XLIII Le coup de pistolet Nous avons laissé Armand de Kergaz montant en tilbury avec Guignon, et, guidé par lui, courant rue de la Lune, dans l’espoir d’y retrouver Léon Rolland. Mais, on s’en souvient, l’ouvrier était parti. Le comte et son compagnon se regardèrent. – Que faire ? demanda le premier. – Monsieur le comte, répondit Guignon, j’ai le pressentiment que mon pauvre ami court un grand danger avec cet homme, peut-être un danger de mort... Ce Colar a une figure de bandit. – Eh bien ! dit Armand, il faut les retrouver. Ne t’a-t-il pas dit que ce Colar allait l’emmener à Bougival ? – Oui, monsieur le comte. – Allons à Bougival. Et Armand, qui conduisait, fouetta son cheval, un cheval de race qui marchait avec la rapidité de la foudre. À cette époque, le chemin de fer de Saint

