Chapitre 4

2762 Words
4A la fin de son récit, Alice ressert tout le monde d’une petite tournée supplémentaire de ce curieux extra-dry qui en piège plus d’un. — Dis-donc, vas-y mollo, avertit l’infirmière en posant sa main sur son propre verre, pour moi, ça ira. — T’inquiète pas, la gendarmerie est avec nous ! Elle adresse un clin d’œil amusé au brigadier, qui est revenu entre temps. Tant qu’il est là, il n’est pas sur la route à faire souffler dans le ballon… Le Gaec, trop sensible au charme d’Alice et à son franc-parler, se contente d’approuver en hochant la tête. Elle lui remplit le verre, avec un regard brillant. Eric l’observe, toujours intrigué par ce personnage dont les ressorts lui échappent encore, même après ces mois de voisinage et d’amitié, à part sa profonde motivation pour l’accouchement à la maison et son envie des hommes… — Tu as pris au sérieux ces menaces à peine déguisées, j’espère ? C’est un vrai mafieux, notre médecin maire… Un mec de Dallas, si tu vois… — Ecoute, il n’a rien contre moi… enfin, encore rien, tant qu’il ne remonte pas à la source de l’enquête menée sur les mâles de son canton. — Naïve ! s’exclame Barbara. Avant que tu arrives j’étais déjà dans le collimateur, parce que je proposais des solutions qui déplaisaient, depuis que tu es là et qu’on connaît nos relations, j’aime autant te dire que la pression monte et que le dérapage de cette chasse à courre est un avertissement supplémentaire. C’est que, précisément, grâce à sa relation privilégiée au CHU de Toulouse, en fait son ancien directeur de cours, Jean-Loup Lissigaray, l’actuel responsable du service obstétrique, ils ont pu obtenir une mission d’étudiants en formation de dépistage sur son secteur. Officiellement c’est une cause possible d’hépatite B qui est recherchée, à titre expérimental. En fait les analyses portent sur les causes de la surprenante stérilité de la population masculine. Alice a toujours gardé un souvenir ému du droit de cuissage que son directeur de cours avait exercé à son égard. Et ils savent se retrouver à l’occasion pour partager quelques agréables moments. Cette révélation avait un peu choqué ses amis… Mais le résultat obtenu était assez inespéré, alors ! Et puis la réputation d’Alice n’était plus à faire. Lissigaray avait littéralement sauté sur l’occasion, trouvant très intéressant cet angle d’attaque. Il avait lancé des filets dans plusieurs régions viticoles (Languedoc, Muscadet, Champagne…) sur la même thématique : une baisse anormale de la natalité dans une population donnée. Il lui confirma que les soupçons se portaient désormais sur certains produits insecticides utilisés dans les vignes, que la Mutualité sociale agricole freinait des quatre fers pour ne pas déclencher la reconnaissance d’une nouvelle maladie professionnelle à grande échelle. De quoi exploser encore le déficit de la sécu… Le scandale couvait, il manquait pourtant toujours l’occasion de lancer une étude plus scientifique. Et, cette occasion, son ancienne étudiante la lui apportait sur un plateau. — Attention, c’est un gros morceau, reprend Le Gaec, un gros morceau à ne surtout pas sous estimer. Chaque fois que je mentionne un fait qui touche ces genslà, la hiérarchie me téléphone pour me conseiller de me calmer et de me consacrer aux vrais problèmes. — Les vrais problèmes ? — Les contrôles d’alcoolémie à la sortie des discothèques, par exemple. — Indispensables pourtant, rétorque l’infirmière avec un regard significatif vers Alice. — Bien sûr, bien sûr… n’empêche qu’à force j’ai rassemblé des choses sur notre premier magistrat et ses copains, malheureusement ça n’a pas plu en haut lieu. — D’où venait la fuite ? — Ça ! va savoir ! toujours est-il que je suis maintenant