III

1674 Words

IIIRaymond, le lendemain matin, errait dans le village et aux abords, sous un soleil qui avait percé les nuages de la nuit, encore radieux comme le soleil d’hier. Soigné dans sa toilette, la moustache bien retroussée, l’allure fière, élégant, grave et beau, il allait au hasard, pour voir et pour être vu, un peu d’enfantillage se mêlant à son sérieux, un peu de bien-être à sa détresse. Sa mère lui avait dit au réveil : – Je suis mieux, je t’assure. C’est dimanche aujourd’hui ; va, promène-toi, je t’en supplie… Et des passants se retournaient pour le regarder, chuchotaient un instant, puis colportaient la nouvelle : « Le fils de Franchita est revenu au pays ; il a très belle mine ! » Une illusion d’été persistait partout, avec cependant l’insondable mélancolie des choses tranquillement fi

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