Chapitre 7

2475 Words
Me retrouvant à manger avec Sin, je dégustais un super plat peu ragoûtant. Des restes des pommes de terre et un morceau de boulette en sauce. De ce que je comprenais, la boulette était faite de toutes les viandes non finies de la meute. Pour trois bouches à nourrir, il aurait pu fournir un effort. Hugo semblait tremblant devant moi, je l’observais longuement tandis qu’il jouait avec une boulette. Le fixant de plus en plus, je trouvais que ces joues rouges et son souffle court me semblait pas naturel. N’en pouvant plus, je me levais pour me poser à côté de lui, tirant sa chaise dans un gros bruit, il hoqueta en me fixant terrorisé. Posant ma main sur son front je le sentis brûlant de fièvre. Grondant plus violemment, il leva automatiquement ces mains devant son visage de peur que ma colère s’abatte sur lui. - Hugo… chuchotais-je doucement pour qu’il me regarde, ne t’inquiète pas, je ne te veux rien de mal… je suis juste énerver de te voir malade et au travail… Sin ! - Oui ? Demanda-t-elle en levant enfin son nez de son assiette. Elle était dans la lune assez souvent étant jeune pour que je sois habitué à l’héler pour la ramener sur terre. - Que dois faire Hugo cette après midi ? - Laver les couloirs de la maison principal - Dis-leur que je le remplace, j’irais à mon entraînement après, je suis sûr que Jean préféra me voir astiquer le sol plutôt que me voir combattre sachant que ma louve est au repos au moins jusqu’à demain ! Elle sembla réfléchir avant de porter son regard sur Hugo pour finalement hocher la tête. De nouveau dans la lune, j’étais sûr qu’elle parlait avec Jean et en quelques secondes elle revint à elle. - Demain, tu auras un entraînement à l’aube pour compenser ce manque, mais tu peux y aller. Je m’occupe d’Hugo, tu dois aussi faire le salon et les vitres… - Je ferais au mieux, soufflais-je en passant une main dans mes cheveux. Ne perdant pas de temps, je remontais dans ma chambre pour une tenue plus aisée ainsi que des bonnes chaussures pour pouvoir nettoyer. Nouant mes cheveux, je ne perdis pas plus de temps pour partir à pied en direction de mon endroit a-do-ré ! Les regards que je subissais pendant toute mon ascension vers la maison furent assez gênants. J’étais et, en moi, suis toujours une louve solitaire. Je me cache des regards et fais mon job. Mais être regardé comme ça ne me donnait guère envie de rester ici. Et ce fut presque une délivrance d’arriver devant cette grande maison. Au loin sur ma droite, un groupe de loup se mit à appeler la lune, me faisant sursauter. Voilà ce que je loupais, heureusement que ma louve ne voyait pas ça sinon elle pleurait à coup sûr. - Tu l’ouvre cette porte ou tu as besoin qu’on te remarche sur la main pour comprendre ? Je sursautais en me tournant rapidement vers le loup que je connaissais que trop bien maintenant. - Bonjour Lucas, souris-je en ouvrant la porte puis m’inclinait pour ressembler à un majordome. L’entrée de votre maître se trouve par là ! - Si tu te crois drôle… Il ne dit rien de plus en frappant nos deux épaules pour passer à côté de moi, me surprenant un peu plus. Il ne semblait pas si mauvais, je ne savais pas comment l’expliquer mais cet homme semblait droit tandis qu’il partit dans les escaliers sans se retourner. Je n’attendis pas plus devant la porte pour entrer, me dirigeant directement dans la buanderie. - Elle m’avait dit à gauche après ce couloir… Je murmurais avant de trouver une porte face à moi, ouvrant sur mon graal. Je pris la serpillière et un gros seau pour commencer les besognes par le salon. L’endroit allait sécher le plus lentement donc il valait mieux commencer par lui. J’entrepris le salon, et ce n’est qu’une heure plus tard que celui-ci fut fini, des fenêtres, aux ampoules, à la poussière jusqu’au sol. Fière de moi, je commençais les couloirs, frottant efficacement, le rez-de-chaussée fut le deuxième fini, arrivant au premier étage, je re commençais la manœuvre avec plus de fatigue. - Que fais-tu là ? Grogna une voix dans mon dos qui fit tomber ma serpillière dû à mon sursaut. Me tournant d’un coup, je regardais Black avec surprise, son regard doré semblait me regarder de haute en bas. Il marcha d’une démarche de chausseur, et la proie que j’étais fit un pas en arrière ce qui me value un grognement de plus. - Ne me fuis pas ! - C’est nouveau ça ? Me repris-je enfin alors qu’il se posta face à moi à quelques centimètres. Maintenant je dois rester à tes côtés ? Je ne suis plus ta soumise ! - Tu crois ça ? Sa voix aurait pû être perçu pour un grondement de prévention, mais je ne ressentais simplement que le désire de me voir me plier à ces