L'avenir nous dira

1475 Words
Une fois arrivé dans ce snack, nous prîmes des places à une table et une serveuse ne tarda pas à nous approcher. - Bonsoir, qu'est-ce qu'on vous sert ? - DILANE : bonsoir ma chérie, pose nous deux bières ici s'il te plaît. Glacé hein ! Et tu donnes un jus à l'enfant ci. - INÈS : Tsuuuiiiip ! Donne-moi également une bière s'il te plaît. - Okay, patientez le temps que j'aille les chercher. La musique battait son plein dans ce snack, plus le bavardage des autres clients... L'ambiance était assez conviviale. - INÈS : Maintenant qu'on a eu nos diplômes, j'espère qu'on se retrouvera encore tous ensemble. - DILANE : Inès je dis hein, tu n'as souvent rien à dire ? - INÈS : Dilane, c'est même comment avec toi ? Tu ne me laisses pas en paix ? En l'espace de quelques secondes Inès avait complètement oublié que moi, j'avais échoué. Sur son visage après l'intrigue de Dilane, je pouvais voir comment elle s'en voulait d'avoir dit ça. - WILLIAM : Ne t'inquiète pas Inès. Je suis moi-même sûr qu'un jour, on se retrouvera dans le même service. - DILANE : Didon l'enfant ci doit même souvent se taire parfois. - INÈS : Dilane, je t'assure que tu ne vas pas réussir à m'énerver aujourd'hui. Je suis heureuse. Voilà. Je dois vous dire que Dilane avait déjà réussi à faire pleurer Inès de nombreuses fois, mais deux à trois jours après, tu les revoyais à nouveau ensemble. Quand ils ne se cherchaient pas des poux, ces deux là était vraiment très complices. La serveuse arrive avec nos différentes boissons. - DILANE : Voilà... Merci ma chérie. Ouvre-nous ça s'il te plaît. C'était une jeune fille vraiment ravissante et bien sûr comme on pouvait s'y attendre, Dilane ne tarda pas et se mit directement à flirter avec elle. - DILANE : Sinon, quel est ton prénom, moi, c'est Dilane... Tu ne me diras pas que tu préfères qu'on t'appelle serveuse. La serveuse sourit avant de lui dire son prénom. - Je m'appelle Nicol. N I C O L sans E. - DILANE : Enchanté Nicol sans E. Et comme vous pouvez certainement l'imaginer, cette situation ne plaisait guère à Inès. - INÈS : Ma chère, pardon continue ton service... On n'est pas les seuls clients ici. Suite aux mots d'Inès, la serveuse était partie sans rien ajouter d'autre. Dilane était remonté, mais en même temps, Inés ne le laissa non plus placer quelque chose quand elle engagea directement un sujet. - INÈS : Et sinon, Will, tu ferras quoi maintenant ? Ne me dis pas que tu comptes arrêter tes études en médecine. - WILLIAM : Pour être honnête, je n'en sais encore rien hein... Et puis même si je veux réessayer qui va payer mes frais d'études, j'avais un contrat de sans échec... Donc. Mais sinon, qu'à cela ne tienne, peu m'importe tant que je ne rencontre plus les deux salauds qui ont passé leurs temps à carrément me persécuter. - INES : Hum ! Tu parles comme ça de Stéphane et Junior ? - WILLIAM : Bien entendu, de qui d'autre voudrais-tu que ce soit ? - DILANE : Dans ce cas ne te retourne pas. Quand on parle des loups... De manière discrète William se tourne et fait le constat de leur présence. - WILLIAM : Je dis hein ?! C'est la malchance !? Il fallait encore que ceux-ci viennent dans le même snack que nous ?! Et il fallait seulement qu'ils soient aussi avec l'autre fille d'Erica ci. m***e ! - DILANE : Aarrh ! Ne gère pas ça Will, reste cool. On est ici pour boire notre vin et bavarder un peu après, on rentre... On allait quand même pas se séparer comme ça. Maintenant que ceux-là étaient là, notre tranquillité n'allait pas tarder à être perturbé. Car, même s'ils n'avaient encore rien fait, j'étais persuadé que cela allait finir par arriver puisque ça avait toujours été ainsi. Stéphane avait fini par remarquer notre présence et avait fait signe à Junior. Je savais dès lors que des provocations ne manqueraient pas. Le fils à papa prit le micro du dj et commença ses provocations. - STÉPHANE : S'il vous plaît chers clients bonsoir. J'aimerais pouvoir partager avec vous la grande joie qui me tient, car aujourd'hui, j'ai eu mon diplôme de médecin et en plus de cela, je suis le major de ma promotion. Pour l'occasion, je vous offre vos deux prochaines