en « partance »… — Pour ça ou parce que tu veux une retraite pépère ? insinue Eric. Silence gêné. On tousse, on regarde ailleurs. Personne ne veut fâcher personne. Eric insiste : — Parce qu’enfin, si ces gugusses ont tous les pouvoirs sur deux cantons c’est quand même parce qu’on ferme les yeux, non ? — Tu insinues quoi ? tente Le Gaec, rouge. — Rien, j’insinue rien. Mais si toutes les plaintes déposées à la gendarmerie n’étaient pas systématiquement mises à la poubelle… — Oh… — Oh, rien du tout, mises à la poubelle pour ne pas faire de vagues… c’est bien le mot d’ordre, non ? ne pas faire de vagues ? Le Gaec se tait, en baissant la tête. Ça le gêne terriblement d’être ainsi pris à partie devant Alice, et d’un autre côté, connaissant Eric il sait qu’il a raison, d’une, qu’il ne lâchera pas le morceau, de deux… D’ailleurs Eric préfère la jouer soft. Et laisse Alice reprendre. — Lacrampe aurait donc tous les pouvoirs, alors ? — Sauf qu’avant de partir j’espère bien pouvoir régler quelques comptes, jette désespérément, matamore illusoire, le brigadier. Il sent bien que cette dernière sortie laisse la belle Alice plus que dubitative. Contraint au devoir de réserve (qu’une nuit bien utilisée pourrait infléchir songe la sage-femme), Le Gaec ne peut révéler que son insistance à enquêter sur le sujet avait en effet, quelques mois plus tôt, conduit sa hiérarchie, comme il dit, à regrouper sa brigade avec celle du canton voisin, en en diminuant les effectifs et en envisageant de supprimer son commandement autonome. Tout cela sous prétexte d’économies budgétaires et de rationalité. Les gendarmeries c’est comme les écoles : il faut une population minimum pour les justifier… Ce qu’il avoue, contrit, à ses interlocuteurs. — Ils avaient déjà ficelé tout le secteur santé du canton, et du canton voisin, d’ailleurs, tu vois. Je me demande encore comment tu as pu t’installer ici malgré eux… — Ils pensaient que j’allais plier boutique vite fait, faut croire. Et je commençais à m’y résigner, jusqu'au jour où j’ai réussi à convaincre un couple de demander une expertise médicale pour ses problèmes d’infécondité. — Tu es impayable ! et en plus tu t’attaques à la médecine du travail… — N’empêche que c’est là que ça a commencé à réagir ! — Taïaut, oh !, taïaut, entonne le vigneron. Rire général. Le brigadier, quant à lui, reste soucieux d’en revenir à leurs préoccupations : — Révélateur, non, cet entretien ? et, depuis, vous… — On est les seuls à se vouvoyer ça fait un peu c*l pincé, non ? — Affirmatif, Alice. C’est sans doute aussi lié à mon grand âge. Donc, subséquemment… commence-t-il sous les regards étonnés et amusés des autres. — Quoi, vous n’êtes pas sensibles à la poésie du style militaire ? — Si, si, Déroulède, continue ! lui envoie Alice l’œil rigolard et un peu attendri aussi par ces efforts patauds. — Depuis, donc, tu n’as pas eu de nouvelles de lui ? demande-t-il à cette dernière. — Jamais directement, toujours par patiente interposée, comme s’il me laissait les signes d’un jeu de piste. Mais plus je m’inquiétais de l’infécondité féminine, plus j’avançais vers un problème de stérilité masculine. — Comment ça ? — Par déduction, j’éliminais un à un les indices et j’aboutissais logiquement à la responsabilité du mâle. Le fait qu’ils soient tous, ou presque, employés dans les vignes ou à la cave me donnait un début de fil conducteur… — D’où ton idée de génie de faire mener une étude scientifique par ces étudiants… et nous qui cherchions comment dénoncer l’utilisation de cette saloperie malgré son interdiction administrative ! — Et puis, aussi, quelques échanges d’informations avec des collègues de Jean-Loup, dans d’autres régions, y compris de l’autre côté des