4 juillet 1699

226 Words

4 juillet 1699Je regarde la pluie tomber. Il a fait si chaud. C’est une pluie froide et pesante que le ciel pleure. Et moi, je la regarde toujours s’effondrer sur mes terres. L’horizon se dessine incertain. Je porte une coupe de vin à ma bouche, j’aime cette eau triste qui s’écrase sur le sol. Depuis la nuit précédente, j’ai le ventre noué par quelque mal insidieux qui me tourmente et me désespère. Je ne peux ni ne veux le combattre, c’est en moi. Du vin, encore, toujours, pour m’aider à supporter ces derniers instants je crois. Des cloches sonnent la mort dans le lointain, et je prête l’oreille à la pluie qui accompagne de ses propres notes cette musique sacrée qui s’envole blessée vers les cieux emportant l’âme de cet homme, libérée de ses chaînes sublunaires. Les cloches diminuent d’int

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