– Et ça ? demande Carl en lui montrant la date inscrite sur le bon de caisse de la supérette. – Le quatre avril, en principe, l’accès à l’intérieur de l’immeuble était rendu impossible. Je me souviens que la préfecture, après la tuerie, avait fait murer l’entrée fin mars. Tu sais, un mur d’agglos ne résiste pas longtemps à la barre à mine. – Maintenant, reste le problème de l’arme… – Demande à ton GPS ! Prudemment Ghjuvan botte en touche. Carl s’éloigne, fait semblant d’appeler le général : – Oui, mon Général, parfaitement. Russe, c’est exactement ça… Non, vous pensez que… cela paraît incroyable ! s’exclame-t-il avant de s’adresser à son ami l’air catastrophé : – Le boss dit que nous avons intérêt à dégager rapido-presto. De toute façon tu serais obligé de convoyer le fusil à Paris.

