projeté pour l’année prochaine, et Martine avait explosé de bonheur, car ses parents n’avaient pas les moyens de partir en vacances. Eric commençait à s’impatienter du bavardage des filles, alors il décida de se lancer. –Alors, il ne s’est rien passé pendant notre absence, que tu as à nous raconter ? –Non, répondit Martine étonnée, qu’est-ce que tu veux qu’il se passe dans ce coin ? –Je ne sais pas moi. Par exemple tu n’as pas vu quelqu’un venir dans la maison en face de chez nous ? –Non, je ne crois pas ! Ah ! Si, le père Antoine est venu avant-hier, il avait un grand sécateur. Je crois qu’il a coupé une grosse branche de l’arbre qui est près de la clôture car elle menaçait de tomber sur la route. –Ah ! Bon, dit Eric déçu par la réponse de Martine. –Pourquoi tu as remarqué quelque chose de bizarre ? dit encore Martine. –Non, c’est juste pour savoir. –Allez racontez-moi vos vacances maintenant, dit Martine. Et les enfants parlèrent de leurs vacances et oublièrent le reste. Avant le soir, les enfants rentrèrent chez eux. Ils trouvèrent leurs parents assis avec les grands-parents autour de la table de jardin, dans la cour, en train de prendre l’apéritif, en parlant eux aussi des vacances. Une fois les enfants rentrés, Sylvie retourna avec sa mère dans la cuisine pour préparer le dîner, qu’on prendrait dehors car il faisait très beau. Sophie fut appelée pour dresser la table. Paul et Jacques parlaient de pêche, demain ils voulaient aller taquiner le poisson dans la Charente où femmes et enfants viendraient les rejoindre pour le déjeuner. Les vacances continuaient avec bonheur ma foi. Une fois montés dans leur chambre, Eric et Sophie se retrouvèrent pour parler. Eric raconta à sa sœur ce qu’il croyait avoir vu dans la maison d’en face. Celle-ci lui rétorqua qu’à force d’enquêter, il se mettait des choses qui n’existaient pas en tête. Eric se fâcha, il savait bien ce qu’il avait vu, et il n’en démordait pas. Il dit bonsoir à sa sœur, et rentra dans sa chambre en bougonnant pour essayer de dormir. Le lendemain il se souvint que son père avait prévu d’aller à la pêche, alors il se leva tôt, afin de partir avec lui et Paul. Jacques fut surpris de la voir arriver dans la cuisine déjà prêt, et lui dit : –Et bien mon fils, te voilà prêt, on dirait ! Tu veux te joindre à moi et à ton grand-père pour aller à la pêche ? –Oui répondit Eric, si vous voulez bien de moi. –Mais bien sûr répondit Jacques, ça me fait même bien plaisir. Allez bois vite ton café au lait et on y va, papy nous attend. –Sylvie, s’écria Jacques depuis la cuisine à sa femme qui était dans la salle de bain. On y va et ne cherche pas Eric il vient avec nous ! –D’accord, fit-elle, à tout à l’heure. Bonne pêche les hommes !! Eric était heureux d’être allé pêcher. Ici au moins, au bord de la rivière tout était calme et il pouvait réfléchir. Cet après-midi sa sœur serait là et ce ne serait déjà plus pareil. Chaque homme avait un poste bien défini, suffisamment éloigné pour ne pas se gêner et suffisamment près pour pouvoir se parler si besoin, sans s’égosiller. De temps en temps, Eric remontait un goujon et il était content de sa prise. Mais surtout il faisait marcher sa cervelle à 200 % pour comprendre ce qui pouvait se passer dans cette maison qui occupait toutes ses pensées. Hier soir avant de dormir il avait noté soigneusement ses dernières investigations au sujet de la maison d’en face, puis il avait écrit une série de questions : –Pourquoi les Dupuis avaient-ils abandonné leur maison ? –Pourquoi le chat blanc venait-il tous les jours se coucher sur le perron ? Et pourquoi sa coupelle était toujours pleine de lait ? Qui venait le nourrir ? –Pourquoi avait-il aperçu de la lumière le soir de l’orage, l’an dernier ? –Pourquoi avait-il entendu nettement des coups derrière les volets fermés de la maison ? –Pourquoi avait-il l’impression qu’un volet avait été ouvert et mal refermé ? Que se cachait-il derrière ces volets fermés ? –Y avait-il quelqu’un de caché à l’intérieur, ou était-ce comme disait sa sœur un fantôme ? Il n’y croyait pas, il ne croyait pas à ces choses irrationnelles… Il pensait qu’il y avait sûrement une réponse terre à terre et normale à toutes ces questions et qu’il allait la trouver, ce n’était qu’une question de temps. –Oh ! Eric, tu