5 juillet 1699Toujours mal au ventre, au cœur … et toujours du vin … dans sa coupe que je porte à ma bouche. Il ne pleut pas, l’air est frais. Je déambule dans mon château tel un somnambule. J’entends des mots dans ma tête, vois des images. J’aimerais courir jusqu’à mon chêne, mais la volonté m’a fuit. Une autre fois peut-être … oui, une autre fois, une dernière fois … Je caresse les murs de pierres de ma demeure et je leur parle, j’avance et mes doigts glissent sur eux. Et finalement, quelques larmes coulent ; je voudrais que mes doigts s’enfoncent dans la pierre froide et humide, je suis comme dans un rêve et je me mets à parler à voix haute, j’entends mes mots résonner dans ma tête. Et cette douleur … Encore du vin … je souffre cette vie qui m’a rendu malheureux, qui a fait que je sois

