Le garage d’Elias n’était pas un lieu fait pour la tendresse. C’était un sanctuaire de métal froid, d'odeurs de graisse brûlée et de néons qui grésillaient avec une régularité de métronome. Pourtant, alors qu’Elias verrouillait la lourde porte blindée derrière eux, l’espace semblait s’être rétréci, enfermant une chaleur qui n'avait rien à voir avec le moteur encore chaud de la camionnette. Awa s'assit sur un vieux canapé en cuir craquelé, le seul vestige de confort dans ce repaire d'acier. Elle défit doucement l'écharpe de portage. Moussa, imperturbable, s'était rendormi, sa petite main serrée sur le tissu de la robe d'Awa. — Pose-le là, dit Elias d'une voix plus sourde que d'habitude. Il ne risque rien. Mes gars ne viennent jamais ici le dimanche soir. Il s'approcha pour l'aider, ses m