m’entends, qu’est-ce qu’il se passe ? Reviens sur terre… Jacques s’était levé et venait vers lui, inquiet… –Tu ne m’as pas entendu t’appeler ou quoi ? –Non papa, j’étais dans mes pensées je ne t’ai pas entendu, excuse-moi, dit Eric surpris. Son père venait lui dire que les femmes étaient arrivées et qu’ils allaient déjeuner. Il se leva donc, en laissant sa ligne dans l’eau, il n’y avait aucun risque, ils étaient seuls. Il rejoignit donc toute la famille assise en tailleur autour de la nappe fleurie sur laquelle sa mère avait déposé le repas. Sophie vint vers lui souriante pour lui dire bonjour. Il lui sourit à son tour et s’assit à côté d’elle pour déjeuner. Tout le monde bavardait joyeusement, et Eric en oublia ses soucis pour se joindre à la conversation de chacun. Après le déjeuner, Sylvie installa les couvertures, afin que chacun puisse à son gré faire une petite sieste, lire ou jouer aux cartes. À peine une demi-heure après s’être reposés, les hommes reprirent leur place au bord de la rivière pour pêcher de nouveau. Eric semblait indécis, il ne savait pas s’il allait retourner pêcher, ou bien ranger ses lignes et rester avec sa sœur et les femmes. Mais c’est Sophie qui prit les devants en lui disant : –Tu viens pêcher, Eric, je vais m’asseoir avec toi si tu veux bien ? –D’accord, dit son frère, viens avec moi, on pourra parler tous les deux. Sophie se leva lestement pour suivre son frère au bord de l’eau. Sylvie les regarda s’éloigner et dit à sa mère : –Ils s’entendent bien ces deux-là, tu ne trouves pas ? Je suis bien contente, mais parfois je me demande ce qu’ils peuvent bien se raconter. Ils ont l’air si complices, que l’on dirait qu’ils nous cachent des choses. –Ça se pourrait bien, répondit Françoise. Eric me semble bien préoccupé ces temps-ci et j’ai surpris des regards avec sa sœur, qui en disent long et qui me paraissent un peu bizarres. Enfin, ce sont des enfants et ils ont beaucoup d’imagination, tu sais. Un peu comme toi quand tu étais petite, tu te souviens, c’est fou ce que tu pouvais inventer. Ils sont peut-être en train de nous créer une petite pièce de théâtre, qui sait ? –Oui, dit Sophie tu as raison, ce ne sont que des enfants, mais ils arrivent à l’adolescence, et parfois celle-ci occasionne quelques ennuis. Mais j’espère que tout va bien et que s’ils avaient de vrais problèmes ils n’hésiteraient pas à nous en parler. Jacques et moi nous sommes assez ouverts pour cela. –Mais oui, répondit sa mère, ne t’inquiète pas, ils ont juste leurs petits secrets, c’est normal à leur âge. Le principal c’est qu’ils aillent bien et qu’ils s’entendent bien. –Tu as raison maman. Alors on la fait cette partie de cartes ? Les vacances passaient à vive allure et Eric n’avait toujours pas élucidé le mystère de la maison d’en face. Il décida qu’il fallait qu’il trouve un moyen pour entrer dans le jardin afin d’aller explorer la maison de plus près. Mais il ne savait pas comment faire pour être invisible. La rue n’était pas passante mais il y avait quand même une certaine activité et on pourrait le voir, et penser qu’il était là pour cambrioler. Ce serait le comble ! ! Alors il se demanda s’il ne pourrait pas y aller un soir à la nuit tombée. Le soir il ne passait presque personne dans la rue, mais il y avait ses parents, que pourrait-il trouver à dire à ses parents pour sortir le soir ? Rien, il était trop jeune ! Il se dit alors qu’il devait mettre sa sœur dans la confidence… et pourquoi pas Martine… mais oui Martine… Elle pourrait bien leur être d’une aide bénéfique, mais il fallait la mettre dans la confidence et… –Alors ! dit Sophie le faisant sursauter. Je suis venue avec toi pour que tu me parles et non pas pour que tu rêves et ne dises rien. Tu ne vois même pas qu’un poisson se trouve au bout de ta ligne, allez remonte-la ! Mais qu’est-ce qui t’arrive, bon sang ! ! –Rien, dit Eric, mais c’est vrai il faut que je te parle, continua-t-il, tout en remontant le petit goujon prit dans son hameçon. J’étais en train de réfléchir, toujours à la maison d’en face, tu t’en doutes. On va arriver à la fin des vacances et je n’ai rien trouvé de concret, rien que des indices qui ne mènent à rien. Pourtant je suis sûr qu’il y a quelque chose qui cloche là-bas. Voilà, je voudrais m’introduire dans le