pieds. - J’ai… j’ai du travail… - Et qui commande ce travail ? Questionna-t-il en glissant une main sur ma joue, remettant une mèche châtain derrière mon oreille. Je n’osais pas répondre, il connaissait bien la réponse et je n’allais pas affirmer qu’il me commandait. Pourtant, même sans ma louve, je n’arrivais pas à repousser sa main. Son contact était doux, sans les picotements de ma louve, je les trouvais si léger. La caresse me semblait insatisfaisante alors que mon corps se pressa un peu plus contre sa chemise. Je sentis son souffle irrégulier sur ma joue, alors qu’il rapprocha son visage de mon cou tandis que sa caresse quitta mon visage pour balayer mon cou avant de venir agripper l’un de mes seins qui me sembla si dur. Me pressant plus contre sa poitrine alors que je n’osais aucun contact envers lui, de peur de briser la magie de ce moment. Il vint taquiner le tissu de mon haut jusqu’à m’écarter que très légèrement pour rencontrer mon téton durcit qu’il s’amuser à rouler entre ses doigts. Me faisant lâcher un gémissement. - Tu as changé… Sa voix si suave rendait mon corps pire qu’une guimauve et le bourdonnement dans mes oreilles ne laissait passer que sa voix. Ma respiration se coupa quand sa main atteignit ma féminité, m’attendant pas à une agression si brutale de sa part sur mon corps. Mes mains ne purent rester inactive, attrapant ses épaules pour le maintenir le plus proche tandis que mes hanches bougèrent d’elle-même pour obtenir plus de mouvement de ces doigts. Il me fit languir quelques instants avant de remonter vers mon nombril, mais ne s’y arrêta pas puisqu’il redescendit enfin pour passer la barrière de tissus de mon jogging et ma petite culotte. Trempée de désir, j’entendis un grondement de satisfaction de sa part alors qu’il inséra un doigt dans la moiteur de mon corps. Lâchant un cri de plaisir, j’enfonçais mes doigts dans ses épaules alors que j’essayais de garder un esprit correct quand il commença à bouger ces doigts. - Prête pour moi seulement, susurra-t-il en mordillant le globe de mon oreille. Je n’étais rien de plus qu’une flamme contre lui. Tout mon corps chauffait, réclamant d’avantage d’attention alors qu’il utilisa son autre main pour soulever une de mes jambes, lui laissant plus d’accès à deux de ces doigts. Roulant mes hanches, j’accompagnais chaque mouvement alors que ma tête reposait dans son cou, m’empêchant de le voir. Je sentis de la fraîcheur dans mon dos, me faisant légèrement tourner la tête pour me voir appuyer contre le mur, revenant à lui, je pus enfin voir ses prunelles complètement dorées, son regard n’était plus humain, son loup avait pris le contrôle. Et sans attendre un signe de ma part, il emprisonna ses lèvres des miennes. Sentant le goût de mon loup contre mes papilles, je profitais de ce moment alors qu’il me procurait tout autant de plaisir avec ces doigts. Sentant la chaleur dans mon bassin, me sentant venir, l’explosion fut proche alors que j’agrippais ses cheveux, décollant nos lèvres pour gémir plus fortement. - Je viens… - Lâche-toi pour moi… J’étais à l’apogée de ma jouissance, les papillons montaient pour exploser. - Notre Alpha doit être dans son bureau, je t’accompagne Cécile. La voix de Jean coupa court à notre moment, son regard passa d’un coup à une profondeur sans nom, il me regarda longuement avant de se retirer d’un coup de mon corps. Il ne perdit pas de temps pour se retourner et filer à grand pas loin de moi. Me retrouvant au milieu de ce couloir, encore mouillé et si proche d’un o*****e pour finir sur ma fin à devoir continuer mon lavage. Les bras ballants, j’étais complètement sonné de la situation. Me réveillant de ma torpeur, je secouais ma tête en me rhabillant à la hâte. Je ne perdis pas de temps pour ouvrir une fenêtre, sentant les effluves de notre ébats, je ne voulais pas étaler ça à des loups inconnus et encore moins à ceux que j’avais vu. Me recoiffant au bon moment, j’aperçus au loin Jean et Cécile arriver avec une mine dure, la rousse possédait une blessure mineure à son bras mais ne semblait pas pouvoir la soigner. Ce tenant comme elle le pouvait droite alors que je me mis à sentir l’air. Cette situation n’était absolument pas normale. Je sentais le sang avec beaucoup trop d’abondance, et je n’en sentais pas qu’un seul ! En alerte, je regardais le duo passer à côté de moi sans me voir, je regardais le sol dépité. Je devais refaire tout le couloir maintenant. Ils tournèrent au fond, que je reconnus comme étant le bureau de l’Alpha et après y avoir toquer, ils disparurent. Il me restait une chose à faire. Nettoyer à la vitesse de la lumière pour coller mon oreille à cette