Pyrénées… — Où ce foutu sulfate d’arsenic est toujours en vente libre. Eric tape du poing sur la table en faisant trembler les verres. Alice le regarde interloquée. — L’Espagne, l’Espagne, elle a bon dos l’Espagne, pourquoi pas l’Europe tant que tu y es : on est assez grand pour faire nos saloperies hexagonales ! — Ce fameux produit est interdit à la vente depuis cinq ans et à l’utilisation depuis deux ans chez nous ! — Tu oublies les dérogations ! — En plus ! Mais là-bas, il montre le sud où les montagnes sont encore une frontière, c’est pas pareil… Elle le regarde, pour le coup, un peu apitoyée. — Alors là, chapeau, le naïf c’est bien toi. — Dis donc, n’attaque pas mon mec, fais semblant de s’indigner Barbara. — Pourquoi naïf ? intervient Le Gaec. — Pour moi, la conclusion est plus simple et plus directe : l’approvisionnement de ce produit est si facile qu’il ne faut pas aller chercher trop loin. Il a quand même été mis au point ici, chez Phytoagro, et encore fabriqué avant que j’arrive, non ? — Hé oui ! les fameuses dérogations ! Sarmant a obtenu des délais supplémentaires pour préserver l’emploi ! N’empêche qu’il n’a rien prévu à la place. Rien de rien, le s****d ! lui répond Eric. Un silence s’installe après ce constat désabusé. Alice va pour l’ouvrir mais, même si le brigadier semble sur une longueur d’ondes identique, il y a des limites à respecter tant qu’elle n’est pas sûre de lui. Elle profite de ce silence prolongé pour dodeliner de la tête en fermant les yeux. — Excusez-moi, mais je crois que j’ai eu mon compte d’émotions pour aujourd’hui. — Et de pinard, murmure l’infirmière. D’accord, allons nous coucher. Ils se quittent en s’embrassant tous et Le Gaec n’est pas le dernier pour rassurer Alice en la serrant peutêtre un peu plus que nécessaire. — Tu connais mon numéro, en cas d’urgence, rigole-t-il ? — Pour une assistance personnelle, voire une protection rapprochée, le 18 ça manque de discrétion. — Mes collègues et néanmoins subalternes sont très compétents… cependant, par exception, voilà un numéro plus direct. Il lui note sur un bout de papier son portable. Comme il part le premier, Alice attend que les feux arrières ne soient plus visibles pour rappeler Eric qui s’apprêtait à mettre le moteur en marche : — Serais-tu prêt à une petite visite nocturne… — Oh là qu’est-ce que tu me proposes ? de jouer les Rovère ? — En quelque sorte. Une visite au labo et à l’usine, savoir ce qu’ils y font encore. Ça fait plusieurs clientes qui me parlent d’une réduction d’activité, de déménagement discret… — De fait, il n’y a plus beaucoup d’employés : on mettait ça sur le dos de l’arrêt de cette saloperie… Il la détaille sous ce nouvel éclairage de détective privée, regarde son amie à côté de lui, siffle longuement. — Tu aurais imaginé ça, toi ? Barbara reste silencieuse mais n’en contemple pas moins cette sage-femme qui elle non plus n’a pas fini de la surprendre, plutôt en bien convient-elle, tout en se méfiant se son pouvoir évident de séduction. — Attends, reprend-il en s’adressant à Alice… avant de s’embarquer dans une affaire pareille il vaut mieux demander un avis ou deux. — Tu connais du monde ? — Je pense à un ami flic… — Un flic, hum… tu as vu la gendarmerie comment elle réagit ? — Pas si mal que ça, mais c’est des militaires, alors forcément, le respect de la hiérarchie avant tout. — Un peu couille-molle quand même, ton brigadier, qu’est-ce qu’il attend : un cadavre devant sa porte ? — N’empêche qu’il te plaît bien, le pandore ! Sourire d’Alice. — Ça, c’est pas le même usage mon grand… — Mais, avec mon pote, là ce n’est pas le style dégonflé. En plus il aime mes vins, alors, ça c’est une première référence. Il se régale avec ce genre de problème. Ecoute, je