Hello, j'espère que vous allez bien. Je sais que vous attendez patiemment cette histoire mais cela est indépendant de ma volonté. Je n'ai plus le temps d'écrire comme avant. C'est vraiment compliqué mais j'espère que ce chapitre vous plaira.
Mikhail prit place sur la chaise.
Il croisa les pieds et regarda l'homme attaché qui se débattait.
___ Fernando Bernardo Padilla. Fils unique et héritier de Luis Miguel Padilla. J'ai toujours su que tu étais un jeune homme turbulent qui avait besoin de discipline mais ton père continue de couvrir tes bêtises.
Mikhail lui enleva le bâillon.
___ Que me voulez-vous ? Demanda Celui-ci.
Mikhail s'était rassit.
___ Plusieurs choses mais laisse moi te dire une chose : Je déteste les hommes qui forcent les femmes à faire des choses qu'elles ne veulent pas. Et ce que je déteste par dessus tout, c'est qu'on fasse du mal à ceux qui me tiennent à cœur. Je ne t'aime pas du tout petit, mais, tu as poussé le bouchon trop loin. J'aurai pu t'épargner, mais, tu t'es permis de poser tes sales pattes sur Kelly, et ça, crois-moi que ton cher papa recevra ton petit corps en morceaux. Ça sera un petit cadeau, il me doit beaucoup.
___ Vous ne comptez pas me tuer ici n'est-ce pas ? Fit Padilla en s'agitant.
Mikhail avait sourit.
___ J'ai mené mes enquêtes sur toi et selon ce que j'ai appris, tu es une véritable ordure qui profite de toutes les femmes qu'il rencontre. Tu as une vingtaine de plaintes déposées contre toi, mais, ces affaires n'ont jamais pues aller loin car ton cher papa s'est chargé de les étouffer. Je pense que te supprimer de la surface de la terre, rendra service à tous le monde.
Mikhail alla jusqu'à la table qu'il avait dressée pour l'occasion. Il mit ses gans, ouvrit sa malette et en fit sortir plusieurs objets.
___ J'imagine déjà les titres de demain.
Kelly s'était réveillé en sursaut. Elle venait de faire un rêve atroce. Elle regarda l'heure et se rendit compte qu'elle était en retard. Elle sauta du lit et courut dans la salle de bain.
Elle en était ressortie plusieurs minutes après. Elle avait prit des vêtements au hasard. Elle trouva un mot de Veronica qui lui faisait comprendre qu'elle était à la librairie et qu'elle lui avait laissé de la nourriture dans le micro ondes.
Kelly n'avait pas le temps de manger. Elle avait décidé de faire un job pour s'occuper et on lui avait recommandé cette entreprise. Elle espérait juste qu'elle ne serait pas en retard pour l'entretien.
Elle sortit de l'appartement en courant.
Mikhail de son côté avait refermé la boîte qui contenait la tête de Fernando. Il lui avait fallu deux petites heures de torture pour après le libérer de cette souffrance. Ces deux petites heures étaient insuffisantes mais Mikhail était de bonne humeur aujourd'hui, il n'allait pas trop se salir les mains.
Il prit un post-it et écrivit un mot pour Luis Miguel Padilla. Il donna ensuite le paquet à l'un de ses hommes de main pour qu'il puisse l'envoyer à l'adresse indiquée.
Il était ressorti de l'entrepôt comme s'il sortait d'une rendez-vous galant.
Kelly attendait patiemment dans le hall. On lui avait dit que la personne chargée de l'entretient n'était autre que le patron en personne. Il était sorti faire une course et il n'allait pas tarder à revenir.
Kelly avait mûrement réfléchi et elle savait qu'elle risquait de se faire gronder par son père mais il était temps pour elle de prendre ses propres décisions.
Elle avait décidé de mener sa vie à sa manière, sans que son père ne soit le seul à décider de ce qu'elle devrait faire ou pas. Elle était arrivée à la conclusion que le domaine qu'elle étudiait n'était pas fait pour elle. Son père était rentré dans une grande colère lorsqu'il avait appris qu'elle avait décidé de suivre une autre voie que celle qu'il avait décidé pour elle. Il avait décidé de lui couper les vivres pour qu'elle prenne conscience de son erreur et revienne à de meilleurs sentiments. Kelly voulait lui montrer qu'elle était capable de s'en sortir sans lui.
L'une de ses camarades de classe lui avait parlé du patron de la société qui avait besoin d'une assistante personnelle. Elle devait donc tenir ce rôle car il lui fallait assez d'argent pour s'acheter du matériel car celui qu'elle utilisait était démodé.
