Chapitre 11L’air de la course et même les senteurs si particulières du commissariat (qui avaient pourtant offensé son odorat à de fréquentes reprises) lui parurent presque délectables après l’odeur de mort dont sa visite à la morgue l’avait imprégnée. Peu à peu elle reprit des couleurs, et sitôt rentrée à son bureau, elle fut prise d’une frénésie d’action et se précipita chez Albert Passepoil. — Albert, j’ai un boulot pour toi. Elle brandit son téléphone sur l’écran duquel paraissait le portrait de la jeune morte. — Qui est-ce ? demanda Passepoil. — C’est justement ce que je voudrais que tu trouves. Le corps de cette pauvre fille a été découvert sur la palud à Tréguennec. Tu pourrais me faire une recherche en reconnaissance faciale ? — Elle a un casier ? — Je n’en sais rien. — Alor