l’appelle… — D’accord. Mais, attention, une descente de police plus l’étude sur les spermatozoïdes du secteur, ça va commencer à faire beaucoup… demande-lui de mettre ses pantoufles en arrivant à ton Columbo, qu’il la joue calmos, hein ? — T’inquiète pas, je te dis, c’est un fondu de bio aussi… et en plus il ne demande qu’à apprendre. Non, je t’assure, un mec bien, il va te plaire… Une lueur égrillarde passe dans ses yeux. J’en suis sûr ! — Un flic bio ? une première mon pote ! s’esclaffe Alice. Mais, dis donc, à propos de bio, comment tu fais pour éviter cette saloperie d’arsenic dans tes vignes ? par l’opération du Saint Esprit ? — Je ne vais pas te faire un cours ce soir, mais à l’occasion, je t’expliquerai comment on fait en bio avec un insecticide quasiment gratuit et très naturel… —? — Une petite bête à… bon dieu justement, tu vois. Le prédateur idéal pour rétablir la chaîne et l’équilibre du biotope, etc., etc. Mais, allons nous coucher pour ce soir ça suffira ! — N’empêche qu’avec ta coccinelle tu ne rapportes rien au système, t’es un asocial si tu veux le fond de ma pensée… le rire d’Alice qui conclut contredit la sévérité du propos. Eric remarque à cette occasion que ce rire, un rien mélancolique, lui donne un charme dingue. — Bon, tu démarres ou quoi ? lui intime Barbara un brin irritée par son air benêt. A plus, Alice ! lance-telle. Attendant quelques minutes pour reprendre : elle est un peu nympho, non, Alice ? tu crois pas ? — Nympho ? Elle prend son plaisir comme elle veut… je vois pas le mal ! — Comment tu écris mâle ? Alice regarde ces nouveaux feux rouges disparaître dans la nuit. Frissonne : l’air frais ou le souvenir de l’agression à courre ? Elle rentre en serrant son châle sur les épaules. Regarde le papier du gendarme, sourit, prend son téléphone et le compose. — Oui ? — La gendarmerie ? les urgences ? — Déjà ? rigole le gendarme — Comme qui dirait un reste d’inquiétude… — J’arrive… En fait il s’était contenté d’aller ranger sa voiture discrètement à l’abri d’un bosquet d’arbres et avec une tranquille assurance, y attendait cet appel. Elle a à peine le temps de reposer le téléphone que la sonnette de la porte retentit. Elle sursaute, croit à une récidive d’intimidation. S’approche dans l’ombre de l’entrée, examine par la fenêtre, reconnaît le visiteur et va lui ouvrir. — Tu m’as presque fait peur. — Maintenant, ouvrant grand ses bras, tu ne risques plus rien, la maréchaussée est là ! Elle l’arrête dans son élan. — Chaque chose en son temps… Viens t’asseoir. Il la rejoint sur le canapé. Démentant son propos alléchant, elle le regarde dans les yeux : — C’est quoi ce fameux code de la vénerie qui serait au-dessus des lois ? Le Gaec se réveille en sursaut d’un rêve délicat. Décidément cette Alice, c’est un personnage… imprévisible. — Que, de quoi ? — Je t’ai posé une question, Philippe, tu peux y répondre ? Elle se serre un peu contre lui. Mais une partie du charme est rompue pour le brigadier qui ne s’attendait pas à cette douche écossaise. — Tu veux vraiment un cours de droit comparé, à cette heure, ici, maintenant entre nous deux ? — Ça fait partie des préliminaires qui me mettent vraiment en bonne disposition, les cours de droit, hum… dit-elle en passant sa langue entre ses lèvres. Le Gaec ne sait trop à quoi se fier mais son envie d’elle prend le dessus et il se lance dans une explication qu’il espère rapide, en fait de préliminaire. — Oui, le code de vénerie ça existe : la chasse à courre a priorité sur pas mal de lois dès lors qu’elle est menée selon ce code. — Tu plaisantes ? — Non. Je te rappelle en passant que tu dragues un OPJ, rien de moins, et que ça m’a demandé trois ans de fac… — Je ne drague jamais en dessous