Chapitre 2

2749 Words
C'était une blague ? Black ? Le pire Alpha au monde, celui qui a fait de moi ce que j'étais. J'hurlais depuis une heure contre lui, ressassant le passé. - Solitaire, c'est pas un drame, expliqua une voix enroué. Je lâchais un nouveau cri de rage en coupant d'un coup le poulet en deux. Cerbère, mon chien venait bien de parler, vous n'avez pas rêver. Assis à mes pieds, il agitait sa queue vivement en ne clignant aucune fois, louchant toujours sur ma découpe. Il espérait encore un morceau fuyant des dégâts que je prodiguais contre la bête morte. - Et en plus, mon chien me parle ! J'haussais les bras en l'air en lâchant un long souffle. Vous vous demandez peut-être pourquoi un gentil berger australien me regarder fixement avec envie et me parler comme si de rien était ? - Manger, grognasse ! Jappât-il. Remercier ma gentille sorcière du dessus qui a eu une crise cardiaque en lâchant un sort sur son chien, et pas n'importe qu'elle sort, non ! Celui de donner une âme humaine à son chien, précisément son fils qu'elle avait perdu au jour de ces 15 ans et voilà qu'elle m'avait nommé héritière de lui devenu parlant. Merci Annabelle, mais ton fils est aussi mal poli que toi ! - Tu attends, je n'ai pas fini de me plaindre ! Alors que je lâchais enfin le couteau du pauvre poulet que je martyrisais depuis 1 heure pour retourner dans mon bureau devant une pile de dossier. Chaque dossier contenait le nom de mes concurrents, mais celui au -dessus, bien ouvert devant mes yeux, c'était celui de Black, enfin il se faisait appeler ainsi. Personne ne connaît son vrai prénom. Et encore moins, moi. J'attrapais vivement sa pochette pour rouspéter une fois de plus en ouvrant mes recherches. - Il est pire qu'un criminel ! Un dominant sanglant, froid, v*****t, il impose son respect dans le sang ! Et je dois cohabiter avec ça ! C'est la pire épreuve de ma vie ! Deux jours que je ne décolérais pas. Et ma louve tourner en rond dans sa cage, elle voulait sortir pour montrer sa façon de penser aux Anciens. Au lieu de ça, je préparais mes valises sagement, parce que j'avais signé ce foutu contrat. Pourquoi avais-je accepté ? Parce que j'avais une vengeance contre Black, il m'avait fait devenir une solitaire, et placé sous les ordres des Anciens et maintenant j'allais intégrer sa meute avec une très grande joie. - VIEUX SCHNOQUES ! Mes voisins ne doivent plus en pouvoir de moi, et un énorme coup dans le mur me le confirma une fois de plus. Il faut dire que mon voisin de gauche est un vieux loup solitaire qui parle avec ces poings et sa moto. Une Harley Davidson. Et je pouvais vous dire qu'elle est superbement installée sur ma place de parking. Haaa le grand amour entre voisin avait si bien commencé quand il a ramené tout ses potes pour une teuf d'un mois. Oui, un mois entier. Autant dire quand vous travaillez à des horaires peu recommandés, vous ne souhaitez pas un seul bruit quand vous posez enfin votre tête sur le lit. Et ce gentil vieux loup, ne faisait pas soirée que la nuit, mais toute la f*****g journée. Au début ce n'était que des petits coups à la porte, ça avait fini par des insultes, puis des bagarres. Ce s****d avait commencé en pissant sur ma portière de voiture. Ensuite par des coups de couteau dans chaque pneu, puis j'avais touché à sa moto. Enduisant celle-ci de bave de ma louve. Autant vous dire que c'est une odeur qui tient très bien. Et malgré plusieurs lavages, le cuir garder la trace de mon passage. Je suis diabolique, oui je le sais. Et maintenant on en était là, tout ce qui pouvait faire chier l'autre était bon. Donc il avait élu domicile sur ma place de parking, il ramenait beaucoup de jeune femme bruyante au milieu de journée. Il mettait sa musique à fond une heure après que je sois rentrée. Et je n'en étais pas en reste. J'avais une fois récupéré un de ses colis spéciaux. Un coli avec une farine blanche, j'avais alors interverti avec ma