Chapitre 7
Lorsque Lily retourna dans sa chambre, Marcel fusilla Darios du regard avec colère. Ce dernier ne comprenant pas le comportement de son ami, prit la peine de lui en demander.
-mais Marcel c'est quoi ton soucis à la fin?? Pourquoi es-tu si colère?
-c'était quoi ce comportement de tout à l'heure ? Pourquoi as-tu proposé à Rose de sortir avec toi si elle est célibataire ?
- mais je ne vois pas où est le mal, je suis célibataire et elle aussi donc ça peut aller entre nous non. C'est juste ton employée.
-c'est ça le problème, c'est mon employée et jamais je ne permettrais une relation entre mon employée et mon meilleur ami
-sois franc avec moi, tu es plutôt jaloux pas vrai?
-moi jaloux? Ah non tu peux toujours en rêver. Je fonctionne juste dans la logique, cette fille travaille pour moi et toi tu es comme mon frère, alors je ne permettrais rien de pareil.
- et cette manière de la regarder avec des yeux qui brillent, comme si c'était la septième merveille? Mais ne t'inquiètes pas, je te taquinais juste, j'avais besoin de vérifier quelque chose et c'est fait.
Après s'être lancé des piques comme cela, ils se séparèrent pour se revoir le lendemain au bureau.
Après avoir passé une nuit pas très différente des autres, Lily se précipita dans sa salle de bain pour se préparer. Une fois fini, elle alla travailler comme à son habitude.
-bonjour Lily, j'ai un petit briefing a faire, prends place auprès de Cathrina, il ne manque plus que mon fils qui ne va pas tarder, lui dit Elise.
Après quelques minutes d'attente, elle eut un sentiment de peur, quelque chose allait dégénérer ressentit-elle. Elle avait peur de ne pas être prise.
-Rose ça va ? T'as bien dormi ?
Elle ne pouvait retenir ses yeux qui avaient pour seule envie de fixer cet homme vigoureusement sexy, il manipulait son téléphone sans relâche et elle eut un pincement au coeur, car ses pensées lui faisaient croire qu'il causait avec une femme.
-tu causes avec ta petite amie là ? Demanda Lily qui n'avait pas pu se retenir.
Tout les regards se braquaient sur elle et Marcel la regardait surpris. Elle s'en foutait royalement de ces regards, elle voulait juste entendre sa réponse même si elle ne savait même pas pourquoi.
-oui comment t'as deviné ? Répondit l'homme.
Elle ne répondit pas et se contenta de baisser la tête. Elle fut déçue de sa réponse car elle sentit une grande jalouse lui monter au corps.
- bon nous sommes là parce que mon mari sera de retour demain en soirée et j'aimerai lui organiser une belle soirée pour son arrivée. Nous n'avons pas assez de temps.
-mais maman ce n'est pas obligé de faire une fête et je suis certain que papa serait du même avis que moi.
-t'inquiète pas mon chéri quand ça sera ton tour je ferai pareil hein.
- oui je sais, je t'aime bien.
-moi aussi je t'aime mon fils et....
Elle fut coupée par Lily qui n'en croyait pas à ses oreilles. Elle pouvait tout écouter mais pas ça.
-attendez quoi?? Marcel tu oses croire quand cette femme te dit qu'elle t'aime? C'est faux crois-moi, elle ne t'aime pas, elle t'abandonnera un jour pour s'en aller et jamais tu ne la reverras, elle te trompes crois-moi, ces femmes ne sont que des piètres menteuse
-mais Lily qu'est-ce qui t'arrive ?
-mais Cath regarde-là, elle à l'air de faire comme Marie Poppins mais elle va le quitter, les mamans sont toutes des menteuses, elle ne l'aime pas et elle ne l'aimera jamais elle veut juste le tromper. Tu vois pourquoi je n'aime pas m'approcher des femmes surtout des mamans, elle n'aiment pas leurs enfants.
