23 octobre Je suis de nouveau chez moi. Plaisir comme enfantin de humer le parfum d’encaustique s’exhalant des meubles pansus, d’entendre le rire de gorge de Stéphanie que notre vieux faune est en train de lutiner. Je redécouvre mon bureau, mes in-folio bonasses, cette trace ténue de tabac blond au fond du cendrier à pied. Toutes les odeurs sont à l’appel. Les lames du parquet lâchent leur petit cri, fidèlement, aux endroits convenus. Je visite le fruitier, que Stéphanie en notre absence a consciencieusement garni, puis je passe au jardin. Je remonte l’allée de gravillons. Les feuilles tapissent la pelouse et forment de petits tas contre les massifs d’aucubas. Dès demain Chico m’a promis qu’il s’y attaquerait. Quelques pommes encore s’attardent, toutes ridées, à la pointe des rameaux nus.

