Tel-Chire me dévisageait avec beaucoup d’attention. Ses sourcils se fronçaient alors même qu’une ébauche de sourire, tout à fait déplacé selon moi, tirait le coin de ses lèvres. De plus en plus perplexe et affolé, je bandais comme un pendu et j’espérais que personne ne s’en apercevrait sous ma tunique. « Alors, dis-moi ce que tu ressens ? » me demanda Tel-Chire. Je haussai les épaules. La réponse était des plus simples, je me sentais mal et dégoûtant. Dans la salle de réception, la situation restait sous contrôle. En apparence, j’étais calme et posé, malgré quelques gouttes de sueur qui serpentaient le long de ma colonne vertébrale. En revanche, dans la cour, il s’agissait d’une tout autre affaire et la plaisanterie tournait au vinaigre. J’étais un spectateur conscient de ma propre pers