Le salaire était bon et elle espérait pouvoir économiser assez rapidement.
___ Kelly Augustina Scott ?
La dame qui l'avait appelé lui fit un sourire rassurant avant de lui demander d'entrer dans le bureau du directeur.
Kelly prit son sac et le serra comme si c'était la dernière chose à laquelle elle pouvait s'accrocher. Elle ouvrit lentement la porte, y entra et la referma.
La pièce n'était pas très éclairée. On aurait dit que les lumières étaient baissées pour une raison. L'atmosphère était pesant.
Kelly s'avança vers le bureau du directeur. Celui-ci était assis sur une chaise, dos à la porte.
___ Bonjour Monsieur...
Il lui fit signe de la main.
Kelly prit place et attendit.
___ Je suis là pour l'entretien.
Silence.
L'homme était resté dans la même posture pendant cinq minutes.
Kelly crut que la terre allait l'engloutir lorsqu'il se retourna enfin et qu'elle vit à qui elle avait affaire.
Non, il ne pouvait pas s'agir de cet homme. On aurait dit que le destin avait cette manie de jouer avec elle ces derniers temps en le plaçant constamment sur son chemin.
___ Vous ? Que faites vous ici ? Demanda Kelly.
Il leva un sourcil et posa ses deux mains sur la table.
___ Oh, c'est à toi que je devrais demander, chaton.
Kelly se leva.
__ On se tutoie maintenant ? Pourquoi est ce que vous êtes constamment sur mon chemin ?
Il se leva à son tour.
___ Je ne suis pas constamment sur ton chemin, chaton et je pense qu'on devrait se tutoyer, je n'aime pas trop les formalités.
___ Cela ne répond pas à la question et arrêtez de m'appeler chaton.
Il enleva sa veste et la posa dans le fauteuil.
___ J'aime bien t'appeler chaton. Tu as de beaux yeux et je te trouve mignonne. Et je ne pense pas pouvoir m'arrêter de t'appeler ainsi. Je suis heureux de savoir que tu seras désormais mon assistante personnelle, j'ai hâte de travailler avec toi.
Kelly soupira et prit son sac.
___ Je crois que je devrais m'en aller. Je ne supporte plus cette situation.
Kelly ne saurait expliquer comment mais il s'était retrouvé juste en face d'elle en une fraction de seconde. Il la regardait comme si elle était une minuscule chose.Et c'était le cas. Kelly faisait un mètre cinquante alors que ce type en faisait environ un mètre quatre vingt quinze.
___ Écoute Chaton, je pense qu'il est temps de poser les bases de notre collaboration. Je sais que tu es un peu téméraire et que tu ne me supporte pas du tout mais il va falloir t'y faire. Je suis ton nouveau patron et nous sommes obligés de nous entendre pour la bonne marche de notre collaboration. Laisse moi te dire que en tant que mon assistante personnelle, tu devras être avec moi tant que j'aurai besoin de toi et c'est pour cela que tu vas dorénavant habiter chez moi.
Kelly voulut ouvrir la bouche mais il posa un doigt dessus comme pour lui dire qu'il n'avait pas encore fini.
___ Bien, tu iras voir Amanda, la directrice des ressources humaines. Elle te dira exactement ce que tu dois accomplir comme tâches. Je sais que tu es une jeune femme très courageuse et tu relèvera le défi comme toujours.
___ Je ne vous ai pas dit que j'étais d'accord pour ce boulot. Fit Kelly.
___ Chaton, je sais que tu ne vas pas refuser parce que premièrement, tu as besoin de ce travail et le salaire est énorme et deuxièmement, tu n'aimes pas perdre la face. Tu voudras forcément me tenir tête et prouver que je ne peux aucunement t'ebranler .
___ Je découvrirai ce que vous cacher. Soyez sûr que je vous demasquerai.
Kelly eut l'impression qu'il avait sourit.
___ Je suis sûr que tu n'aimerais pas découvrir ce que je cache dans mon placard mais puisque tu insiste, fais-le . J'espère que tu es prête à te brûler les ailes. Tu commences demain, sois à l'heure.
Kelly ne savais plus quoi dire. Cet homme avait sûrement quelque chose derrière la tête et elle n'allait sûrement pas se laisser faire.
Elle avait besoin de ce travail et elle n'allait surtout pas y renoncer à cause de ce type qui essayait par tous les moyens de la mettre hors d'elle.
Elle avait décidé d'accepter ce travail pour prouver à son père qu'elle pouvait s'en sortir sans lui et surtout avoir un oeil sur ce type qui avait l'air d'avoir plusieurs cadavres dans le placard.