porte. Malgré ma louve endormie, je vins récupérer un bout de ces capacités, elle mettrait plus du temps à se réveiller mais tant pis. Je pris le balai et commença avec rapidité ce nettoyage. Néanmoins il me fallut bien 5 minutes pour le faire. Arrivant devant la porte tant attendue, j’entendis un craquement v*****t. Y collant rapidement mon oreille je me mis à suivre la discussion. - Encore ? Il ne peut pas me laisser tranquille ? Bordel ! La rage de l’Alpha résonnait même en dehors de la pièce, je sentis dans les liens du sang une tristesse sans nom répondre à la rage de leur Alpha, essayant de le calmer. C’était surprenant de sentir ce lien et d’y être. Pour autant je ne répondis pas, mais mon corps voulait ouvrir cette porte pour le soutenir et affronter les problèmes ensembles. Me contenant, je campais mes pieds sur le sol. - Ils n’étaient qu’une dizaine mais la prochaine fois qui ce sera ? Un de nos louveteau ? Bordel ! Ne peut-on pas les attaquer ? - Non… La voix de l’Alpha semblait dépitée, la colère était toujours présente mais il semblait dans une situation plus compliquée qu’il n’y paraissait. - Sécurisez les brèches et maintenez tout le monde dans le périmètre de garde, tonna la voix de Black. - Et pour cette louve ? Questionna Cécile. Oh ! Voilà une partie intéressante. Pourquoi j’étais dedans ? Je n’étais pas stupide pour savoir que celle qu’elle qualifiait juste par sa race était moi. Qu’avais-je fait cette fois-ci et que me réservez encore ce maudit Black. - Elle a le tracker sur elle, mais ne la laissait jamais seule, n’oubliez pas qu’elle est une Alpha en plus d’obéir à nos ennemis. Pardon ? De quoi osait-il m’affubler ? Je n’allais clairement pas laisser passer ça. Pour autant je ne pouvais pas me montrer ici, alors je fis tout ce qu’un espion pouvait faire. Filer en douce bien plus loin, commençant alors une tâche l’air de rien. Je comprenais qu’ayant été une espionne du conseil pendant de longues années on puisse penser que je suis ici pour les briser de l’intérieur mais je n’en faisais plus parti. Et en plus de cela, c’était la faute de Black que j’en étais arrivé à ce point. Pour me libérer de ma prison pour loup, j’avais offert quelques années de ma vie aux Anciens, faisant leur plus basse besogne. Mais mon rêve de devenir Alpha Supreme n’étant en rien un rapport avec ça, je me battais contre eux. Soufflant alors, je sentis un froid dans mon dos, me retournant d’un coup, mon poing fusa, se faisant rapidement attraper par un brun aux cheveux longs que je reconnus. - Mon cher Bêta ! Comment vas-tu ? Souriais-je faussement. La réunion c’est bien passé ? - Comment sais-tu ça !? Sa poigne se raffermit sur mon bras, fermant mes yeux une seconde pour contenir mes douloureux gémissements. Ça faisait un mal de chien ! - Vous êtes passés à côté de moi pendant que je lavais, gémis-je de douleur. La pression sur mon poignet se relâcha d’un coup, le ramenant vers moi pour le masser, je foudroyais du regard Jean qui ne s’excusa aucunement. - Tu peux stopper tes corvées, Sin t’attend pour la préparation du repas de ce soir. - Bien, je sais où aller. Je lui tournais le dos en récupérant mon matériel mais alors que je marchais, son pas emboîta le mien. - Je rêve ou un chien me colle aux basques ? Je pensais avoir laissé Cerbère au panier ! J’essayais d’en rire mais je ne trouvais clairement pas ça drôle d’être suivi. Mais il ne répondit même pas à ma provocation et continua de me suivre. Essayant de l’oublier, quand j’arrivais dans la cuisine et qu’il se mit contre le mur de l’endroit pour me regarder faire, j’haussais les yeux. Ça allait être une longue journée. Autant communiquer. - Pourquoi Cécile était blessée ? Questionnais-je en commençant à éplucher les carottes. - Rien qui ne te concerne, ferma-t-il la discussion. La pauvre Sin se retrouvait au milieu de cette ambiance dur, je la plaignais durement. Alors je décrochais un peu, passant en pilote automatique en me rappelant un détail. Ce satané Alpha m’avait laissé sur ma fin, mais surtout… Pourquoi ? Pourquoi me voulait-il à ce moment ? Même si son loup avait pris le contrôle, j’avais bien vu au départ que c’était l’humain qui me voulait. - Aie Venant de me couper, j’observais la goutte de sang glisser de mon doigt alors que Sin se précipita pour mettre le torchon sur ma plaie en m’emmenant au robinet, y faisant couler l’eau. - Merci, Sin. Je ne faisais pas attention, m’excusais-je platement. Je m’étais attendu à un pic derrière moi sur la faite que je sois docile mais rien ne vint. Ce qu’il se passait été encore plus grave que ce que je pensais.
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