Elle termina cette phrase avec des larmes qui perlaient sur ses joues et s'enfuit dans sa chambre. Elle se recroquevilla sur elle même ne regrettant pas ce qu'elle avait dit.
-mais qu'est-ce qui vient de se passer là ?
-moi-même je ne comprends rien à son comportement, maintenant je comprends la raison pour laquelle elle m'a toujours évité depuis le début, fit remarquer Elise.
-serait-elle jalouse de vous?? Demanda Cathrina perdue
-je ne crois pas, elle a dit toutes les mamans, donc ce n'est pas seulement toi maman, elle a du mal à accepter toutes le femmes.
-Cathrina va la voir, va la surveiller s'il te plaît, je ne voudrais pas que quelque chose lui arrive.
Elle s'éclipsa et revint toute affolée, ce qui alerta tout de suite Elise et son fils.
-qu'est-ce qu'il y a?
-elle n'est pas là, je ne sais pas où elle est allée.
-j'espère qu'elle va bien, tout est de ma faute, commença Elise toute apeurée.
- dis pas de bêtises maman, tu n'as rien fait, je vais essayer d'aller la chercher.
-non ce n'est pas la peine, chaque fois qu'elle est triste elle sors toujours, je ne sais pas où elle va ni ce qu'elle fait mais je sais tout simplement qu'elle sort pour digérer sa tristesse, leur dit Cathrina.
-d'accord, mais une dernière chose, évitez d'être brute avec elle à son retour, je ne voudrais pas qu'elle soit triste de nouveau, reprit Cathrina.
Ils se séparèrent ainsi pour que chacun puisse retrouver son occupation. Marcel ne montrait certes pas son inquiétude mais il avait peur qu'il lui arrive quelque chose.
Sortit pour marcher un peu, Darios vit une silhouette un peu plus loin qu'il pensait reconnaître, il avança vers celle-ci et vit Lily battre de toute son âme dans le punching-ball. Suite à dix minutes d'attente, il paniqua et l'arrêta par derrière. Ce n'était pas toujours une bonne idée car il reçut un bon coup de poing venant de cette dernière.
Suite à un cri de douleur, elle se retourna et vit Darios, mais ne se sentit pas aussi mal que ça. Plutôt amusé de le voir grimacer, elle lui sourit.
-que fais-tu là ?
-tu m'as foutu un coup de poing et tu ne prends même pas la peine de t'excuser? Bon sang Lily où sont passés les bonnes manières ?
-c'était pour me défendre, je ne connaissais pas tes intentions, tu es venu par derrière et je ne savais pas que c'était toi, en plus c'est ce qu'on dit non; être au mauvais endroit au mauvais moment, dit-elle en haussant les épaules.
- mais pourquoi t'as l'air énervé ?
-me battre ainsi me permet de libérer l'énergie négative qui est en moi, c'est le seul moyen pour me sentir à l'aise.
-que s'est-il passé ?
-je me suis battue avec ma patronne mais je ne regrette rien, je disais juste la vérité.
Il resta muet devant les aveux de celle qu'il avait en face de lui, Elise était une femme qu'il connaissait très bien car elle ne se laissait pas faire.
-je peux te demander une faveur ?
-oui
-promets-moi de ne jamais rien dire à personne de ce que tu viens de voir, promets le moi s'il te plaît.
-promis, et pour ce que je t'avais dit chez Marcel, c'était juste une blague. Veux-tu qu'on soit amis??
Elle coula une larme, c'était la première fois qu'on lui demandait ça, elle avait peur qu'il fasse ça pour se moquer d'elle car elle n'avait jamais eu d'amis.
-non je ne veux pas, je ne peux pas être ton amie, bon c'est impossible, dit-elle avec tremblement.
elle s'en alla sans lui dire au-revoir et ce dernier ne comprit absolument rien à son comportement
Auteur : Fayole Goumgang Wamba