Une cigarette à la commissure des lèvres (j’avais arrêté de boire, pas de fumer ; je n’ai jamais prétendu rentrer dans le droit chemin), un râteau dans une main, je nettoyais le box d’Elfinn. Ce n’était pas une corvée, plutôt une responsabilité envers Elfinn. Ce cheval était ma monture. L’Éliago me fixait de ses yeux bleus inquisiteurs et luisants d’intelligence. Des volutes de fumée se torsadaient sous ses naseaux largement ouverts. Malheureusement, il ne semblait pas en apprécier la saveur. Il ébrouait sa crinière, tapait des sabots sur le sol et, quand cela ne suffisait plus, il collait son chanfrein contre mon épaule et me poussait joyeusement. Il renonça quand il saisit que rien ne me ferait lâcher ma clope avant de l’avoir terminée. Il hennit légèrement quand la porte coulissante de

