Chapitre 17 : La mort

1944 Words
« Bam ! Bam » L'homme frappait sur les portes de l'église en hurlant. - « Mon père ! Mon père ! » hurlait-il d'une attitude très paniqué. Le curé sans trop l'avoir fait attendre l'ouvrit les portes de son église, sans même glissé le moindre mot, Celui-ci tint le curé par la chemise en le poussant vers l'intérieur. - « il faut que vous e*****z cette chose de moi. » hurlait-il au curé qui de par l'attitude si soudaine de l'homme ne comprenait rien. - « Mais... » disait le curé qui ne termina même pas sa phrase. - « aidez-moi ! je vous en prie... » disait-il très apeuré. « elle hante mes rêves. » ajoutait-il en se mettant à genou pour mieux convaincre le curé de lui venir en aide. Le curé doublement surpris par sa réaction le tient par les bras et essaye de le relever. - « veuillez-vous redresser, on ne se met pas à genou devant un homme, la seule personne qui mérite de tels honneurs c'est Dieu tout puissant. » dit-il en relevant l'homme du sol. « Qu'est-ce qui ne va pas ? »demandait-il par la suite. Le visage en plein effroi, l'homme se mit à parler sans interruptions. - « Voilà déjà deux semaines qu'une petite fille vient me faire des couches de nuit dans mes rêves... Quand je refuse de le faire, je reçois une gifle qui me suit jusque dans mon réveil. Tout à l'heure, je me suis rendu dans son domicile pour l'avertir, parce que mon oncle m'avait dit que quand un sorcier vient dans tes rêves, au petit matin tu dois aller le menacer pour qu'il ne revienne plus. J'ai été surpris de voir qu'elle n'a même pas été effrayée par mes dires au contraire c'est moi qui ait failli faire dans ma culotte. » Le curé s'est mis à rire aux éclats. - « Pour faire ce que tu as dit, il faut être prêt psychologiquement. Les mbèkè se nourrissent de la peur, pour les faire fuir le meilleur moyen demeure la foi, ou tout simplement de leur faire peur.» dit-il en me tenant l'épaule. « je crois avoir ma petite idée de la fille dont tu fais allusion. Elle s'appelle Asrael, et ce n'est pas la première fois que je reçois des plaintes d'elle.» L'homme manifestant sa joie, prit le curé dans ses bras en lui disant très en joie. - « ça veut dire que vous allez me venir en aide mon père... Oh ! Je suis si soulagé de l'apprendre. » Le curé le retira de son étreinte et lui dit d'un air désolé. - « Pour le moment je ne peux rien car je n'ai pas l'état d'esprit qui va avec, la dernière fois que je me suis confronté à elle ... » disait le curé tout en retirant la manche de sa chemise, et en montrant une énorme cicatrice de brûlure tout le long de bras droit. « Voilà ce que j'ai eu. » - « Mince ! » s'interloquait l'homme en question. « C'est du sérieux. » - « Tellement sérieux que je ne pourrais rien faire pour vous... je vous prierai de partir au plus vite de ce village. » dit-il tristement. - « Si je ne peux pas compter sur l'homme de Dieu, vers qui pourrais-je me tourner ? » lui demandait-il. - « tourne-toi vers Dieu, tout simplement. » lui dit le curé. Donc l'attitude d'Asrael était justifiée car elle savait qu'elle régnait en maitre dans tout le village, et que personne ne pouvait l'empêcher d'oppresser les âmes faibles. Au cours de mon séjour parmi les sorciers, je me suis rendu compte de beaucoup de faille chez les âmes faibles. Il existe deux types de victime de la sorcellerie : « Ceux qui l'ont hérité et Ceux qui dorment la fenêtre ouverte. » De prime abord, je dirais à ceux qui vivent pensant qu'il n'existe aucune divinité dans l'haut delà que vous vivez avec une fenêtre ouverte. Dieu est le centre de tout, et pour ceux qui ne le savent pas même Satan la bête implore le créateur de temps en temps. Dans cette vie, on est soit bon, soit mauvais et il n'existe pas d'alternative entre ces deux états. Ceci implique donc qu'on doit se tenir de la plus sage des manières pour être sûre qu'on se tient dans le camp où nous voulons être. Nous vivons dans un monde où le mal en a fait sa propriété, et nous y vivons en croyant que nous vivons dans la vérité. Dieu n'est pas l'auteur de tous les maux qui miment ce monde, c'est le fruit du diable. Beaucoup d'entre vous vivent dans la perdition et ont la conviction qu'ils auront l'accès au paradis à la fin des temps, tout simplement parce qu'ils dorment dans les églises tous les dimanches, ou les vendredis à la mosquée. Vous vivez la fenêtre ouverte tout simplement parce que vous n'avez pas la foi. On ne vous l'a sans doute pas dit mais elle est une barrière puissante contre les attaques mystiques. Quand je vous parle de foi, je ne fais toujours pas allusion à Dieu, je fais allusion à la conviction que vous avez un être suprême qui vous protège. Une fois que cette conviction vous habite, vous n'avez plus peur de rien. La peur est donc une fenêtre ouverte. Le mal commit par vos parents jusqu'à la cinquième génération est une fenêtre ouverte aux attaques mystiques et surtout aux mariages avec des mbèkè. La saleté est aussi une fenêtre ouverte aux attaques mystiques, je vous explique pourquoi : Personne ne sait exactement ce qui s'est passé dans la rue dans la nuit, très souvent on passe sur des résidus d'incantation diabolique, on les traine jusqu'à chez nous et on dort avec sans faire un lavage spirituel, ce qui laisse le temps à ces germes de nous pénétrer et détruire notre aura (la clarté de notre étoile). Très souvent aussi, il arrive qu'on couche avec des personnes qui marchent avec la malchance en eux et nous le transmettent parce qu'on a tout juste oublié de prendre une douche.                              