farine. Utilisé son paquet pour faire des spacecake et avait attendu qu'il en ai vendu pour venir toquer à la porte. Je me souvenais encore de la scène. -- Je n'en pouvais plus. John avait encore abusé en laissant ses amis loup se frotter sur ma porte. Je ne supportais pas le marquage de mon territoire, c'était sacré pour les loups. Mais je préparais ma vengeance. Mes petits moelleux au chocolat étaient encore au four alors que la sonnette de mon voisin sonnait pour la troisième fois de la journée. Et je remerciais la terre entière d'être une louve, écoutant depuis mon salon l'homme qui engueulait mon voisin. - C'est quoi la merde que tu m'as vendue ? Cria-t-il avec rage. - De quoi tu parles, je vends la meilleur coke de la ville, crétin. - Celle que tu m'as filé, c'est pire que de la merde ! C'est de la farine, et tu vas me rembourser rapidement ! J'entendis une décharge de puissance, mon cher voisin venait d'utiliser son pouvoir d'Alpha, il n'était pas content du tout. D'un coup je n'entendis plus rien du tout, aspirant ma boisson de ma paille, je fus déçue de ne pas entendre la suite. Alors que je maudissais les chuchotements, la sonnerie du minuteur me fit relever la tête, mes petits cake vertigineux étaient prêts. Je souriais grandement en les sortant du four. J'en mis dans des petits sachets, à l'unité. Et alors que je préparais ça, ma porte fut battue de coup puissant. Lissant mon tablier qui cachait peu ma robe à poie rouge, je me précipitais vers la porte avec un grand sourire, qui disparut aussi vite en voyant mon voisin entré dans la pièce. - Où est ma coke ? Gronda-t-il puissamment, cherchant de tous les côtés. - Hé ! Laisse mes affaires tranquilles, j'ai pas touché à ta coke ! Mon jeu d'actrice serait à récompensé. Alors que je me mis devant lui pour qu'il arrête de fouiller ma table basse, d'un coup il se retourna pour filer dans ma cuisine, il regarda tout autour de lui, avant de fouiller les placards sous mes plaintes inutiles. Je pouvais le faire sortir, ne me pensez pas faible. Mais lui faire croire que j'étais une petite louve de rien du tout, était bien plus drôle pour la suite des choses. Il trouva enfin le sain Graal. Le paquet de farine, il l'ouvrit alors pour venir y tremper un doigt. - Mais tu es immonde ! je vais devoir en racheter par ta faute ! Mes poings sur mes hanches, mon numéro me faisait tellement rire tandis qu'il gouta, mettant un peu de farine sur sa barbe blonde tandis que ces yeux brillaient d'un bleu lagon puissant. Il me transperçait avant qu'il crache dans mon évier sans lâcher mon regard. Autant vous dire, dégoûtant. Il fit rouler ses épaules massives, laissant entendre gronder son manteau en cuir. Ses muscles avaient du mal à rester sous ce bout de tissus ? Bon, je devais bien l'avouer, mon voisin avait du charme. Il était le cliché du motard avec une vie décadente. Mais les loups avaient cette attractivité qui donnait envie de glisser sa main sous ses vêtements pour caresser ses muscles. Mais je n'avais aucun problème à rester à ma place, ce qui n'était pas vraiment son cas car son loup me détailler de haute en bas depuis cinq minutes sans rien. - De la farine... conclua-t-il dans un grondement. - Tu pensais que ce serait quoi d'autres franchement ? Fis-je innocemment. On est dans une cuisine ! Il marqua un pas vers moi, me faisant tressaillir avant qu'il attrape un de mes derniers petits gâteaux qui n'étaient pas encore emballé.... Aie... Il croqua pleinement dedans avant de se retourner sans rien dire. Arriver à ma porte, je remarquais qu'il était aussi large qu'elle. Il n'y aurait pas eu cette vengeance, je l'aurais mangé tout cru. - Tu as de la chance Lia, claqua-t-il sa langue pour sortir de mon appartement. J'émis un soufflement bruyant, j'étais passée à peu de la catastrophe. Attrapant mes gâteaux, je me dépêchais de sortir de l'appartement, il allait vite comprendre que ce n'était pas des gâteaux ordinaires, et