boissons. Le public du snack se mit à applaudir et comme je le pensais, je savais qu'il n'allait pas me laisser. - Mais aussi... Applaudissez également quelqu'un qui a fourni beaucoup d'efforts, mais n'est même pas sortie dernier, mais n'a malencontreusement pas obtenu ce diplôme qui fait ma joie aujourd'hui. Le raté de la promo William EFFA le super génie. Comme quoi, même avec de bonnes notes, on n'est pas à l'abri de l'échec... N'est-ce pas EFFA ? Vous savez, avec la mentalité de certains quand tu as déjà fermé leur cerveau avec le vin, ils peuvent même renier leur famille alors pour la plupart d'entre eux, ils se mirent tous à rire de moi. Vous n'imaginez pas ma honte à ce moment, je voulais soit disparaître, soit lui casser sa gueule de riche... Surtout qu'il ne s'arrêta pas là. - Mais bon, il ne sera pas complètement inutile au corps médical... Il pourra encore s'occuper de l****r les bottes aux docteurs comme moi. Il peut toujours exercer en tant qu'un infirmier. Donc, applaudissez encore pour notre infirmier. Mais même après avoir conclu de cette façon, ils n'en avaient toujours pas fini avec moi et maintenant, ça devait être son l***e-botte personnel qui eut le courage d'approcher notre table. - JUNIOR : Comment vous faites pour être à la même table que ce type ? Venez plutôt vous asseoir avec nous... On pourra mieux se comprendre entre docteur. Mais avec Dilane qui n'avait jamais sa langue dans sa poche et Inès qui à tous les coups devait avoir quelque chose à dire, ça n'allait pas tarder à tourner au vinaigre. - DILANE : D'abord, je ne vois pas ce que je vais venir faire assis avec vous si pendant toutes ces années, c'est à peine si on se disait bonjour. Mais toutefois, si vous ne voulez pas que ça finisse mal ici, retourne gentillement comme tu es venu auprès de ton maître et dis-lui bien d'arrêter ce qu'il essaie de faire là. À peine, il avait terminé de parler, qu'Inès avait déjà son mot à dire. - INES : C'est vraiment incroyable... C'est même choquant ! Donc, vous avez le courage, de vous tenir là et vous moquez de lui pourtant, c'est vous deux, qu'on a plusieurs fois pris en train de tricher... Cartouche à l'appui. C'est vraiment malheureux hein ! - JUNIOR : Répètes un peu ! Il s'avance vers Inès comme pour lui faire du mal, mais William se lève et s'interpose. - WILLIAM : N'y pense même mon gars... Retournes tranquillement à ta table... Et crois-moi, il est préférable pour nous tous qu'on en reste là sinon certaines personnes ici malgré leurs diplômes ne pourront pas exercer. Dit-il en le tenant fermement par son avant-bras. Puis Stéphane arrive. - STÉPHANE : Lâche-le ! Les trois garçons s'échangent des regards noirs puis Dilane arrive à son tour auprès de William. J'étais concentré sur ces deux gars que je ne vis pas mes amis qui étaient déjà prêts de moi. J'entendis juste Inès dire. - Je vous ai pourtant proposée qu'on aille à la maison, mais vous avez refusés qu'on vienne plutôt ici... Voilà maintenant. Et quelques secondes après, ce fut une serveuse et deux costauds gars de la sécurité qu'on appelle bodyguard qui sont aussi arrivés. - BODYGUARD : Aceeeh les petits ci ! Si vous voulez bagarrer non ? Voici les adversaires devant vous. Je n'avais pas vraiment été effrayé par ces gars, j'avais vécu toute mon enfance dans une ville qui allait à 100 à l'heure. Dans un quartier où il régnait la loi du plus fort, d'où je venais, il était très facile de se retrouver sur les coups même si c'était pour avoir marché en montrant le dos. Je n'avais pas eu une enfance facile, donc vraiment, ces deux là, je les voyais juste comme deux personnes qui voulaient faire efficacement leur travail. Mais c'est Inès qui fini par nous convaincre de partir. - INÈS : Les gars ci, pardon, venez, on part non... C'est même comment avec vous ? Et quelque secondes après, se fut Dilane qui me parla. - DILANE : On dégage bro. Dit-il en posant sa main sur l'épaule de William avant d'ajouter. - L'avenir, c'est demain... Qui sait, d'ici là certains masques tomberont. William reste silencieux un moment. - WILLIAM : ouais, l'avenir nous dira.
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