1698Début septembre, une chaleur inaccoutumée dans un Londres plein de vie semble-t-il. Je marche dans les rues, je ne cherche rien de particulier, je marche, c’est tout, je regarde l’humanité qui s’affaire, mais surtout, je vois la misère, je vois le résultat de nos guerres incessantes avec l’Europe. Le peuple a envahi ses rues, il se parle, échange, achète. Les gens vivent, ou du moins le pensent-ils. Et puis je suis dans un dédale de petites rues désertées, je me perds dans un quartier que je ne connais pas. Le soleil est toujours plus haut dans le ciel et brûle précisément ces rues que j’arpente. Je passe enfin Pudding Lane, un boulanger me fait signe de la main et m’invite à entrer dans son commerce. « Prenez donc ce bout de pain, mon ami. » Je m’exécute, je tends la main gauche et l