Ps : Lavage spirituel = Eau + sel de mer. Lavage spirituel = Eau + citron Lavage spirituel = Eau de mer.                     *************** Pendant ce temps, Delphine et moi faisons face au verdict populaire. - « b***e de Satan ! », « vous allez aller en enfer ! » Se faisait entendre de l'extérieur. - « on va mourir ! » me dit-elle en larme, tout en s'agrippant très fort à moi. - « non ! » lui répondis-je Je me suis donc ainsi levé, et j'ai retiré le lit de la porte. Je me suis mis à cogner la porte de mon épaule dans l'espoir de la défoncer, mais impossible, car il avait été scellé de l'extérieur. Vous vous demandez surement pourquoi, je ne l'avais pas ouverte de l'intérieur, j'en ris moi-même car cette porte s'ouvrait vers l'extérieur. Comme pour dire que quand c'est votre jour de décès, ça l'est et vous n'y pourrez rien ne contre cela. Ressentir la fin de sa vie, c'est quelque chose, le savez-vous ? Une fois que la mort se présente à vous, vous vous mettez à voir votre vie défiler. Ce qui fit bien évidemment mon cas, je me rendais compte à quel point ma vie avait été si misérable et si inutile. Le regard sur cette porte, et Plongé dans mes pensées, je me rappelais plus jeune d'une phrase de mon feu père qui me le disait d'ailleurs tout le temps que : « On ne meurt pas vraiment, on renait sous une autre forme. » Aujourd'hui, j'allais sans doute le vérifier, alors le regard flanqué sur cette maudite porte, je me mis à parler tout seul. - « Seigneur, si c'est vrai ce que papa disait, je implore de ne plus me faire vivre dans ce monde maudit. » Je m'approchai de Delphine, je m'assis à côté d'elle et je la pris dans mes bras. Chaque seconde qui passait s'écoulait si rapidement, car quand le feu consume le bois, il le fait si rapidement. Delphine agrippé à moi et elle n'arrêtait pas de pleurer à chaude larme. - « Pourquoi Dieu nous fait ? » me demandait-elle - « je n'en ai aucune idée. » Lui répondis-je en larme aussi. Alors la fumée s'introduit à l'intérieur, et nous nous mimes à tousser, car elle devenait de plus en plus étouffante et piquait nos yeux comme du piment. La douleur nous fit très vite nous séparer, et tous les deux nous nous miment à hurler de douleur. Très rapidement, nous ne pûmes plus nous voir non seulement parce que la douleur de cette fumée ne nous permettait pas d'ouvrir les yeux, et ensuite car la fumée avait envahi la pièce tel un profond brouillard. J'entendais juste les cris de désespoir de Delphine, tout comme son étouffement. L'air devint si faible, car j'en manquais de plus en plus, j'étais à la limite de perdre connaissance, dans l'inquiétude de savoir comment se portait Delphine car je n'entendais plus ses hurlements, et je m'efforçai d'ouvrir un Œil. C'est là que je tombais nez à nez avec cette silhouette que je connaissais parfaitement qui me tendit la main en guise de secours. Malgré la douleur, je m'efforçai d'ouvrir le second Œil pour me rassurer de ce que je voyais. J'avais donc la confirmation que je n'étais pas fou, qu'elle était bel et bien vivante, sans hésiter, je pris sa main et c'est comme ça que je perdis connaissance. La maison était en feu, la toiture en Tôle d'aluminium fondit, et quelques minutes plus tard la maison était en cendre. S'en n'était fini de nous, du moins c'est ce que les villageois se disaient en esquissant des cris de joie. Une joie de courte durée car une pluie subite et violente s'abattu, ce qui fit fuir la majorité des villageois conscients du mysticisme de cette pluie. Ceux qui étaient bien évidemment resté n'étaient pas des habitants normaux, tout comme moi vous en êtes conscient. La pluie s'abattît à peu près une dizaine de minute le temps ... d'éteindre entièrement le feu de la cabane. Ainsi, le soleil matinal se mit pointé et brillé comme s'il n'eût jamais plu. Quelques minutes après, Natacha et ses confrères, avançaient vers la cabane par curiosité de voir nos corps calcinés. Ils se mirent donc à fouiller dans les décombres pour vérification, mais après une longue fouille, ils ne trouvèrent même pas une miette de nos corps. Natacha se mit à rire aux éclats. - « Pourquoi rigoles-tu ainsi ? » lui demandait Mueke Elle ramassa un bois calciné, et le visa à Mueke. Celui-ci de justesse l'esquiva. - « tu devais vérifier toutes les issues. » lui dit-elle très en colère. - « je te jure que je l'ai fait ! disait Mueke. J'ai vérifié durant tout l'incendie, Ils n'ont pas pu sortir d'ici. » Natacha en colère, s'agenouilla dans le charbon de bois refroidi -« Je suis sure que la déesse Asagah est derrière çà » disait-elle en hurlant. « Mon frère devait mourir, et le corps de Delphine on en avait besoin. » disait-elle en colère. Juste derrière la maison se trouvait un cerisier, sur sa branche se tenait deux corbeaux noirs qui se mirent à croasser *(le cri du corbeau). Tous accoururent vers cet arbre histoire de voir ce qui émettait le son si étrange. Arrivé en dessous de l'arbre, Natacha se mit à fixer les deux corbeaux, qui s'envolèrent aussitôt de direction opposée loin dans les airs.                  ______________________ Travaillez sur votre fenêtre ouverte 
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