Assis avec mon père

1063 Words
Mon père fit donc son entrée et se mit directement à parler, avec sur son visage un très grand sourire dessiné. - PAPA : Ooooh ! Effa mon fils ! Tu es venu voir tes vieux parents !? Comment vous allez docteur ? Comme nous l'avions prédit, mon père était très ivre. Et, comme à chaque fois que c'était le cas, il bavardait et riait avec tout le monde. Ma mère détestait le voir dans cet état, alors quand il était entré, elle, elle était sortie. Il n'avait pas manqué de l'interpeller quand même, mais fâchée qu'elle était, elle était tout de même sortie. Mon père était au salon, on se parlait et l'on blaguait, moi, j'attendais le moment où il allait juste s'effondrer de fatigue quand soudain, on entend un cri dehors, c'était la voix de ma mère. Le cri de ma mère à l'extérieur de la maison, où elle s'était rendue quand mon père était entré, nous avait moi et papa alarmé. À cet instant même, l'adrénaline que cela avait provoqué élimina tout l'alcool contenu dans le sang de mon père. Car moi-même qui était plus proche de la porte, il s'était retrouvé devant moi pour être dehors le premier. À notre arrivée, rien que le visage de ma mère nous disait à quel point elle était terrifiée. Elle criait et criait sans arrêt. Mes cadets finissent par sortir, eux aussi, pour voir et essayer de comprendre. Mais, mama restait muette de stupeur. Mon père n'avait eu de cesse de lui poser la question : - PAPA : Éééeeeh ! C'est comment ? Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi tu as crié comme ça ? Réponds-moi non ! Réponds-moi s'il te plait ! Mais, rien, elle ne dit rien. Et, elle tremble de tout le corps. - PAPA : Mais c'est comment ? Qu'est-ce qui se passe ici ? William qu'est-ce qu'elle a ? - WILLIAM : Papa présentement, elle est sous le choc. Il vaut mieux la laisser se reposer, comme ça demain, elle pourra nous dire ce qui s'est passé. Mon père ne dit plus rien et conduit ma mère dans leur chambre. Quelques minutes plus tard, il revient de là me trouver au salon. Lui-même perturbé par ce qui vient de se passer. - PAPA : Mais qu'est-ce qui s'est passé ? Depuis 30 ans que je suis avec ta mère, jamais auparavant, je ne l'avais vu ainsi. - WILLIAM : Pour l'instant, je pense qu'il vaut mieux chercher à dormir nous aussi. On en saura davantage demain, elle nous dira ce qui s'est passé. Dans ma tête, une vague idée me venait, mais à ce moment, je n'avais pas très envie de me pencher dessus, alors j'avais très vite fait de l'oublier. Après que j’eus fini de parler, papa me dit : - PAPA : Dormir ? Ça va être difficile pour moi hein. Même le vin que j'avais rempli dans mon corps là est complètement fini. Ouvre l'armoire là et tu nous sors la bouteille de whisky là, tu vas m'accompagner pendant que je me recharge. Je fis ce que mon père me dit, et la minute d'après, nous étions assis devant sa bouteille de whisky qui n'en était pas vraiment une comme vous pouvez certainement l'imaginer... Mais il s'agissait là d'un vin local qu'on appelle chez nous odontol. - PAPA : J'en avais vraiment besoin pour me calmer un peu les nerfs après la frayeur que m'a fait notre femme suprême. - WILLIAM : Le vin ci est vraiment fort. Arrrrrhh (me raclant la gorge). - PAPA : Mais, sinon, qu'est-ce qui t'amène ici fils ? J'espère que tout se passe bien pour toi. - WILLIAM : Ah oui papa... Tout se passe vraiment très bien. C'est grâce à toi. - PAPA : Au grand médecin que tu seras mon garçon... Buvons ! Il lève son verre et je le suis. - WILLIAM : Justement papa... Quand tu dis grand médecin, il y a un monsieur très mystérieux qui est venu me voir aujourd'hui. Il roulait d'ailleurs dans une voiture de luxe. - PAPA : Ah bon !? Tu soignes déjà les ministres mon fils ? - PAPA : Non... Pas tout à fait papa. En fait, le monsieur en question m'a parlé de m'offrir l'opportunité de réaliser mon plus grand rêve... Je termine ma phrase et je regarde mon père... Il est silencieux, il ne bouge même, la tête baissée et tout ce que je vois de son visage sont ses pommettes et ses joues. Ça bouge, caché par son nez. - WILLIAM : Papa ? Papa c'est comment ? William observe attentivement son père toujours silencieux à ses interpellations lorsqu'il voit une larme couler le long de la joue de celui-ci. Pour William son père pleure son dernier échec. Alors, il baisse sa tête et il continue en disant. - WILLIAM : Papa, je suis très conscient de comment ça s'était passé la dernière fois que j'avais quitté la maison pour les mêmes raisons... Et, déjà comme je l'ai dit, je ne m'explique pas moi-même mon échec... Et, par conséquent, il était hors de question pour moi de quitter encore la famille sans avoir ton soutien. William cesse de parler dans l'espoir que son père dise quelques choses. En revanche, il garde toujours sa tête baissée au point où il ne voit que ses pieds au sol. Constatent le silence, il poursuit. - Donc papa, je tenais absolument à vous tenir informé de ça, surtout à toi. Car comme je te l'ai souvent dit, si aujourd'hui même, je peux aider les gens avec ce que j'ai appris même si n'est que de façon primaire... Je ne veux pas risquer de perdre tout ça pour encore m'en aller et vous décevoir une nouvelle fois... Une fois de plus, il s'arrête de parler toujours dans le même espoir. Au fond de lui, il veut encore tenter d'y aller... Mais, la peur de décevoir sa famille le retient. Et, avec cette larme de son père qu'il a surpris sur son visage, ajouté à son silence ne l'encourage pas à y aller alors, il dit : - Donc papa... Je ne peux me permettre de te décevoir encore... Par conséquent, je pense... Je crois que le mieux serait que je ne... Il n'a pas fini sa phrase qu'il sent se déposer sur sa joue une terrible gifle.
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