Chapitre 9Son congé terminé, le commandant Lester regagna le commissariat le lundi matin. Elle retrouva avec plaisir son équipier, le capitaine Fortin qui, fidèle à ses habitudes, épluchait L’Équipe, son quotidien favori. Elle évita même de le taquiner à ce sujet, ce qui surprit le grand, surnom sous lequel il était connu au commissariat. Curieuse chose que ces sobriquets d’enfance qui, pour certains, marquaient leur homme à vie et pour d’autres évoluaient au fil du temps. Ainsi en était-il pour le capitaine Fortin : les années passant, « le petit Fortin » était devenu « le grand Fortin », puis « le grand » tout court. Personne au commissariat de Quimper ne s’y serait trompé. Lors de la première enquête que Mary Lester avait menée avec Jean-Pierre Fortin, ils étaient tous deux les jeunot