jardin pour fouiller un peu, mais je ne sais pas comment faire pour qu’on ne me voie pas. De jour ça me paraît impossible et le soir les parents ne me laisseront jamais sortir. Si je passe outre, que je me fais prendre, ça risque de chauffer pour moi, et je vais me retrouver en internat à Angoulême, tout seul. –Oui, dit sa sœur, sûr que ça te pend au nez, il faut réfléchir. Elle se tut et resta à son tour muette, la tête dans les nuages, absorbée dans ses pensées. Eric continuait de pêcher comme si de rien était, parfois il la regardait pour voir ce qu’elle faisait. Tout à coup, elle s’écria : –Ça y est, j’ai trouvé Eric ! Vendredi prochain c’est l’anniversaire de Martine, elle m’a déjà dit qu’elle nous inviterait. Maman nous donnera sûrement la permission d’y aller, à condition de rentrer à 19 heures 30 pour le dîner. On pourrait quitter la fête une heure avant, et faire comme tu as dit : entrer dans le jardin de la maison d’en face… Elle le regardait avec un sourire, contente d’elle, et lui la regardait aussi, mais sérieusement et lui dit : –Et où as-tu entendu que je voulais t’emmener avec moi ? –Tu ne l’as pas dit, c’est vrai, mais tu as besoin de moi. Premièrement pour que personne ne se doute de ce que tu vas faire, car si je suis avec toi, qui osera penser que tu exposerais ta petite sœur à un quelconque ennui. Et deuxièmement, je ferai le guet pour toi, au cas où quelqu’un passerait par-là, ou que les parents auraient l’idée incongrue de sortir de la maison, et te verraient dans celle d’en face. Alors qu’est-ce que tu dis de ça ? Tu y avais réfléchi ou pas ? –Oui, non, je ne sais pas… Il ne fera pas complètement nuit, et ce ne sera pas facile. Je vais devoir passer par-dessus le portail sans me faire remarquer. Et toi où penses-tu te cacher pour faire le guet ? –Eh bien, répondit-elle, je pensais entrer de la même façon que toi dans le jardin, et rester derrière la haie à t’attendre et à guetter. –Bon, nous allons devoir nous organiser sans rien oublier, et je pense qu’il faut aussi mettre Martine dans la confidence… enfin pas tout à fait peut-être, mais suffisamment… non ? Qu’est-ce que tu en dis ? –Ce serait une bonne idée, Martine est maligne, et elle peut nous aider. De plus, maman a confiance en elle, car elle la connaît et puis elle habite vraiment près de la maison. –Ok, fit Eric, marché conclu. Puis elle se leva et rejoignit sa mère et sa grand-mère, qui bavardaient assises sur un plaid dans l’herbe. Le soleil dans leurs cheveux leur donnait des reflets dorés, et Sophie se dit que sa maman était bien jolie comme ça, et que mamie et elle avaient l’air bien heureuses. –Alors, ma chérie, vous avez des secrets à vous confier ton frère et toi ? –Et oui, maman, on est en train de monter une petite pièce pour la rentrée et on va demander à Martine d’entrer dans notre troupe, répondit Sophie avec fierté. –C’est gentil ça, elle sera sûrement très contente. –Oui, d’ailleurs à propos de Martine, elle nous a invités Eric et moi pour son anniversaire vendredi. On pourra y aller, maman s’il te plaît ? –Bien sûr, je verrai ça avec sa mère. –Elle va te contacter à ce sujet m’a dit Martine, car ce sera l’après-midi jusqu’à 7 ou 8 heures je crois ! –Je vais en parler avec votre père, mais si vous êtes de retour à 19 heures 30 pour le dîner, il ne dira pas non. –Merci maman, dit Sophie, en se disant qu’elle avait bien joué sur ce coup. Elle jeta un coup d’œil à son frère qui pêchait et qui ne se doutait pas que sa sœur avait déjà préparé le terrain pour son expédition. Sophie jubilait… En fin de soirée, Françoise et Sylvie ramassèrent toutes les affaires, les hommes rangèrent leurs cannes à pêche et mirent le poisson dans un seau. Puis toute la petite famille rentra à la maison. Là, les femmes nettoyèrent le poisson et firent une bonne friture pour le repas du soir. Après avoir dit « bonne nuit » à leurs parents et grands-parents, les enfants fatigués par leur journée au grand air, montèrent dans leur chambre. Sophie dit à son frère que pour l’anniversaire de Martine, maman n’avait pas fait d’objection. « Chouette dit-il, demain on ira parler à Martine. »D’accord, dit sa sœur, bonne nuit Eric, dors bien. –Bonne nuit petite sœur et merci pour ton aide.
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