049

768 Words

L’annonce de la création de la « Fondation Awa Diop » avait fait l’effet d’un séisme dans les cercles financiers de Marseille et de Dakar. En renonçant à la fortune personnelle de Halima pour la réinjecter dans des foyers d'accueil et des bourses d'études pour mères isolées, Awa n'avait pas seulement tourné la page ; elle avait brûlé le livre de la cupidité. Pourtant, la paix était un luxe fragile. Depuis que Karim avait exhumé le testament original dans la demeure familiale de Saint-Louis, le téléphone de la petite maison du Panier ne cessait de sonner. Des appels anonymes, des voix d’hommes au ton mielleux mais menaçant, s’exprimant dans un wolof soutenu, celui des vieilles familles d’affaires du Sénégal. — *« Mademoiselle Diop, l’argent de votre père n’appartient pas qu’à vous. C’est

Free reading for new users
Scan code to download app
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Writer
  • chap_listContents
  • likeADD