Étant donné que plus rien ne me retenait ici et puisque je ne savais pas encore si ou pas, je devais revenir ici, je vide complément ma chambre et rend la clef à mon logeur qui ne manqua pas de m'interroger.
- Mais mon petit, c'est comment tu déménages ?
- WILLIAM : Oui oui...
- Tu fais seulement tes choses ci comment ? J'espère que tu n'as pas eu de problèmes et que tu es en train de fuir comme ça. Parce que cette façon de déménager, parfois ça cache quelque chose.
- WILLIAM : Non non... Ne vous inquiétez pas. Je retourne juste à la maison.
- Ah okay. Dans ce cas, bon voyage.
- WILLIAM : Merci bien pour tout.
Sortant de là avec toutes mes petites affaires. Je ne savais pas très bien ce que j'allais en faire. Les liquidées ou bien offrir à quelqu'un, la deuxième option m'avait semblé meilleure alors avant d'aller à l'agence, j'emprunte d'abord un taxi pour rejoindre Dilane chez lui.
- DILANE : Yo... C'est comment ? Le père là t'a mis dehors ou quoi ? C'est quoi avec les bagages ci !
- WILLIAM : Non... Mais j'ai décidé de retourner à la maison.
- DILANE : Ah d'accord... J'ai alors bien fait d'appeler ta mère.
- WILLIAM : Oui oui... J'hésitais à rentrer avant son appel.
- DILANE : Donc, tu es venu me dire au-revoir ?
- WILLIAM : Oui ! En quelques sortes. Comme je suis en train de partir là, je ne suis pas certain de revenir. Je voulais te laisser mes quelques trucs ci. Tu peux vendre même ça, pour avoir un peu de d'argent.
- DILANE : Drôle mon frère ! Tu aurais pu toi-même pu vendre ça pour avoir cet argent non.
- WILLIAM : Ah ! Mais je suis venu te donner.
- DILANE : Bon okay... Mais je ne suis pas d'accord que tu ne reviennes plus. Moi, j'entends seulement que tu es en train de baisser les bras...
- WILLIAM : Je ne sais pas encore. Il faut d'abord que je retourne chez moi. C'est peut-être ce que j'ai laissé là-bas qui me poursuit. Je dois au moins renouer avec ma famille et seulement après, je saurai.
Nous étions encore en train de parler quand quelqu'un en d'autre entre dans la chambre. C'était une de ses voisines qui lui apportait un plat de nourriture.
- Je ne savais même pas que tu étais avec ton ami Dilane.
- DILANE : Et maintenant que tu sais ?
Avec la façon dont lui, il s'adressait aux filles, je me demandais vraiment pourquoi elles étaient toujours autour de lui comme ça. Il était direct et froid. Cette voisine était sortie et était revenue avec un autre plat pour moi.
Et pendant qu'on mangeait il me dit :
- DILANE : J'espère que tu as dit à Inès que tu pars hein... Je ne veux pas qu'elle vienne me dire ici que ooh c'est à cause de moi... Comme c'est toujours à cause de moi.
- WILLIAM : Je ne lui aie même rien dit. Tu connais comment elle est non. Je ne veux pas que...
- DILANE : Tu ne veux pas que quoi gars ? Pardon prend ton tel, tu lui dis simplement bye... Ou bien moi-même, je peux lui dire.
Directement, il prit son téléphone pour écrire à Inès. Et quelque 20 minutes plus tard, elle arrivait chez lui. Et sans même dire bonsoir, elle me dit :
- INÈS : Comment ça tu pars ? Tu pars où ?
- WILLIAM : Ma mère m'a appelé là. Elle m'a demandé de rentrer à la maison donc j'y vais.
- DILANE : Bonsoir les autres comment vous allez ? On va bien merci et toi-même ?
Monologuait Dilane.
- INÈS : Waarrrr je m'excuse... Bonsoir c'est comment ? C'est quand j'ai reçu ton message, j'avais peur d'arriver qu'il ne soit plus là.
Pas besoin de vous signifier que je fus le premier surpris de cette réaction. D'habitude, elle insultait Dilane, mais là, elle avait répondu de façon très calme.
Je tourne mon regard vers Dilane surpris... Inès, elle s'était dirigée vers la salle de bain, sans doute pour se mettre à l'aise. Et c'est dans un jeu de sourcils qu'il me fit comprendre quelque chose qui me venait à l'esprit.
Il avait couché ensemble la veille.
J'étais très content de savoir ça, ça faisait d'ailleurs longtemps que cela aurait dû arriver.
Mes dernières heures dans cette ville de mon échec, je les passais avec les deux seuls amis que j'avais eus avant de prendre la route pour l'agence autour de 20 heures. Et je les avais encore laissés tous les deux. Je riais intérieurement. Pas un rire moqueur, mais plutôt de satisfaction, de voir ces deux là enfin en couple
Une fois à l'agence, je me dirige vers le guichet et c'est mon téléphone qui sonne pour un appel. Je regarde et constate que c'est Érica. Elle était vraiment la dernière personne à qui je voulais parler alors, j'ignore son appel et puis quand elle rappelle une seconde fois, je renvoie.
J'étais en rang à attendre que mon tour arrive afin de payer mon ticket quand je reçois un message, toujours Érica.
Message d'Erica « Salut, j'espère que tu vas bien. J'espérais pouvoir te parler, mais je comprends que tu ne veuilles plus. Je tenais à te dire que je n'avais pas apprécié le spectacle que Stéphane et Junior ont provoqué hier. Je m'excuse aussi pour tout. Les choses auraient dû se dérouler autrement. Porte toi bien. Biz.
- Monsieur ? Monsieur ? S'il vous plaît... C'est votre tour, il y a des gens qui attendent.
La voix de la dame du guichet qui m’enleva de la lecture de ce texto auquel, comme tout gars arrogant, je n'y avais pas répondu.
Un long voyage m'attendait, j'avais deux bus à prendre avant d'arriver à la maison.
Je patiente dans la salle d'attente quand arrive enfin l'heure du départ. Et au même moment, c'est Erica que je vois débarquer.
- ÉRICA : Will attend s'il te plaît !
- WILLIAM : Tu fais quoi ici ?
- ERICA : Tu n'as pas répondu à mon message... J'ai appelé Dilane qui m'a dit où te trouver et il m'a dit que tu voyageais. Pourquoi tu pars ?
- WILLIAM : Pourquoi je dois rester ?
- ÉRICA : Je regrette vraiment ce qui s'est passé.
- WILLIAM : Je sais. J'ai déjà vu ton message.
- ERICA : D'accord.
- WILLIAM : Autre chose ?
- ÉRICA : Tu n'y as pas répondu... Écoute...
- WILLIAM : Non... Toi, écoute... Tu as fait ton choix et j'ai bien reçu ton message... Bon j'y vais... Je ne veux pas rater mon bus.
Je me retourne et m'en vais, sans toutefois la laisser dire un mot. Et je la laisse plantée là à me regarder et elle y reste jusqu'à ce que le bus s'en aille. Puis je reçois un autre texto.
Message d'Erica « J'espère que tu reviendras. »
Une fois encore, je n'y avais pas répondu.
Le bus roulait, et ce que je fis était de mettre mes écouteurs aux oreilles et attendre la fin de mon voyage. Mon retour à la maison je l'imaginais désastreux, tout me passait à l'esprit, et bientôt, j'allais être fixé.