de bac plus trois sourit-elle, pour l’inciter à continuer tandis qu’il avait commencé de soulever son pull, sous le châle. Elle lui ramène la main sur des zones moins sensibles. Il sent qu’il va devoir répondre à ses demandes avant d’espérer autre chose. En maugréant pour la forme, il reprend sa démonstration. — En fait, comme pour d’autres choses il y a la loi en général et puis il y a les codes particuliers qui la dépassent, curieusement, tiens un autre exemple, la contrôleuse de l’URSSAF qui doit venir te voir… — Quoi, elle chasse à courre aussi ? Elle s’interrompt. Mais, comment sais-tu ? — Mon réseau fonctionne : je dois me tenir au courant sur ce qui se passe dans ma juridiction. Normal, non ? Bon, mais non… elle ne chasse pas à courre, remarque que j’en sais rien en fait… bref, les affaires sociales ont un tribunal particulier, un peu comme l’armée en avait un dans le temps, pas franchement au-dessus des lois mais, comme qui dirait, à côté… Tu serais surprise si tu en avais la liste, et je ne te parle même pas des tribunaux de commerce… là on nage en pleine opacité, pour être poli. La plupart des civils qu’on trouve dans ces tribunaux sont souvent d’une rare incompétence. La chasse à courre c’est pareil… c’est comme qui dirait une juridiction à part. D’autant plus que ceux qui pratiquent ce genre de sport, comme ils disent, sont souvent du bon côté de la loi… — Et alors, on n’est pas tous égaux devant la loi justement ? Et toi, tu n’es pas là pour la faire respecter la loi ? — Si c’était si simple ! Tiens par exemple, ce code de la vénerie impose qu’une chasse à courre doit se faire sur un parcours de 15 000 hectares… mais, ici, leur parcours c’est seulement, 3 000 hectares ! — C’est déjà joli ce seulement 3 000 hectares. — Oui, sauf que les bêtes poursuivies en sortent toujours et se retrouvent, par exemple, dans ta cour. — Donc il y a infraction par rapport à ce foutu code de la vénerie. — Hé oui, seulement tu sais ce que c’est, même avec un bon avocat… — Oui, comme disait Coluche il y a l’avocat qui connaît bien la loi et il y a l’avocat qui connaît bien le juge. C’est toujours le second qui gagne. Le Gaec la regarde, demi-sourire aux lèvres. — Et moi, là-dedans je fais ce que je peux… Il aventure à nouveau sa main sous le pull, sans opposition cette fois-ci. Alice l’attire à elle et l’embrasse sans enthousiasme excessif. — Allez, viens b****r un coup, mais rien que pour évacuer le stress, hein ? et, désolée, mais sans espoir de lendemain… Comme on le comprend, Le Gaec est un peu dépité de se voir traiter ainsi mais il surmonte facilement ça quand des mains expertes commencent à défaire son pantalon de toile tendu à craquer… et préparent un préservatif apparu comme par magie. Il ne se doute pas qu’Alice en a toujours à proximité. Quelques moments après, Alice, nue sur le canapé, se dégage du gendarme, et baille ostensiblement. — Bon. Merci pour l’anxiolytique ! mais, excuse-moi, il est tard… demain j’ai une journée chargée, je ne te dis pas et je ne te raconte rien du tout. Ça ne te dérange pas si on ne finit pas la nuit ensemble ? — Euh… non, convient-il, penaud et un peu vexé. Il se rhabille. Elle l’embrasse gentiment sur le coin des lèvres et se lève l’invitant à la suivre jusqu’à la porte lui montrant ainsi la fin de cette première séquence. Evidemment déçu, mais confiant dans le prestige de l’uniforme, Le Gaec doit se contenter d’un dernier léger b****r sur le pas de la porte. Et s’éloigne, courbé vers sa voiture. Soulagée, Alice, souffle lâchement en attendant d’entendre le bruit du moteur. Puis décide d’aller prendre un bain très chaud pour se décrasser de cette p****n de journée.
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