2 juillet 1699

246 Words

2 juillet 1699Les combles de mon château, l’air frais me pénètre, je m’assoie sur une vieille malle. Deux bougies se consument doucement, leur fumée noirâtre s’élève et se fond dans l’obscurité. J’ai toujours aimé cet endroit. Je pose mon verre de vin sur une petite pile de livres. Je ferme les yeux une fois encore et je m’imagine dans un champ de blé l’été. Je n’ai jamais aimé l’écrasante et pénible lourdeur de cette chaleur. Je regrette de n’avoir jamais aimé pouvoir me baigner de soleil et de sa triste lumière … Mes yeux regardent le vide … je me perds dans quelque pensée qui me fait mal au cœur et à mon âme si lourdement chargée déjà … Et il me semble se profiler quelque chose de terriblement dramatique et mon ivresse qui se joue de moi, qui joue avec moi, me montre des chemins détourn

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