Deuil J’ai la bouche pâteuse, impossible de bouger et je n’arrive pas à ouvrir les yeux. Il me semble qu’une épée ou un couteau est planté dans mon crâne. Cette migraine ne me quittera plus désormais. Je me concentre, réunis quelques forces pour ouvrir mes paupières. Nat est près de moi, son visage penché sur le mien. Une lumière aveuglante me déchire les yeux. Elle remue les lèvres, mais je n’entends rien. Je referme les lourdes paupières, épuisé. Le scénario se déroule encore et encore dans ma tête. Le restaurant, Marc, Louise disparue, la Porsche, la fenêtre. p****n j’ai mal. Bloqué dans ce cauchemar avec la souffrance de ma fille absente. À ce moment précis, je pense ne plus lutter et sombrer à jamais dans ce sommeil éveillé. La lumière rejaillit entre mes paupières, en stroboscope.