je ne donnais pas cher de moi, enfin de la prochaine vengeance. On se croisait très peu, et j'étais assez contente de ça. Je travaillais en tant que serveuse dans un club réputé pour les surnaturelles, et j'avais un service commençant très tard pour finir encore trop tôt. Mais je pouvais payer mon loyer, et mettre de côté pour mon grand projet. Alors que je déboulais dans la cage d'escalier, j'entendis un grondement puissant, le loup venait de comprendre. - LIA.... Fit trainer sa voix d'Alpha. Un petit sourire passa mes lèvres alors que je sortis de l'immeuble, me retournant pour le fixer à la fenêtre, lui faisant un petit signe de la main, suivit d'un clin d'œil. Je le vis devenir rouge, il tanguait un peu, il devait sentir les effets se propageait dans son sang. - La prochaine fois, engage de meilleur larbin ! Fis-je en le saluant. Tournant derrière, il ne put plus me voir. Rencontrant mon petit rendez-vous, je lui transmis mes petits gâteaux qu'il me remercia rapidement. - Ne dis rien au boss, chuchota-t-il rapidement avant de s'enfuir. Les petites mains étaient faciles à recruter, surtout quand votre patron est un gros grognon ayant une jolie voisine à côté. Je n'avais pas longtemps à comprendre que certains essayaient d'échapper à ce monde. Et corrompre était tellement tentant et facile. -- Une chose que je n'allais pas mettre dans mon CV devant les anciens, cette histoire me rappelait que je n'étais pas un petit ange non plus. Cela faisait trois mois, il n'avait rien tenter de plus. A part les petites vacheries habituels, j'attendais encore la suite des choses mais rien ne venait. Je ne comprenais pas, et je commençais à m'habituer à ces vacheries. Mais j'attendais de voir. Le loup qui dort est très puissant. Revenant dans la cuisine, je lâchais un cri en voyant Cerbère coucher sur le canapé, et dans la cuisine aucune trace de mon poulet. - Où est-il ? - Faim, me répondit-il seulement en se léchant les babines. Je le regardais longuement en me précipitant sur l'objet du délit, fouillant un peu partout, j'observais une traînée au sol, reniflant longuement je suivis jusqu'à l'arrière de mon canapé blanc, fixant le petit recoins sombre, mon regard s'adapta très vite au manque de luminosité, j'observais la carcasse de ma nourriture gisant au sol. - Cérbère, grondais-je en me relevant. Mais la disparition de mon chien me confirma que celui-ci avait décidé de se planquer dans l'appartement. J'aurais pu le suivre, mais je décidais de me planter dans mon canapé. Balançant mes jambes en soufflant fortement, telle la larve que j'étais. Fixant le plafond, je me retournais vers le dossier qui gisait sur le plan de travail. Fixant la tête de mon bourreau, puis mon billet de train. Non, je n'étais pas du tout pressé de le retrouver. Combien de temps cela faisait ? Je ne voulais plus me souvenir de cette période. Secouant mes pensées, j'attrapais la télécommande pour commencer à zapper tout en appelant la pizzeria du coin pour commander un nouveau repas. J'avais démissionné de mon travail, je n'avais donc pas besoin de venir ce soir au bar, l'ambiance et mes collègues allaient me manquer, j'en étais certaine. L'émission bourdonna dans mes oreilles, je décidais de l'écouter. Et je fus fortement déçu du sujet, les âme-sœurs vu par les humains. Je soupirais en entendant une jeune femme parler de son expérience. « je l'ai su directement dans son regard, dans mon cœur, un fil nous lié ! Je le voyais, le touchais, il était si beau... Depuis ce jour... » Je décrochais rapidement, ce fil, jamais vus de ma vie. Et pourtant, je connaissais mon âme-sœur, celle-ci habitait surement très loin de moi et je ne mourrais pas, et ne devenais pas folle. Franchement, j'arrive plus à digérer les inepties que je lis sur nous. Pessimiste moi ? ...Jamais.... Je suis sûr que vous voulez en savoir plus sur les âmes-sœurs, pourquoi je ne sens pas le lien entre nous deux, pourquoi la distance