IX Un air étouffant entrait, par la fenêtre ouverte, dans la cuisine de Fanny, où le fourneau allumé répandait déjà une chaleur intense. La vieille servante, tout en surveillant les apprêts du déjeuner, essuyait fréquemment son visage ruisselant, et Suzel, très affairée à la confection d’un gâteau, était aussi rouge qu’un coquelicot. – Laissez donc cela, Mademoiselle, et allez vous reposer ! dit Fanny en s’éventant avec un journal. Seigneur ! quelle chaleur ! Voilà bien des années que je n’en avais vu de semblable... C’est ce pauvre M. Aymard qui a dû souffrir, pour passer son examen ! – Oh ! oui, pauvre Aymard ! Mais c’est fini, maintenant, le voilà reçu, et avec félicitations, même ! Quel bonheur, Fanny ! – Pour sûr, Mademoiselle, et ça faisait plaisir de voir la joie de Madame quand

