III-1

2019 Words

IIILe lendemain du jour terrible où, en quittant la bastide de la route de la Seyne, il avait laissé derrière lui un homme mort, le comte Raimond de Ploërné, ses affaires de service terminées, maître complètement de lui-même, prit le train, qui passe à Toulon à midi quarante-huit, se dirigeant vers Nice, où il devait arriver vers cinq heures. Il ne voulait pas se rendre directement à Beaulieu. Il craignait d’être reconnu, annoncé, et de perdre l’avantage de son apparition imprévue au milieu de ces gens dont il comptait surprendre le secret. Depuis vingt-quatre heures, il n’avait pas eu une minute de repos ni de tranquillité. Sans cesse, dans son cerveau, il tournait et retournait le problème d’infamie posé par l’Italien et non point résolu. Nouvel Œdipe, il allait, sur le chemin de Thèbes

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