ne nous affecte pas. Ou encore pourquoi il n'est pas à mes pieds en me disant des mots d'amour, comme : tu es mienne, je n'aime que toi. Franchement, qui vous a parler que les loups étaient régit sur la découverte de leur âme-sœur ? Merci la télé. Mais je dois l'avouer, les mielleux c'était peut-être le cas, le pire c'était les humaines. Elle faisait tout pour regarder tous les loups dans les yeux, il y avait même cette émission de télé-réalité sur le sujet. « J'ai trouvé mon âme-sœur » On mettait des jeunes ensemble, espérant qu'ils les trouvent, ceux que l'audience faisait monter été gardé plus longtemps, et les autres changeaient tout le temps. Un jeu des plus ridicules, c'est comme ces histoires dans les livres, on voyait la jeune femme en premier temps le rejeter car elle est humaine et elle ne sent pas le lien, et le mâle tout faire pour la garder posséssivement. Vous avez vraiment cru qu'on pouvait retenir en otage un humain sans conséquence de la famille ? Vous allez me dire : oui mais elle est orpheline. Faut arrêter avec ça aussi, changé un peu de vos clichés, on aime tous la nouveauté, on n'aime pas les faibles pleurnicheuses. Qui se voit dans ce personnage ? Pas moi. Je ne suis pas faible, et bien que mon âme-sœur soit un puissant Alpha, je vais le détrôner et lui faire mordre la poussière. Pour le lien, oui il est puissant, mais c'est surtout car l'amour se créer, on a besoin de l'autre pour vivre mais on peut briser ce lien puissant. L'autre ne mourra pas, c'est comme un gros chagrin d'amour, certain sont plus fort que d'autre et les loups ressentent bien plus fortement que les humains. Alors ils dépérissent de cette douleur, mais souvent au bout de quelques'années, il remonte la pente. Le seul moment où tu peux en mourir ou en devenir fou, c'est quand vous êtes liés à un autre loup. Alors que je pensais à tout ça, je relevais mon regard vers ma bibliothèque remplit de ces clichés, soupirant fortement en m'allongeant un peu plus dans mon canapé. Oui, nous souffrons du rejet de l'autre, et nous n'arrivons jamais à oublier ça, mais il n'y a qu'un pas vers la haine, non ? Fermant les yeux, j'attendis que les heures passent, je devais encore finaliser ma valise, et partir de mon appartement. La sonnette retentit rapidement, me relevant de ma fénéantise, j'accueillis avec joie ma pizza. Bizarrement, Cerbère fut à mes pieds quand j'ouvris la boite sur le plan de travail. - Tu peux rêver, tu as déjà manger mon poulet ! - Connasse. J'étouffais un rire en lui tirant la langue. Mon Cerbère allait se retrouver chez ma nouvelle voisine du dessus, il allait me manquer mon petit s******d. Caressant sa tête, je lui souris en lui donnant un bout de jambon de ma pizza. La tonalité de mon cellulaire me fit tourner la tête, l'attrapant rapidement sur mon canapé, je vis un numéro inconnu. Soufflant plus fortement, je l'attrapais pour le fixer à mon oreille. - « Lianna bonjour. - Ma...f..fille... tu es.. en dang... La voix grésillait, j'entendais assez mal, je fronçais les sourcils en me relevant. C'était une blague, c'était la voix de ma mère ça ? - Je vous entends mal, parler correctement. Bon ce n'était pas formidablement dit, mais je devais entendre mieux pour comprendre. - Tu es danger anna, gémit une voix avant qu'un bruit éclate pour couper court à la discussion. Je reculais mon téléphone pour fixer le numéro inconnu, tentant de rappeler, je tombais directement sur le répondeur. Rappelant alors plusieurs fois tandis que mes membres tremblaient. Je venais enfin de comprendre, la personne au téléphone, c'était bien ma mère. Celle qui m'avait trahi il y a des années. Fronçant les sourcils, je me rallongeais sur le canapé, comment croire une menteusecomme elle. En danger ? d'elle, ça oui, mais je ne le serais jamais.
Free reading for new users
Scan code to download app
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Writer
  • chap_listContents
  • likeADD